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mercredi, novembre 25, 2009

An other Christmas Carol

A Christmas Carol de Charles Dickens fait partie du patrimoine de la littérature britannique. L'histoire d'Ebenezer Scrooge, personnage avare et misanthrope, a fait l'objet d'une multitude d'adaptations au cinéma et à la télévision. L'une des meilleures, datant de 1999, avec Patrick Stewart (l'acteur de Star Trek !), a été rediffusée l'année dernière sur la BBC :



La version des Muppets a aussi ses fans :



J'ai un faible pour la parodie par Rowan Atkinson dans Blackadder, un autre classique des programmes télé de fin d'année :



Avait-on vraiment besoin d'un nouveau Scrooge ?

dimanche, juillet 19, 2009

L'Ecosse sur les traces de Mary Stuart

J'ai toujours eu un faible pour les histoires de rois et de reines, et après m'être passionnée pour la biographie romancée de Marie-Antoinette par Stefan Zweig et pour la série Les Tudors, je me suis plongée dans le destin de Mary Queen of Scots, relaté par Antonia Fraser. Cette historienne, également auteur du livre sur Marie-Antoinette qui a inspiré le film de Sofia Coppola, n'est pas sans défauts, comme sa propension à excuser toutes les erreurs de l'infortunée reine d'Ecosse, ou son usage d'un vocabulaire anachronique -elle la qualifie à plusieurs reprises de "romantique", un terme plus adapté au XIXe siècle qu'au XVIIe.

Mais enfin, la vie de Mary Stuart, fille du roi d'Ecosse James V, élevée à la cour de France, éphémère épouse du malheureux François II (mort d'une otite mal soignée !), qui choisit d'accomplir son destin en Ecosse, affronte la brutalité des nobles écossais, contracte deux mariages voués à l'échec, défend sa foi catholique face à la protestante Angleterre, avant de faire preuve d'un courage exceptionnel lors de son procès et de son exécution pour complot...

Il est difficile de ne pas s'attacher à ce personnage hors du commun par sa beauté, sa culture, son sens du devoir, mais aussi son irrationnalité (foolishness) parfois, à qui on aimerait dire : mais non, ne fais pas ça ! Ne va pas en Ecosse, n'épouse pas Darnley, n'épouse pas Bothwell, ne fuis pas en Angleterre ! L'auteur parvient à lui rendre justice au-delà des calomnies (elle aurait épousé l'assassin de son mari en connaissance de cause) comme de l'idôlatrie (sa mort en a fait une martyre du catholicisme). Elle est également assez bienveillante envers Elizabeth Ire qui aurait longtemps hésité à faire décapiter une reine (une consoeur, en quelque sorte, et sa cousine qui plus est).

Il est possible de revivre cette époque tourmentée en visitant les lieux où a vécu la reine en Ecosse :Le château de Linlithgow près d'Edimbourg d'abord, où elle est née. Il est partiellement détruit mais peut se visiter.

Le château de Stirling, où elle fut couronnée reine et où fut élevé son fils James, futur roi d'Angleterre.

Le château d'Edimbourg, où elle donna naissance à son fils.

Le palais de Holyrood, à Edimbourg, où elle épousa le funeste Lord Darnley et où son secrétaire Riccio fut assassiné sous ses yeux.

Les quelques restes du château de Dunbar, où elle fut "enlevée" par son troisième mari Bothwell.

Le château de Lochleven, sur une île, où elle fut retenue prisonnière avant qu'elle ne choisisse de se jeter dans la gueule du loup en cherchant refuge en Angleterre.

Bien sûr, beaucoup de lieux de pélerinage se situent "south of the border", où elle vécut la plus grande partie de sa vie dans différentes prisons. Mais deux témoins cruciaux de son existence ont disparu : la maison de Kirk O'Field, à Edimbourg, où Lord Darnley fut assassiné (avec son consentement ou pas, Antonia Fraser la disculpe plutôt). Et le château de Fotheringhay en Angleterre, où eut lieu son exécution, et dont l'emplacement se trouve aujourd'hui sur une propriété privée !

Un bon résumé des grandes étapes de la vie de Mary Stuart se trouve sur le site Undiscovered Scotland. Pour les fans, il y a aussi un site dédié à la belle reine.

dimanche, janvier 25, 2009

RBS, exit music


So the Royal Bank of Scotland lost 30 billion euros last year. Apparently the white and blue giant is still sticking to its rugby sponsorship deal.

