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samedi, février 20, 2010

I love you Ewan McGregor

Ewan McGregor et moi, c'est une longue histoire qui a commencé avec Trainspotting et plus encore avec The Pillow Book, film culte incroyablement sensuel de Peter Greenaway. Ensuite, il y eut toutes sortes de films plus ou moins réussis comme Brassed Off (Les Virtuoses), Moulin Rouge, Velvet Goldmine, Miss Potter, Le rêve de Cassandre et bien sûr la saga Star Wars.
D'aucun ont pu s'étonner qu'il perde sa crédibilité arty dans ce déluge d'effets spéciaux mais n'oublions pas qu'il glissait ses pas dans ceux du grand acteur Alec Guinness en jouant le jeune Obi Wan Kenobi. Et puis Star Wars, c'est un peu L'Illiade et L'Odyssée moderne, un mythe contemporain.

Bref, Ewan McGregor, je l'adore et j'aime tellement son prénom (typiquement écossais) que je l'ai donné à mon deuxième fils. Et croyez-moi, ce n'est pas facile d'expliquer tous les jours aux Français que oui, il faut prononcer "You-ann" !

Mais ces dernières années, comment dire ? Ewan McGregor s'était un peu égaré dans des films de seconde zone et sur les pistes cabossées de Mongolie qu'il a sillonnées avec son pote Charlie Boorman pour une série télé. Alors là, c'était le pompon, un festival de self-indulgence (Ewan McGregor et sa moto, Ewan McGregor se casse un ongle, Ewan McGregor misses his family)... Je comprends qu'il en ait eu marre de se voir en figurine Star Wars dans tous les supermarchés, mais de là à se la jouer "star à la recherche des vraies valeurs", c'était un peu décevant de sa part.

Heureusement, l'acteur Ewan McGregor est de retour dans de vrais bons films. Dans I love you Phillip Morris, il est plus qu'un faire-valoir pour le génial Jim Carrey, il est tendre et totalement crédible en homosexuel qui trouve le grand amour. J'ai hâte de le voir dirigé par le grand Roman Polanski (The Ghost Writer) et le voir à l'affiche aux côtés de George Clooney me rappelle qu'il tourna au début de sa carrière dans un épisode d'Urgences.

Ewan McGregor is back on tracks and I'll be there to watch ! James McAvoy n'a qu'à bien se tenir.

mercredi, novembre 25, 2009

An other Christmas Carol

A Christmas Carol de Charles Dickens fait partie du patrimoine de la littérature britannique. L'histoire d'Ebenezer Scrooge, personnage avare et misanthrope, a fait l'objet d'une multitude d'adaptations au cinéma et à la télévision. L'une des meilleures, datant de 1999, avec Patrick Stewart (l'acteur de Star Trek !), a été rediffusée l'année dernière sur la BBC :



La version des Muppets a aussi ses fans :



J'ai un faible pour la parodie par Rowan Atkinson dans Blackadder, un autre classique des programmes télé de fin d'année :



Avait-on vraiment besoin d'un nouveau Scrooge ?

dimanche, septembre 20, 2009

Kevin McKidd en kilt !

Spéciale dédicace à Debbie du blog L'encrenage, qui salue comme il se doit l'arrivée du yummy Kevin McKidd dans la série Grey's Anatomy. S'il était déjà à l'affiche de Trainspotting en 1996, Kevin s'est surtout fait remarquer en légionnaire aux mâchoires serrées (son côté Daniel Craig) dans la série Rome. Après Ewan McGregor et James McAvoy, un nouveau McHottie conquiert Hollywood !

La source de l'image est là

dimanche, février 22, 2009

And the winner is...

Les Baftas britanniques sont passés, les Oscars, c'est pour ce soir, les Césars, la semaine prochaine. Puisque c'est la période des remises des prix, je propose, moi aussi, ma liste des meilleurs films de 2008 (les Paris-Glasgow Awards ?). Liste éminemment subjective et incomplète, car je vais beaucoup moins au cinéma que je ne le souhaiterais, et que certaines sorties m'ont échappé (par exemple Into the wild). Je me lance, n'hésitez pas à rajouter votre sélection.


