Cette publicité pour le Sun est quand même très marrante :
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dimanche, décembre 13, 2009
dimanche, mai 31, 2009
Susan Boyle, what else ?
Donc, Susan Boyle, l'Ecossaise-moche-à-la-voix-d'or, est arrivée deuxième à la finale de Britain's got talent, le Nouvelle Star britannique... et l'émission fait coup double : de vrais gagnants qui sont assurés de faire un carton, et une challenger qui est déjà une célébrité mondiale. C'est incroyable l'écho rencontré par cette histoire pour ce qui ne concerne après tout qu'un programme de télé réalité et une chanteuse au style comédie musicale somme toute classique.En France, où tous les médias en ont parlé, les commentaires étaient extatiques : "Quelle victoire sur les apparences, chez nous les candidats ne peuvent pas se présenter au-delà de 35 ans !", "Plus de 60 millions de visionnages sur Youtube !", "Elle vit toute seule avec son chat !" blablabla.
Pourquoi ne pas présenter cette histoire pour ce qu'elle est : une campagne orchestrée par une chaîne de télé pour créer du buzz ? La vidéo montrant les jurés roulant des yeux face au phénomène de foire était trop énorme pour être vraie. La production savait très bien que Susan Boyle allait impressionner le public avec sa voix et en a rajouté dans le look "coiffée comme un dessous de bras". Elle avait suffisamment d'anecdotes à distiller pendant plusieurs semaines d'émission pour tenir le public en haleine (la célibataire un peu simplette qui vit dans un coin perdu* et qui a déjà tenté sa chance il y a quelques années, vidéo à l'appui). Même le fait que Susan Boyle ne l'ait pas emporté lui permet de démontrer qu'elle n'est pas soumise à la hype.
C'est bon pour l'audience et les revenus publicitaires qui vont avec tout ça. Et si en plus on en parle à l'étranger, c'est toujours ça de pris pour les futures ventes de disques.
En France, on a l'équivalent à toute petite échelle avec Camélia-Jordana, candidate à Nouvelle Star, présentée au début de l'émission comme une jeune Ugly Betty avec ses grosses lunettes mais qui roucoule comme une vraie pro (enfin, si on aime ça, parce que la Nouvelle Star, c'est raté cette année).Bref, le storytelling télévisuel a toujours de beaux jours devant lui.
* Au moins, tout le monde a compris qu'elle était écossaise, l'accent à couper au couteau ne trompe pas !
mardi, mai 26, 2009
Notes de frais : le scandale continue

Pour poursuivre sur le sujet abordé précédemment, voici un avis intéressant du journaliste Daniel Schneidermann paru dans Libération d'hier sur l'affaire des notes de frais des députés britanniques :
http://www.liberation.fr/medias/0101569281-de-la-britannitude-du-daily-telegraph
Cet avis m'intéresse car il fait écho à des questions que je me pose : quid des députés français ? ces révélations seraient-elles possibles en France ? n'y a-t-il pas un soupçon d'antiparlementarisme dans ce déballage ? la démocratie britannique est-elle assez solide pour supporter ce scandale ? au contraire, est-ce le signe d'une démocratie saine et adulte ?
Une question au moins ne se pose pas : celle du bénéfice que peut en tirer l'opposition. Car si l'affaire a été révélée par le quotidien conservateur The Daily Telegraph, ce sont les députés de tous bords qui sont éclaboussés.
La seule analogie que je puisse trouver en France, c'est l'affaire des logements de fonction des hommes politiques. Il y a quelques années, un éphémère ministre de l'Economie avait dû démissionner lorsqu'il avait été révélé que sa grande famille était logée dans un appartement somptueux. Depuis, on n'en parle plus. Mais les petits arrangements entre amis aux frais du contribuable continuent.
Alors, vaut-il mieux tout dire au risque de susciter le populisme ou ne rien savoir pour préserver la (précaire) paix sociale ?
Question subsidiaire : l'envolée des ventes du Daily Telegraph va-t-elle donner envie aux quotidiens français, bien mal en point, de suivre son exemple ?
lundi, janvier 05, 2009
Stop idealizing the BBC !
Wallace et Gromit sont atterrés par les programmes de la BBC.Aujourd'hui est une date dans la télévision française : les chaînes publiques ne diffuseront plus de publicité après 20h, par la grâce de notre président qui en a décidé ainsi lors de ses voeux à la presse l'année dernière. Son modèle avoué est la BBC en Grande-Bretagne, considérée comme le summum de la télévision de qualité, car sans pub.