It brings me back to Ian Rankin's Exit Music, the best book about contemporary Scotland. In the story, the RBS appears as FAB, the First Albannach Bank. "The TV adverts showed FAB as an extended family, and were filmed almost as mini-soaps, while the bank's brand new corporate HQ -built on green-belt land, despite the protests- was a city in miniature, complete with shopping arcade and cafés" writes the author page 61.

Yep, that was the Royal Bank of Scotland in its heyday. I bet Mr Rankin is already working on his new book about the financial crisis. That would make a great thriller.

La chute de la Royal Bank of Scotland (30 milliards d'euros de pertes en 2008) ferait un excellent sujet de thriller pour l'auteur écossais Ian Rankin, qui a si bien décrit l'arrogance du géant de la banque (ci-dessus, photo de son siège près d'Edimbourg) dans son roman Exit Music.

mercredi, décembre 17, 2008

10 great bedtime stories



After the top 10 DVDs for kids, here's my list of recommended books for bilingual toddlers. Quite handy before Xmas, isn't ? (Pepette, they might come in handy very soon !)

1- The complete works of Beatrix Potter. A friend gave me the collector box for the birth of my first child. A requisite in any baby's bedroom.

2- Petit Ours Brun. Little Brown Bear on the potty, Little Brown Bear doesn't want to have a nap, Little Brown Bear says no... All kids under three will identify to these neat square books.

3- Katie Morag. Charming stories set in the Hebrides.

4- Winnie the Pooh. Before I had kids, I thought Winnie the Pooh was only a naff bed cover pattern. But it's originally a very nice set of stories written by A.A. Milne back in 1926.

5- Pat the Bunny. An American vintage classic that kids can touch and play with.

6- Maisy. Or Mimi in French : the perfect companion to learn colours or shapes.

7- Les aventures de Tintin. Even if they can't read, children love the adventures of the Belgian reporter, thanks to the realistic drawings and all the animals, countries and means of transport that fill the pages.

8- Le livre des bruits. L'âne fait hi han, le rhume fait atchoum. Et l'escargot ? Il ne fait rien. Soledad Bravi's minimalist design is a must.

9- Shhhh ! Don't speak loud or you will wake up the giant. A superbly drawn album and a great suspense too.

10-Sock Monkey goes to Hollywood. The woolly puppet is invited to an award ceremony. But it has to have a bath !

Feel free to add your suggestions.

dimanche, octobre 05, 2008

Les Maîtres de Glenmarkie, a must-read

La rentrée littéraire est une institution en France avec plus de 700 romans publiés aux alentours du mois de septembre. Parmi eux, un titre a attiré mon attention : Les Maîtres de Glenmarkie de Jean-Pierre Ohl se situe entre Edimbourg et la Black Isle dans les années cinquante et c'est une réussite. Riche en références à Dickens, Stevenson et Jack London, il réussit à reproduire l'ambiance des romans d'aventures du XIXème siècle sans tomber dans le pastiche. Le style est enlevé, les personnages sont attachants et l'atmosphère envoûtante des Highlands est parfaitement restituée. Une prouesse pour un roman français. Petite mise en bouche sur les îles d'Islay et Jura dans les premières pages du livre :

"Pour Islay, Jura est une sorte de grande soeur rebelle, sauvage, romantique. De quelque point que l'on se place sur notre île, les Paps, les 'Seins' de Jura nous dominent, 'ces orgeuilleux pics jumeaux pareils à des mamelles de courtisane', comme dit le guide touristique, alors que notre propre platitude n'est troublée que par le ridicul Ben Uradaih, culminant à peine plus haut que la cheminée de la distillerie Lagavulin. Notre whisky au goût de tourbe, aux nuances de vanille, d'olive ou de genièvre séduit les touristes anglais, qui le trouvent 'tellement écossais'. Cependant, quelques-uns d'entre nous préfèrent en secret la simplicité hautaine de celui de Jura. Jura, un rêve majestueux qui se dresse de l'autre côté du Sound, fascinant, intimidant comme tout ce qui est à la fois très proche et très différent de nous. Certaines vieilles racontent que, pendant notre sommeil, nos âmes se rendent à Jura pour y vivre des aventures mystérieuses dont nous avons perdu le souvenir au matin."