1- Valse avec Bachir. Sur le fond comme sur la forme, un film extrêmement original. Une très belle réflexion sur la culpabilité et sur la mémoire.

2- Entre les murs. Un huis-clos passionnant, absolument pas donneur de leçon, plutôt désabusé sur les limites de l'éducation.

3- Batman, le chevalier noir. Pas seulement un énième film de super-héros, un témoignage sur l'Amérique parano de l'après-11 septembre. Et pour Heath Ledger.

4- It's a free world. Qui a dit que Ken Loach était toujours du côté des faibles ? Ici l'héroïne n'a rien de sympathique, mais c'est l'époque qui veut ça...

5- No country for old men (sorti en 2008 en France). Les frères Coen à leur meilleur. La coupe de cheveu de Javier Bardem mérite à elle seule un Oscar.

6- Gomorra. Un portrait de la mafia loin du glamour du Parrain. C'est sale, c'est moche, c'est vain, mais quelle force.

7- Il Divo. L'Italie nous a gratifiés de deux excellents films cette année. Celui-ci est également très étonnant visuellement, entre vulgarité et fable sur le pouvoir.

8- Parlez-moi de la pluie. La comédie française à son meilleur, touchante, bien vue, respectueuse des personnages.

9- Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal. Ni un grand film, ni le meilleur de la série, mais le cahier des charges est respecté : aventures, bébêtes gluantes, ironie...

10- Bienvenue chez les Ch'tis. D'accord, c'est mal filmé et très naïf mais le plus gos succès français de tous les temps est un sympathique "feel good movie".

Et aussi : Tonnerre sous les tropiques pour le génial Robert Downey Jr, Soyez sympa, rembobinez pour toutes les idées visuelles des films "suédés", Jar City pour l'Islande.

Et... c'est tout. Désolée mais ni Bons baisers de Bruges, ni Reviens-moi, ni Be Happy, ni Two Lovers, ni surtout Vicky Cristina Barcelona ne méritent de figurer dans la liste.

Alors, ai-je raté un grand film en 2008 ?

samedi, janvier 31, 2009

Slumdog Millionaire... Scottish-friendly !


Slumdog Millionaire est le film phénomène du moment, bien parti dans la course aux Oscars. Bien qu'il soit tourné un peu comme une publicité Adidas, c'est un grand mélo au scénario diaboliquement efficace. Et s'il ne cache rien du sort des enfants des rues en Inde, je ne pense pas qu'il donne une mauvaise image du pays. Les romans de Dickens ont-ils déshonoré le Royaume-Uni ?

Anyway, je ne sais pas si beaucoup de spectateurs ont relevé la Scottish joke cachée dans le récit. Danny Boyle, le réalisateur de Trainspotting, ne peut pas s'empêcher de glisser une allusion à l'Ecosse dans ses films. Alors, quand le héros, employé d'un centre d'appels, s'entretient au téléphone avec une habitante de Kingussie et lui assure qu'il se trouve "just down the road, near loch Big Ben, next to Sean Connery", j'ai bien ri !

Did you notice the Scottish joke in the middle of Slumdog Millionaire ? It's the least you would expect from Trainspotting director Danny Boyle.

lundi, octobre 27, 2008

10 must-see DVDs for kids



With all these bicultural children being brought into the world this year (including Perrine's expected twins in a few weeks !), I thought it would be a good idea to share my list of favourite films and books for pre-school years.

Let's start with the DVDs that have kept my two sons (now five and two) happy for the last couple of years. Obviously, they are all at their best in their original language, although the French versions are usually very well made (except for Wallace & Gromit).