Les Maîtres de Glenmarkie, Jean-Pierre Ohl, Gallimard, 361 p.

Next on my reading list : an Islandic thriller, a biography of Mary Queen of Scots and, inspired by The Tudors, The Six Wives of Henry VIII. My bedside table is crowded !

mardi, mai 06, 2008

Small but perfectly formed

Comme l'Ecossais Ian Rankin et le Suédois Henning Mankell, l'Islandais Arnaldur Indridason écrit des polars ancrés dans la réalité sociale de son pays. Alter ego de John Rebus et Kurt Wallander, l'inspecteur Erlendur est divorcé, légèrement misanthrope mais doué d'un instinct très sûr. J'ai dévoré L'homme du lac, un roman qui nous entraîne dans l'atmosphère oppressante de l'ancienne Allemagne de l'Est. Les anecdotes sur l'Islande contemporaine sont pertinentes, comme le fait que les 4x4 ne quittent plus guère, même là-bas, les routes goudronnées ou l'idée que les doubles vies y sont impossibles -le pays est trop petit !


L'Islande me fascine totalement. J'ai eu la chance d'y passer deux jours il y a quelques années et de me baigner dans l'eau tiède du Blue Lagoon mais je rêve d'y retourner. Imaginez : un pays indépendant, avec des institutions, des bureaux, des écoles, des artistes, pour seulement 300 000 habitants ! Dire que certains remettent en cause la possibilité d'une indépendance de l'Ecosse car elle ne compte "que" 5 millions d'habitants. Et si l'on se plaint du climat du côté de Glasgow (pas ces jours-ci du moins), que dire de cette île volcanique battue par les vents ? Hélas, si j'en crois un récent article de The Observer, le pays est au bord de la faillite.

photo : little_frank

Sur ce, je m'envole vers un autre pays du Nord, qui n'est ni l'Islande, ni l'Ecosse mais que j'ai hâte de découvrir. A bientôt pour un compte rendu en photos.

Arnaldur Indridason is an Icelandic alter ego to Scottish writer Ian Rankin and his detective Erlendur is every bit as taciturn as Rankin's Rebus. Full of suspense, The Draining Lake is an absolute must-read ! Iceland itself is a fascinating country with all the amenities and institutions of a proper state but just 300 000 inhabitants. Who said Scotland couldn't be independent because it hosts "only" 5 million souls ? However, according to a recent article in The Observer, Iceland is apparently close to bankrupt. An other victim of the credit crunch.

jeudi, avril 03, 2008

La souris bilingue

Certaines se lèvent tard le samedi et font la tournée des pubs, moi je me lève tôt et je vais à la bibliothèque municipale (what a difference a few years make...). Samedi dernier, en cherchant des livres sur les chevaliers et les dinosaures (oui, j'ai un fils de 4 ans 1/2), je suis tombée sur ce recueil de contes écossais. Very appropriate, me suis-je dit, car j'ai à coeur de transmettre à mes enfants la conscience de leur double culture. La dernière histoire du livre, qui est aussi la plus courte, est particulièrement à propos. Si vous avez des enfants dans votre entourage, vous pourrez la leur raconter :

Il était une fois une petite souris qui avait 231 souriceaux. Ils faisaient beaucoup de bruit !
Un jour, maman souris et ses enfants se promènent dans les bois.
Soudain un chat gigantesque se dresse devant eux.
Maman souris regarde le chat droit dans les yeux et dit :
"OUAH ! OUAH ! OUAH ! OUAH !"
ça marche ! Le chat, tout tremblant, rentre chez lui.
-Vous voyez, les enfants, dit maman souris, ça c'est l'avantage de savoir parler deux langues !

Pour la peine, je ne traduis pas en anglais. Mais le coeur y est.

mercredi, janvier 16, 2008

Another gem from Ian Rankin

Santa Claus was very generous with me this Christmas. As well as the aforementioned designer chocolates, earrings, a necklace and various other things, he brought me the latest Ian Rankin's novel, Exit Music (Orion Books). Ian Rankin is well-known for his crime stories set in Edinburgh, among them The Naming of the Dead, A Question of Blood, Set in Darkness, Dead Souls... It all sounds very gloomy, but don't give up just yet.

His main character is Inspector John Rebus, a rebellious cop with a no-nonsense approach to Scottish politics. His team-mate is Detective Siobhan Clarke, an English "expatriate" who thinks better of having an affair with him, despite their mutual attraction. Rebus's arch rival is gangster Big Ger Cafferty.

They all appear in the latest opus, but the best thing about the book is the political background (the story takes place in November 2006, in the run-up to the Scottish elections which the Scottish National Party went on to win). As the investigation on two murders unfolds, you read about the smoking ban, the obsession with security cameras, the baffling architecture of the Scottish parliament, the prospect of independence and the arrival of Russian investors in Scotland. The style is fluid, ladden with colloquialisms ("I used to go to the kirk", "Oh aye ?") and references to Scottish artists (Bert Jansch, John Martyn, Douglas Gordon)...

I might as well quote a few passages. If you want to know more about today's Scotland, it's the page-turner you need.

Page 43 : When smoking had been banned, back in March, Rebus had foreseen disaster for places like the Oxford Bar -traditional pubs catering to basic needs : a pint, a cigarette, horse-racing on TV and a hotline to the local turf accoutant. Yet most of its haunts had survived, albeit with reduced takings. True to form, however, the smokers had formed a stubborn little gang that would congregate outside, trading stories and gossip. Tonight, the talk was the usual mix : someone was giving his views on a recently opened tapas bar, while the woman alongside wanted to know what the quietest time was to visit Ikea ; a pipe-smoker was arguing for full-scale independence, while his English-sounding neighbour teased that the south would be glad of the break-up -"and no bloody alimony !"
"North Sea oil's the only alimony we'll need", the pipe-smoker said.
"It's already running out. Twenty years and you'll be back with the begging-bowl."
"In twenty years we'll be Norway."
"Either that or Albania."
"Thing is", another smoker interrupted, "if Labour lost its Scottish seats at Westminster, it'd never get elected again south of the border."
"Fair point", the Englishman said.
"Just after opening or just before closing?" the woman was asking.
"Bits of squid and tomato", her neighbour stated. "Not bad once you got the taste..."

Page 299 : Tourist were milling around, a few interested in the Parliament building but the majority keener on the Palace of Holyrood across the street. One or two seemed to be puzzling over the vertical bamboo bars across some of the Parliament's windows.
"Join the club", Rebus muttered, stubbing the cigarette and heading inside. As he emptied his pockets and prepared for the metal detector at security, he asked one of the guards about the bamboo.
"Search me", the man said.
"Isn't that supposed to be my line ?" Rebus replied.

Page 300 : Rebus still wasn't sure about this vast, echoing interior. If someone had told him he was in an airport, he might have believed them. He couldn't tell what sort of statement it was supposed to be making. One newspaper report from a few years back had stuck in his mind, the journalist speculating that the building was too elaborate for its actual purpose and was, in fact, "an independent parliament in waiting". Made sense when you remembered that the architect was Catalan.

Si vous voulez en savoir plus sur l'Ecosse actuelle, lisez le dernier roman de Ian Rankin, Exit Music. Cet auteur écossais situe toutes ses enquêtes policières à Edimbourg, avec pour héros l'inspecteur rebelle John Rebus. Dans ce dernier épisode en date, il est question des élections au Parlement écossais (l'histoire se passe quelques mois avant le scrutin de mai 2007), de l'éventuelle indépendance, de l'interdiction de fumer dans les pubs, de l'obsession locale pour les caméras de surveillance, et de l'arrivée en masse des investisseurs russes. Oh, et il y a aussi une enquête sur un double meurtre, mais c'est presque le moins intéressant.

mercredi, janvier 09, 2008

Romance, tears, Atonement

Ewan McGregor, Robert Carlyle, James McAvoy... Scotland has its fair share of gorgeous and talented actors. Glasgow-born McAvoy played the bemused Scottish doctor in front of Forrest Whitaker's larger-than-life performance in The Last King of Scotland. He's back as the heart-throb in the romantic Hollywood flick Atonement. His love interest is played by British phenomenom Keira Knightley, who tends to pout a bit too much for her own good but who's very pretty all the same.

If you loved The English Patient, you should shed a tear or two in front of this epic drama. Have your hankies at the ready !

The best thing about this film is the book is based on, Ian McEwan's Atonement. This is a very ambitious novel with the brightest of plots and probably his more accessible piece of work to date but I prefer his more twisted stories. Read The Child in Time, Enduring Love, The Comfort of Strangers, Amsterdam or Saturday and enjoy his sharp style and disturbing atmospheres.