1- Wallace & Gromit. From their debut in the short film A Grand Day Out to The Curse of the Ware Rabbit, there's no beating the lovable plasticine duo.
2- Chicken Run. Created by the same studio as Wallace & Gromit, a hilarious remake of The Great Escape, with a distinct Scottish-friendly tone to it (hey, there's Mel Gibson in the cast).
3- The Jungle Book. Disney is supposed to be ancient history, but this classic has it all : great graphics, catchy tunes, unforgettable characters.
4- Shrek 1, 2 & 3. Dreamworks' answer to Disney became an instant hit seven years ago. The first film was good, the second one was okay, the third one was phenomenal. Can't wait for Number four in 2010.

5-
Stuart Little 1 & 2. A mouse is adopted by a New York family. Voiced by Michael J. Fox, this cool rodent will win your heart, especially in the sequel (his dad is played by Hugh "Dr House" Laurie !).
6- Fantasia. More Disney but a great excuse to introduce your child to classical music.
7- Kirikou et la Sorcière. A French film at last ! You couldn't get more different from Hollywood blockbusters, but this African tale is universal.
8- Thomas the Tank Engine. Choo choo ! Two-year-olds still love to board this chubby locomotive.
9- Enchanted. Disney again ! But this time the Dream Factory has decided to have a laugh at itself. Definitely designed for seven-year-old girls, but my boys were enchanted too.

And also : Toy Story 1 & 2, Ice Age 1 & 2, Bob the Builder, Jay Jay the Jet Plane, Balamory (a Scottish TV series recommended by Mo)... I couldn't choose a number 10. The great news is, most kiddies films are catered for adults as well, so you're bound to have a good time with your wee one(s).

Spéciale dédicace à Perrine, qui va bientôt découvrir les joies des DVD pour enfants avec la naissance prochaine de ses jumeaux. La bonne nouvelle, c'est que le cinéma pour les petits est souvent excellent, un vrai plaisir pour les grands aussi.

lundi, juin 30, 2008

Billy Elliot in Edinburgh

Une photo entraperçue dans un journal a attiré mon oeil. Ces façades, ces couleurs, on ne serait pas en Ecosse par hasard ? Mon intuition était la bonne, cette image tirée du film Hallam Foe est bien située à Edimbourg. Hallam Foe (ou My name is Hallam Foe comme il est bizarrement "traduit" chez nous) sort le 9 juillet en France et on y retrouve le brillant interprète de Billy Elliot, qui entre nous doit en avoir jusque là de cette référence, Jamie Bell.

Le réalisateur n'est autre que l'Ecossais David MacKenzie, auteur du remarqué Young Adam avec Ewan -miam miam- McGregor.

C'était la minute "cinématographie écossaise". Merci de votre attention.

I'm always on the look-out for films set in Scotland and Hallam Foe, released on July 9th in France, is one of them. It stars Jamie Bell of Billy Elliot fame and is directed by David MacKenzie, who made Young Adam with Ewan McGregor in 2002. Movie buff, me ? Yes, why not ?

dimanche, juin 01, 2008

Welcome to the Weegies

La sortie de Sex and the City semble beaucoup agiter la blogosphère féminine qui consacre de longues lignes à expliquer pourquoi elle n'ira pas voir le film alors qu'il a été fait pour elle, c'est bien la peine d'avoir tout ce matraquage.

De toute façon, elle ne perdra rien donc je peux bien raconter la fin : alors voilà, Carrie et Big... Non, j'ai pitié des filles qui aimaient bien la série et qui voudraient quand même jeter un oeil sur son adaptation cinématographique. Je dirais juste, en une transition bien acrobatique, que le final n'est pas sans rappeler le film phénomène du moment en France : j'ai nommé bien sûr Bienvenue chez les Ch'tis.

Je suppose que même à Glasgow on a entendu parler de ce film aux 20 millions d'entrées (plus une : la mienne, cette semaine). Même en comptant les gens qui y sont allés plusieurs fois, c'est l'équivalent du tiers de la population française qui a payé sa place pour voir cette comédie ! Et il est facile de comprendre pourquoi : sans mégastars ni effets spéciaux, le film célèbre tout simplement les sentiments vrais, les bons moments entre amis, bref tout ce qui ne s'achète pas... comme l'épilogue de Sex and the City (mais non, je ne révèle pas la fin).