Si vous avez aimé Le Patient Anglais et toutes les histoires d'amour contrariées, vous devriez verser une larme ou deux face à Atonement (Reviens-moi, titre cucul français), avec le charmant acteur écossais James McAvoy, vu dans Le dernier roi d'Ecosse, et Keira Knightley, alias Miss Planche-à-pain rapport à sa silhouette osseuse.

Lisez surtout le roman sur lequel lequel il est basé, Expiation de Ian McEwan. C'est un superbe exercice de relecture des grands romans épiques façon Hauts de Hurlevent mais j'ai une préférence pour ses histoires plus perturbantes comme Enduring Love (Délire d'amour), The Child in Time (L'enfant volé), The Comfort of Strangers (Etrange séduction), Amsterdam, Samedi... A lire en VO si possible !

Les grands auteurs britanniques ont le génie de mêler le quotidien et la grande Histoire : la Seconde guerre mondiale dans Expiation, le terrorisme dans Samedi. Et The Child in Time fait invariablement penser à la disparition de la petite Maddie...

mardi, novembre 13, 2007

Tea time

Dimanche dernier, inspirée par un post appétissant de Pépette, j'ai voulu faire des scones. Sauf qu'en ouvrant mon réfrigérateur, j'ai constaté avec dépit que je n'avais pas de beurre. Qu'à cela ne tienne, me dis-je, je vais faire des crêpes. Mais pas n'importe quelles crêpes. Des Scotch Pancakes, dont j'ai puisé la recette dans mon bouquin préféré de cuisine écossaise, Scots Cooking de Sue Lawrence (j'en ai déjà parlé ici). C'est archi facile à faire et me donne l'occasion de célébrer les vertus du bicarbonate de soude, plus léger que la levure. Au moment de déguster, je me suis promis d'acheter du sirop d'érable pour la prochaine fois...

La recette in English :

Makes 12-16 : 110 g plain flour ; 1/2 teaspoon cream of tartar (I gave that a miss, didn't have any) ; 1/4 teaspoon bicarbonate of soda ; a pinch of salt ; 1 teaspoon golden caster sugar ; 1 medium free range egg, beaten ; 150 ml milk ; a little butter for the girdle (I used olive oil).

Sift the first 4 ingredients into a bowl. Stir in the sugar, then make a well in the middle. Add the egg and whisk together with a balloon whisk, then gradually add the milk, whisking all the time.

Continue whisking until you have a smooth batter. Heat the girdle or a large heavy frying pan over a medium heat. Using a wad of kitchen paper, smear a thin film of butter all over it. Once it is hot, drop spoonfuls of batter on to the girdle, 4 at a time (personnally I used a ladle, it was faster). After about 1 1/2-2 minutes you will notice large bubbles forming on top (it's true !). Using a spatula, flip each over and continue cooking for a further 1 1/2-2 minutes until just done. They should take about 3 minutes together.

Remove and keep warm in a folded tea towel while you cook the rest. Serve with butter and jam if you like.

dimanche, septembre 09, 2007

A. McCall Smith's books are piling up

Pendant les vacances, je suis devenue accro à l'auteur écossais Alexander McCall Smith. J'en ai entendu parler car ses livres viennent d'être traduits en France, et je me suis aussitôt précipitée chez WH Smith pour acheter les trois tomes de sa série basée à Edimbourg, 44 Scotland Street, Espresso Tales et Love over Scotland. Ce portrait d'un immeuble et de ses pittoresques habitants a d'abord été publié en feuilleton dans The Scotsman, sur le modèle des Tales of the City d'Armistead Maupin, nées dans le San Francisco Chronicle. Pour être honnête, ce n'est tout à fait aussi bien ficelé, il y a des longueurs, surtout dans le troisième tome, mais on s'attache aux personnages et il y a quelques morceaux de bravoure, comme un bal du parti conservateur d'Edimbourg Sud (avec seulement six participants), une rencontre avec un gangster à Glasgow ou un pique-nique nudiste perturbé par la pluie. Du coup, j'ai acheté une autre série du même auteur, The Sunday Philosophy Club. Ma table de nuit commence à être un peu encombrée...

During the holidays, I got hooked on Scottish author Alexander McCall Smith. I heard about him because his books have just been released in France. So I dashed to WH Smith on rue de Rivoli to buy the three parts of his novel set in Edimburg, 44 Scotland Street. It was first serialised in The Scotsman like Armistead Maupin's Tales of the City, which were originally commissionned by the San Francisco Chronicle. To be honest, it's not quite as witty and it drags on a bit, especially in the third part. But there are some very funny moments, such as a Conservative party ball that only attracts six people, a nudist picnic jeopardized by rain and a chance encounter with a mob boss in Glasgow. I also bought an other series by the same author, The Sunday Philosophy Club. My bedside table is getting a bit crowded...

lundi, août 20, 2007

L'Ecosse à Ouessant

L'Ecosse sera à l'honneur au salon du livre insulaire à Ouessant, en Bretagne, du 22 au 26 août 2007. Le thème de cette 9ème édition : "Les trésors des îles écossaises". Cela fait immédiatement penser à L'île au trésor de Robert Louis Stevenson. Alléchant... pour ceux qui seront dans le coin.

"Treasures of Scottish islands" is the theme of the Island book fair held on Ouessant, in Brittany, from August 22nd to 26th. Robert Louis Stevenson's Treasure Island will of course feature in the programme.

vendredi, juillet 20, 2007

L'ombre du vent / The Shadow of the Wind

Bientôt les vacances (mais si, le soleil va revenir), c'est le moment de faire une provision de bons livres pour la plage. Mis à part les romans de Ian Rankin, que je ne recommanderai jamais assez, je veux absolument faire partager mon enthousiasme pour un roman que je viens de finir. Il n'a rien à voir avec l'Ecosse mais, what the heck, les bons livres sont universels.

Il s'appelle L'ombre du vent, par l'auteur espagnol Carlos Ruiz Zafon (avec un accent sur le "o" mais je ne l'ai pas sur mon clavier !). Il contient tous les ingrédients d'un bon livre : de l'amour, de l'amitié, de la violence, de l'humour, du suspense... C'est un roman d'apprentissage sur un adolescent qui devient un homme, ça parle de la tendresse d'un père pour son fils, c'est une célébration de l'amour des livres, ça retrace l'atmosphère de Barcelone pendant la guerre civile puis le franquisme... Il y a plein de personnages mais on n'est jamais perdu. La langue est superbe, même en traduction (il existe en anglais sous le titre The Shadow of the Wind).

Et pour le défi littéraire de Pepette, il constitue un bon exemple d'auteur qui commence par "z" !

The Shadow of the Wind by Spanish author Carlos Ruiz Zafon is the must-read book of this summer (okay, it was released three years ago but I've only just finished it !). It's sexy, it's full of drama, it's exhilarating and at times terrifying. Now for the plot : it's a coming-of-age novel about a boy who discovers a forgotten book and becomes obsessed with his mysterious author. As he embarks on a quest to find him, his life becomes more and more entwined with that of the writer. But it's also the story of the love of a widowed father for his son and an account of the life in Barcelona under General Franco. It's full of suspense and finely written -even in a translation.

It's also a good example of a writer starting with a "z" for Pepette's book challenge.

Now I'm off for a couple of weeks to a hot and sunny place, before heading off to my beloved Scotland. I'll be back with plenty of pictures and new impressions that I shall share on this blog. Have a nice summer everybody.


Je pars pour deux semaines dans un pays où il fait beau et chaud avant de passer quelques jours en Ecosse d'où je ne manquerai pas de ramener des impressions toutes fraîches. Bon été à tous.

vendredi, juillet 13, 2007

Tintin est-il raciste ?

Il paraît que la polémique est relancée en Grande-Bretagne sur le racisme des albums de Tintin. La librairie Borders a décidé de retirer Tintin au Congo du rayon enfants suite à une plainte d'un client à propos du contenu colonialiste de la bande dessinée.

C'est drôle, je viens justement d'emprunter ce livre à la bibliothèque pour mon fils qui se passionne pour les aventures du jeune reporter à houpette.

Ce n'est pas un scoop, les Africains y sont représentés comme de grands enfants, en admiration devant la supériorité de l'homme blanc...

... lequel sacrifie allègrement des animaux sauvages.

Tintin au Congo est le reflet de son époque. Eh oui, l'Europe a été une puissance coloniale, et ce n'était pas joli joli. Alors, faut-il laisser cet album entre les mains des enfants ? Si l'on est choqué par cet épisode, que dire de la tonalité antisémite de L'île mystérieuse, au baddie au nez crochu ?
Quant au personnage du capitaine Haddock, ne banalise-t-il pas le drame de l'alcoolisme ? C'est clair, la lecture de Tintin est un peu embarrassante de nos jours.