Pas très bien filmé, bourré d'expressions ch'timi (le parler du nord de la France), Bienvenue chez les Ch'tis a pourtant un message universel qui pourrait être transposé dans tous les pays.

On peut très bien imaginer une version britannique avec un employé du Sud de l'Angleterre muté à Glasgow, qui s'attend à rencontrer des dégénérés buvant de la Buckfast et mangeant des barres Mars frites à longueur de journée, et qui se fait de vrais amis autour d'un bon plat de neeps and tatties ! Le film s'appelerait Welcome to the Weegies et ce serait un Trainspotting gentil. Le tout sponsorisé par Irn Bru bien sûr.

The film Bienvenue chez les Ch'tis is a historical hit in France with more than 20 million viewers so far -almost as much as Titanic. It's easy to understand why : it's fresh and sincere, an ode to friendship beyond prejudice (just like the finale of Sex and the City !). It could very well be made into a British comedy with a South Londoner moving to Glasgow, expecting to meet neds with a Buckfast in their hand at every street corner and instead making real friends over a plate of neeps and tatties. A humanist Trainspotting if you like.

vendredi, mai 30, 2008

Trucs de filles (Girly week)

It's been an eventful week for the fashion-savvy Parisiennes with a private screening of Sex and the City on the Champs-Elysées on Wednesday, followed by the opening of the first central-Paris flagship store of British brand New Look the next night.

I'm a great fan of the TV series Sex and the City which paved the way for other brilliant programmes such as Six Feet Under or Desperate Housewives. I didn't expect much of the feature film and I was right. Although it's nice to meet the four girls again, the film lacks the sharp humour of the series. Some bits are funny but overall the dialogues are dull and the script is paper thin. Far from being feminist, the film shows insecure women hanging on coward and immature men. Come on girls, you deserve better than that.

You deserve a VIP shopping invitation to the New Look boutique for instance. The buzz that preceded this opening was incredible considering it's just a cheap brand for party girls and we already have plenty of them here (Pimkie, Etam, Jennyfer...). Still, it's like a whiff of Britishness blowing from across the Channel and I did find a few items that will fit me this summer.

On dirait que je serais un blog de fille et que je parlerais de ce que j'ai fait cette semaine, à savoir assister à une projection privée de Sex and the City mercredi, suivie de l'ouverture du premier magasin New Look au Forum des Halles, dans le centre de Paris, le lendemain.

Grande fan de la série Sex and the City, je n'attendais pas grand chose du film et j'avais raison. L'esprit satirique s'est dilué dans une bluette entre Le diable s'habille en Prada pour le décor et les costumes et Quatre mariages et un enterrement pour l'intrigue, moins l'humour tongue in cheek. Certaines scènes sont réussies mais l'ensemble est très poussif. Pire, il n'est flatteur ni pour les hommes, invariablement lâches et immatures, ni pour les femmes qui les choisissent pour compagnons.

Enfin, il n'y a pas de quoi appeler la (fashion) police, encore moins rater la soirée New Look, peuplée de clones de Lily Allen, qui a permis de respirer un peu d'air venu d'outre-Manche et s'offrir quelques tenues d'été au passage. C'est bon d'être une fille, quand même.

dimanche, avril 06, 2008

Spot the Scottish actor

L'autre jour, je suis allée voir No Country for Old Men des frères Coen, un très bon film au demeurant. Et là vous vous dites, un film américain, avec un acteur espagnol (le terrifiant-génial Javier Bardem), qu'est-ce que cela vient faire dans un blog sur l'Ecosse ?

Eh bien figurez-vous que parmi les seconds rôles, l'actrice qui joue la femme du personnage principal (celui qui vole l'argent et se fait courser par le susdit Javier) me disait quelque chose. Bingo, il a fallu que j'attende le générique de fin pour reconnaître son nom : Kelly MacDonald (photo Wikipedia). La collégienne délurée de Trainspotting a bien grandi. On a pu la voir aussi dans Elizabeth, Gosford Park et la série télé State of Play.

C'est devenu un jeu pour moi de repérer les acteurs écossais dans les films. Il faut dire que l'Ecosse est un sacré vivier de comédiens charismatiques. Je passe sur mes chouchous déjà largement évoqués ici (Ewan McGregor, James McAvoy, Robert Carlyle et leur maître à tous Sean Connery), mais avez-vous remarqué comme la présence d'un accent de Glasgow dans un film lui donne immédiatement une touche d'authenticité ?

Prenez Robbie Coltrane, silhouette familière des blockbusters américains (Harry Potter, photo ci-dessus allocine.fr, James Bond).

Ou Gary Lewis (Billy Elliott, Gangs of New York).

La série Extras serait-elle aussi hilarante sans les gaffes à répétition d'Ashley Jensen (photo allocine.fr, avec Ricky Gervais), vue aussi dans Ugly Betty ?

Dans les films américains, ou britanniques s'ils se situent south of the border, l'Ecossais est soit le rigolo de service, soit la brute. Chez Ken Loach, il représente le bon copain avec le coeur sur la main. Même dans Chicken Run, le personnage d'inventeur fou, Mac, est Ecossais !

Il en est un au moins qui ne se laisse pas enfermer dans les stéréotypes. Il a incarné Hannibal Lecter avant Anthony Hopkins, c'est un solide second rôle dans un nombre incalculable de films hollywoodiens (The Bourne Identity, Troy, Zodiac...), il manie l'accent US comme personne. J'ai nommé le grand Brian Cox, natif de Dundee !

It's amazing how a Glasgow accent in an American film immediately gives it a touch of authenticity cf. Harry Potter, James Bond, Gangs of New York... In British films, a Scottish accent often identifies a friendly and slightly aloof character cf. Extras, Riff Raff, Chicken Run... There's a Scottish actor that made it so big in Hollywood that you forget he's Scottish. Yes, the great Brian Cox (Manhunter, The Bourne Identity, Zodiac...) was born in Dundee ! (photo cinefil.com)

And you, can you spot the Scottish actor ?

vendredi, mars 14, 2008

Tilda Swinton and the Auld alliance

Encore une artiste écossaise qui ne ressemble à aucune autre : Tilda Swinton. Outre l'Oscar du second rôle qu'elle vient de décrocher pour Michael Clayton face à George Clooney, elle joue dans un film sorti cette semaine en France, Julia, du réalisateur français Erick Zonca. Le film m'évoque trop le Gloria de John Cassavetes pour m'intéresser mais elle, quel visage, quel magnétisme !

Les cinéphiles se souviendront qu'elle a joué aux côtés (et même très très près) de Leonardo di Caprio dans La Plage et de mon chouchou Ewan McGregor dans Young Adam. Mais à la faveur des nombreuses interviews qu'elle a accordées dans la presse française, j'ai découvert une femme étonnante, qui a étudié avec Diana Spencer (future Lady Di) et vit à Nairn, dans les Highlands, avec le père de ses jumeaux, l'artiste John Byrne.

J'ai particulièrement apprécié ce témoignage dans A nous Paris, le (très bon) magazine gratuit que l'on trouve dans le métro. Quand on lui demande "Vous aimez la France?", elle répond :

"Enormément ! (en français) 'La vieille alliance'. Ici, les chauffeurs de taxis me demandent si je suis Américaine et je réponds que non. Ils hésitent puis me demandent si je suis Anglaise. Je réponds : Non, Ecossaise ! Et là, je vois dans leurs yeux que nous sommes de la même famille. J'en suis très fière !"

Tilda Swinton, ma nouvelle héroïne !

Scottish actress Tilda Swinton is a red carpet queen, an Oscar winner and a proud resident of Nairn in the Highlands. I really enjoyed the interview she gave to a French magazine this week for the release of her new film Julia. When asked whether she liked France, she said :

"Very much ! 'La vieille alliance' (the auld alliance). Here, taxi drivers ask me if I am American and I say no. They hesitate then ask if I am English. I say : No, Scottish. And I see in their eyes that we are the same family".