Dans d'autres albums pourtant, Tintin fait la preuve de sa générosité. Il brave tous les obstacles pour retrouver son ami Tchang dans Tintin au Tibet. Il corrige un affreux colonialiste dans Le lotus bleu :

Avec Tintin, on parcourt le monde, il y a des chameaux, des éléphants, des crocodiles, des avions, des trains, des bateaux, tout ce qu'il faut pour éveiller la curiosité des enfants. Le contexte historique, ils le comprendront plus tard. Mon aventure préférée, c'est évidemment...

L'île noire et son gorille terrifiant qui se révèle en fait gentil à la fin (et qui est confié au zoo de Glasgow !). Mais que penser de la représentation des Ecossais ?



Ce ne serait pas un peu caricatural par hasard ?

(P.S. : oui, j'ai L'île noire en anglais, c'est beaucoup plus amusant !)

mercredi, mai 16, 2007

La capitale européenne du crime

Je suis une inconditionnelle de l'auteur de romans noirs Ian Rankin, qui met en scène le détective désabusé John Rebus dans un Edimbourg triste et pluvieux. Je viens de découvrir son alter ego à Glasgow : Denise Mina, qui a écrit plusieurs romans policiers dont un titré Garnethill. Garnethill est notre ancien quartier à Glasgow et ça me fait tout drôle de voir qu'un écrivain y a situé une histoire de crime sanglant. Voici le résumé :

"Maureen est un suspect idéal : elle a retrouvé dans son appartement le corps mutilé de son amant, Douglas Brady, après être rentrée tard dans la nuit en état d'ébriété. Qui peut croire à son innocence alors qu'elle a déjà été internée en hôpital psychiatrique ? Dés le début de l'enquête, Maureen se sent traquée par la police, trahie par sa mère alcoolique, sans compter le handicap d'un frère, trafiquant de drogue. Pire, elle est fragilisée par les attaques pernicieuses d'un ennemi invisible. Un vrai cauchemar pour elle, d'autant que ses investigations la mènent au sein du Northern Hospital, l'établissement où elle a séjourné et qui tente d'étouffer un horrible scandale : une affaire de viols. Lorsqu'un second corps est découvert, Maureen comprend qu'elle doit trouver elle-même l'assassin. Sa vie en dépend."

Mmmm. J'ai comme l'impression que Denise Mina n'est pas inscrite au programme de l'office du tourisme écossais. En même temps, Glasgow est connue comme "la capitale européenne du crime" et pour être tout à fait honnête, une vieille dame avait été assassinée dans notre rue du temps où nous y habitions. La police avait fait une tournée dans tous les logements pour prendre des échantillons ADN.

A part ça, c'est une très belle ville et j'invite tout le monde à venir y passer ses vacances !

samedi, avril 21, 2007

Une journaliste écossaise écrit sur la France

Toujours à propos des élections, je serais curieuse de lire le livre de la journaliste écossaise Emma Vandore, Shizophrénie française (éditions Jean-Claude Gawsewitch), qui vient de sortir et dont la presse se fait l'écho ici, ou . L'auteur analyse la vie politique française avec son oeil de Britannique, donc avec subjectivité mais aussi en rendant compte des a priori des Français à son encontre. En tant que Britannique, elle est forcément un suppôt du libéralisme, présupposent ses interlocuteurs...

Cela me rappelle le référendum sur la Constitution européenne, en 2005. Pour certains, mariée à un Ecossais, je devais forcément voter non puisque les Britanniques sont plutôt hostiles à l'Europe. Pour d'autres au contraire, cette ouverture sur le monde devait se traduire par un oui. Etonnante, tout de même, cette vision que les Français ont des Britanniques, à la fois renfermés sur leur île et apôtres du libre-échange. Pour mémoire, les Français ont voté non à 55 % (je n'ose imaginer quel score ferait le non chez les compatriotes de Tony Blair si on leur demandait leur avis).

jeudi, avril 19, 2007

Haiku écossais

Un jour, pour un cadeau d'anniversaire, j'ai acheté un petit recueil de poèmes titré Glasgow Zen, par Alan Spence (éditions Canongate). Plus que des poèmes, ce sont des haikus, ces versets japonais de quelques lignes, souvent énigmatiques. Des haikus écossais, ce n'est pas banal. On trouve aussi des poèmes en prose. Je reproduis l'un d'eux pour faire une petite respiration et parce que je trouve qu'il exprime bien ces moments où l'on est à un carrefour de sa vie.