I love that woman !

Photos : Première

mercredi, février 20, 2008

Dear old Ashton Lane

This picture of Ashton Lane, in the West End of Glasgow, was taken last Christmas on a cold winter day. You have to imagine it on a balmy June night, when there's still daylight at 10 PM and people are out having a drink. If you want to fall in love with the city (and possibly in the city), it's the place to go to.

Cette photo d'Ashton Lane a été prise lors de ma dernière visite à Noël, par une froide journée de décembre. Il faut l'imaginer par une douce soirée de juin, quand il fait encore jour à dix heures du soir et que les gens boivent un verre sur ses pavés. Pour tomber amoureux de la ville (et même dans la ville), il n'y a pas mieux.




In this cobbled street, you'll also find one of the last independent cinemas in Glasgow, the Grosvenor, a pub called Brel, a French-named eatery and a reknowned address for Scottish cooking, The Ubiquitous Chip.

Sur Ashton Lane, on trouve aussi, entre autres, un des derniers cinémas indépendants de Glasgow, le Grosvenor, un pub qui s'appelle Brel, un bistro avec un nom français et une adresse réputée pour la cuisine écossaise, The Ubiquitous Chip.

mercredi, février 13, 2008

Nessie spotting

The Loch Ness monster has been spotted in the Seine in Paris...

The
Scottish tourist board created this hoax to promote Scotland as the setting of the upcoming film The Waterhorse (Le dragon des mers in French), released on Feb. 13th in France. I'm almost tempted to go and see it. Unless Visit Scotland reads this and sends me a couple of tickets... ;-)



Le monstre du loch Ness a été aperçu dans la Seine.

Bon, il n'est pas difficile de voir derrière cette grosse ficelle une campagne de promotion de l'Ecosse à l'occasion de la sortie du film Le dragon des mers. Si Visit Scotland lit ces lignes et souhaite m'envoyer quelques places, qu'il n'hésite pas... (vénale, moi ?)

A suivre : la suite de ma visite à Londres. Ensuite, je reviens à Glasgow que j'ai un peu délaissé ces derniers temps.

mercredi, janvier 09, 2008

Romance, tears, Atonement

Ewan McGregor, Robert Carlyle, James McAvoy... Scotland has its fair share of gorgeous and talented actors. Glasgow-born McAvoy played the bemused Scottish doctor in front of Forrest Whitaker's larger-than-life performance in The Last King of Scotland. He's back as the heart-throb in the romantic Hollywood flick Atonement. His love interest is played by British phenomenom Keira Knightley, who tends to pout a bit too much for her own good but who's very pretty all the same.

If you loved The English Patient, you should shed a tear or two in front of this epic drama. Have your hankies at the ready !

The best thing about this film is the book is based on, Ian McEwan's Atonement. This is a very ambitious novel with the brightest of plots and probably his more accessible piece of work to date but I prefer his more twisted stories. Read The Child in Time, Enduring Love, The Comfort of Strangers, Amsterdam or Saturday and enjoy his sharp style and disturbing atmospheres.

Si vous avez aimé Le Patient Anglais et toutes les histoires d'amour contrariées, vous devriez verser une larme ou deux face à Atonement (Reviens-moi, titre cucul français), avec le charmant acteur écossais James McAvoy, vu dans Le dernier roi d'Ecosse, et Keira Knightley, alias Miss Planche-à-pain rapport à sa silhouette osseuse.

Lisez surtout le roman sur lequel lequel il est basé, Expiation de Ian McEwan. C'est un superbe exercice de relecture des grands romans épiques façon Hauts de Hurlevent mais j'ai une préférence pour ses histoires plus perturbantes comme Enduring Love (Délire d'amour), The Child in Time (L'enfant volé), The Comfort of Strangers (Etrange séduction), Amsterdam, Samedi... A lire en VO si possible !

Les grands auteurs britanniques ont le génie de mêler le quotidien et la grande Histoire : la Seconde guerre mondiale dans Expiation, le terrorisme dans Samedi. Et The Child in Time fait invariablement penser à la disparition de la petite Maddie...

lundi, novembre 05, 2007

Cassandra's Dream



Woody Allen + Ewan McGregor + Colin Farrell = le film à ne pas rater.

Je sais qu'il est de bon ton de dire que Woody Allen a perdu son mojo depuis quelques années. Mais il fait partie de ces artistes dont j'admire toute l'oeuvre sans distinction, comme Stanley Kubrick, Martin Scorsese ou Ken Loach. C'est ma politique des auteurs à moi.

Dans le cas de son dernier film, Le rêve de Cassandra (Cassandra's Dream en VO), on assiste en outre à un duel d'acteurs au sommet de leur art. L'Ecossais Ewan McGregor est mon chouchou depuis Trainspotting et sa propension à ôter tous ses vêtements, dans The Pillow Book notamment, témoigne d'un dévouement professionnel digne d'admiration.

L'Irlandais Colin Farrell, surtout connu pour ses frasques alcoolisées sur les tournages, m'a étonnée dans Le Nouveau Monde de Terrence Mallick, où il fait preuve d'une sensibilité bien éloignée de son image de bad boy.

Dans Le rêve de Cassandre, ils sont à la hauteur de leur talent, charmeurs et fragiles, un vrai régal. Tant pis si le film lui-même est un peu bavard et légèrement invraisemblable dans son propos.

Woody Allen + Ewan McGregor + Colin Farrell = the must-see film of the moment.

Woody Allen is my favorite director of all times, along with Stanley Kubrick, Martin Scorsese and Ken Loach. I've been a huge fan of Scottish actor Ewan McGregor ever since I saw him in Trainspotting and his tendency to take his clothes off in most of his films, expecially the very sexy Pillow Book, is admirable. I didn't think much of his Irish counterpart Colin Farrell until I saw him in Terrence Mallick's magnificent The New World. They are both subtle actors who can play strong and sensitive characters and it's a treat to have them together in a film.

So it doesn't matter if Cassandra's Dream is lengthy at times and if the plot is a bit hard to believe. It's still a very emotional
film noir with two actors at the top of their game.

samedi, mars 24, 2007

Il paraît que c'est raté

And now, for something completely different, comme on dit dans les Monty Python. J'aime beaucoup les récits pour enfants de Beatrix Potter, ses personnages joliment illustrés de Peter Rabbit, Tom Kitten, Samuel Whiskers etc... J'étais curieuse de savoir ce que donnait le film consacré à l'auteur, Miss Potter, avec Renée Zellweger, décidément abonnée aux rôles d'Anglaises. Mais apparemment, c'est sans grand intérêt, si j'en crois les critiques en France, où le film sort le 28 mars, comme en Grande-Bretagne, où il est sorti en janvier. Tant pis, je n'irai pas voir le plus sexy des acteurs écossais, Ewan McGregor*, qui joue le love interest de Beatrix Potter. Mais les oeuvres complètes restent un beau cadeau pour les enfants.

*Les Français prononcent "é-wan" McGregor, en anglais c'est "you-eun".
**Cette nuit, nous perdons une heure de sommeil, en France comme en Ecosse. Bonne nuit !

lundi, février 26, 2007

Roi et reine

Je l'avais prédit (le 19 février) ! Sans surprise, Forest Whitaker a obtenu un Oscar bien mérité pour son rôle dans Le dernier roi d'Ecosse. Je suis contente aussi pour Helen Mirren, géniale dans The Queen. Le film de Stephen Frears se passe en grande partie en Ecosse, ne l'oublions pas, car la famille royale se trouvait dans sa propriété de Balmoral lors de l'accident de voiture de la princesse Diana. Et vous, où étiez-vous lors de ce fatal événement ?