ORACLE

There was this time, years ago, I was in
London and wondering whether to stay
there or come back to Glasgow.
Someone suggested I consult an oracle.
I-Ching sort of thing. (It was the
Sixties !) I thought I would give it a go.
But the only book I had to hand was a
collection of Japanese haiku - a big thick
hardback by RH Blyth, published in
Tokyo. So I decided to open the book at
random, see if it had anything to tell me.
I closed my eyes, opened the book. And
when I looked at the page, this is what I
read :

This is the bell that never rang
This is the fish that never swam

This is the tree that never grew

This is the bird that never flew

In a book of Japanese haiku. Published
in Tokyo. And the footnote just said
Jingle on Glasgow City coat of arms.

So I came back to Glasgow.


N.B. Il y a vraiment une cloche, un poisson, un arbre et un oiseau dans les armoiries de Glasgow. J'ai trouvé ce site très intéressant sur l'histoire de cette symbolique.

samedi, mars 24, 2007

Il paraît que c'est raté

And now, for something completely different, comme on dit dans les Monty Python. J'aime beaucoup les récits pour enfants de Beatrix Potter, ses personnages joliment illustrés de Peter Rabbit, Tom Kitten, Samuel Whiskers etc... J'étais curieuse de savoir ce que donnait le film consacré à l'auteur, Miss Potter, avec Renée Zellweger, décidément abonnée aux rôles d'Anglaises. Mais apparemment, c'est sans grand intérêt, si j'en crois les critiques en France, où le film sort le 28 mars, comme en Grande-Bretagne, où il est sorti en janvier. Tant pis, je n'irai pas voir le plus sexy des acteurs écossais, Ewan McGregor*, qui joue le love interest de Beatrix Potter. Mais les oeuvres complètes restent un beau cadeau pour les enfants.

*Les Français prononcent "é-wan" McGregor, en anglais c'est "you-eun".
**Cette nuit, nous perdons une heure de sommeil, en France comme en Ecosse. Bonne nuit !

mardi, janvier 16, 2007

Ian Rankin superstar

Le dernier Ian Rankin, The Naming of the Dead, est encore un très bon cru. Je suis en train de le lire en anglais (éditions Orion), à ma connaissance il n'a pas encore été traduit. Comme toujours chez Rankin, il mêle enquêtes policières et réflexion sociale. Cette fois, l'action se passe pendant le sommet du G8 qui s'est tenu en juillet 2005 à Edimbourg. Tandis que manifestants et forces de l'ordre s'affrontent sur Princes Street, l'inspecteur Rebus, toujours aussi désabusé, enquête sur la mort suspecte d'un jeune politicien et sur un serial killer qui semble s'en prendre aux repris de justice. Suicide ou meurtre pour le premier ? Vengeance ou violence aveugle pour le second ? C'est passionnant, et parsemé de considérations sur l'Ecosse actuelle que l'on ne trouve pas dans les guides touristiques. Dès la première page, un personnage décède à 54 ans, ce que Rankin résume par l'expression de "taux de mortalité digne d'une nation du Tiers monde". Ailleurs, la détective Siobhan se rend à Glasgow, au grand dam de ses parents -la ville est vue dans le reste du pays comme un repaire de truands. J'ai bien aimé aussi l'expression qui revient souvent : "put Scotland on the map". Le sommet du G8 permet de faire parler de l'Ecosse, grande obsession des Ecossais qui ne peuvent s'empêcher de nourrir un complexe d'infériorité par rapport à l'Angleterre. Fiers et persuadés de ne pas être reconnus à leur juste valeur, voilà qui résume bien le sentiment national écossais, et qui se retrouve dans la personnalité torturée de l'inspecteur Rebus.
Au fait, je découvre que Ian Rankin dispose de son propre site, ianrankin.net. On y trouve quelques petites infos sur l'auteur et son oeuvre. Je constate avec joie qu'il inclut les Belle & Sebastian dans ses disques à emmener sur une île déserte. Une raison de plus de l'apprécier.