lundi, février 19, 2007

Le dernier roi d'Ecosse

Avec un titre pareil, je ne pouvais pas passer à côté. Le dernier roi d'Ecosse, évocation du dictateur de l'Ouganda Idi Amin Dada (j'en ai parlé le 2 février), est du niveau des meilleurs docu-fictions britanniques, comme Warriors de Peter Kosminsky, sur la Bosnie, ou Bloody Sunday de Paul Greengrass, sur l'Irlande du Nord. Le journal Libération du 14 février a écrit "Un homme qui aime l'Ecosse ne peut pas être totalement mauvais", comme pour dénoncer l'indulgence du film envers le chef d'Etat. C'est plutôt le contraire : le réalisateur Kevin McDonald, écossais lui-même, a forcément été intrigué par l'admiration d'Idi Amin Dada pour l'Ecosse, mais celle-ci n'a vraiment pas à se glorifier d'être défendue par un fou pareil. Le personne principal, un jeune Ecossais qui débarque en Afrique sans rien connaître de la vie, apparaît plutôt ridicule dans sa naïveté -et il le paiera très cher. Je ne raconte pas la fin mais attention aux âmes sensibles. C'est un film à voir cependant.
Au fait, Forest Whitaker est nommé aux Oscars pour le rôle d'Idi Amin Dada. Je prends les paris qu'il l'aura. Réponse dans la nuit du 25 au 26 février pour nous.

vendredi, février 02, 2007

A suivre

Un titre intrigant, un sujet qui l'est encore plus, un film que j'irai sûrement voir : The Last King Of Scotland sort en France le 14 février. Il s'agit du portrait du dictateur ougandais Idi Amin Dada à travers le regard de son médecin personnel. Idi Amin, qui se surnommait lui-même roi d'Ecosse (mais aussi seigneur de toutes les bêtes de la terre et des poissons de la mer), est joué par Forest Whitaker, nominé aux Oscars, le médecin par l'acteur écossais James McAvoy.
A noter : James McAvoy sera le héros de l'adaptation au cinéma d'Atonement (Expiation en français), roman magistral d'Ian McEwan, avec Keira Knightley. Ian McEwan est un de mes auteurs préférés, bien qu'il ne soit pas écossais ! Mais je me méfie de la transposition au cinéma des livres que j'ai vraiment aimés.

vendredi, novembre 10, 2006

Chauvinisme par procuration

J'ai beau être 100 % Française, je considère Glasgow comme ma deuxième maison et je m'enflamme pour tout ce qui vient d'Ecosse. Pour le non initié, cette contrée brumeuse évoque le monstre du Loch Ness, les kilts-sans-rien-en-dessous et la panse de brebis farcie mais elle est en fait à la pointe de la hype. Qu'ont en commun les groupes Franz Ferdinand, Mogwai, Belle & Sebastian ? Ce sont tous des p'tits gars de Glasgow bien sûr. Et Ewan McGregor, Obi-Wan Kenobi dans les derniers Star Trek ? Un Ecossais pur malt. Il arrive même à l'équipe de football écossaise de battre la France, ce qui ne manque pas de m'enchanter.
S'il fallait une preuve supplémentaire que Glasgow est désormais the place to be, la publicité nous l'apporte sur un plateau. C'est en effet dans ma ville préférée qu'a été tourné le spectaculaire spot pour le téléviseur Sony Bravia, qui fait littéralement exploser les couleurs. On peut le voir sur le site www.bravia-advert.com. D'habitude, les publicitaires ne jurent que par Barcelone, Prague ou La Havane. Certes, la publicité ne montre pas Glasgow sous son meilleur jour puisqu'on y voit des immeubles en voie de réhabilitation dont la grisaille contraste avec le feu d'artifice de peinture. Un de mes collègues, qui devait faire un reportage sur le tournage, est rentré bredouille car il est arrivé sous une pluie battante. Et pourtant, je l'ai déjà dit, l'été 2006 a été particulièrement clément. Mais je reste persuadé que Glasgow va devenir l'endroit à la mode.