Les Français idéalisent la "Beeb" sans la connaître. La BBC à Noël, c'est : Dr Who, un monument de la culture britannique à peu près insupportable pour les plus de sept ans, des adaptations de Dickens jusqu'à l'écoeurement, des omnibus (plusieurs épisodes à la suite) de Eastenders, soap inépuisable et épuisant, des tournois de billard tout l'après-midi (sur BBC2), des rediffusions de programmes comiques des années 70, sans oublier l'émission probablement la plus inutile de la télévision mondiale : Strictly Come Dancing, un concours de danse avec des personnalités de seconde classe, éclaboussé par un scandale sur les votes de téléspectateurs...
La BBC, franchement, ce n'est pas très différent de TF1, la première chaîne privée en France. Mais il n'y a pas de pub. Sachant que sur les chaînes privées d'outre-Manche, les programmes sont interrompus tous les quarts d'heure par des réclames pour des cuisines équipées et des canapés (autre mythe : la publicité britannique serait de grande qualité. Mais tout le monde n'est pas Guinness), c'est un avantage non négligeable. Mais pour un documentaire à gros budget, on compte beaucoup de trash TV sur la BBC.
Heureusement, BBC1 a ravi les téléspectateurs par la diffusion d'un Wallace et Gromit inédit le soir de Noël, A Matter of Loaf and Death. Un court-métrage également diffusé en France... sur M6, une chaîne privée !
French public channels will stop broadcasting commercials after 8 PM as of today. Our president decided so last year, inspired by the example of the BBC. The French idealize the Beeb, but they haven't watched it lately. They don't realize that the BBC means countless adaptations of Dickens, repeats of Dr Who and Eastenders omnibus, not to forget the most useless programme on TV, Strictly Come Dancing. The BBC is not much different from TF1, the first French private channel, minus the commercials. At least, it treated viewers on Christmas Day to a new Wallace and Gromit adventure, A Matter of Loaf and Death. Mind you, the film was shown in France as well, on M6... a private channel !
samedi, décembre 13, 2008
Journalistes de tous les pays, unissez-vous
Les hommes du président d'Alan J. Pakula, 1976. Aujourd'hui, Carl Bernstein et Bob Woodward auraient-ils le temps d'enquêter pendant des semaines sur un scandale d'Etat ?Les temps sont durs pour tout le monde et loin de moi l'idée de faire pleurer dans les chaumières sur le sort des journalistes sous prétexte que je fais partie de cette corporation.
Mais lorsque j'ai lu cette information la semaine dernière, je n'en ai pas cru mes yeux : Newsquest, le groupe qui édite trois journaux de Glasgow, The Herald, The Evening Times et The Sunday Herald, a licencié TOUS ses 230 journalistes en les invitant à postuler à de nouvelles offres d'emplois, moins nombreuses, et communes aux publications papier et internet.
La mutualisation des contenus est une tendance de fond de la presse. Alain Weill, le patron de La Tribune, RMC et BFM en France, en a fait le coeur de sa stratégie d'entreprise. Les journalistes de presse écrite sont désormais censés écrire pour les sites internet de leurs publications, voire produire des vidéos etc... Mais cette mesure autoritaire de Newsquest est en outre destinée à briser la résistance du syndicat, le National Union of Journalists, opposé aux changements.
Alex Salmond, le premier ministre écossais, est lui-même intervenu pour protester contre ce coup de force.
Désormais, il ne faut plus parler de journalistes mais de producteurs de contenus... Times they are a'changin'.
Le prochain post sera plus léger, promis !
mercredi, août 20, 2008
Tartan attack
Oh dear. Tartan will be everywhere this autumn if I am to believe this week's French Elle. I don't think I'll go for the complete outfit like the super-thin model on the cover (although the Dolce & Gabbana dress is very appealing). But I might wear one or two accessories for the sake of fashion -and Scotland.Misère. Le tissu écossais sera incontournable cet automne si j'en crois le Elle de cette semaine. Pas question de le porter en total look comme la grande girafe en couverture, mais par petites touches, pourquoi pas ? Etre à la mode et rendre hommage à l'Ecosse, je suis pour.
samedi, mars 22, 2008
Where is Berwick ?
Un article récent de The Independent, repris dans Courrier International en France, rappelait le destin singulier de Berwick-upon-Tweed, petite ville jugée "trop au nord pour être anglaise et trop au sud pour être écossaise". Officiellement, Berwick-upon-Tweed se trouve en Angleterre mais une députée nationaliste vient de déposer une motion devant le Parlement d'Ecosse pour demander le retour de la ville "à la nation écossaise". La bourgade a changé quatorze fois de mains entre 1296 et 1482 avant d'être placée sous domination anglaise par le futur Richard III.Pourquoi la querelle revient-elle sur le tapis ? L'enjeu pour les administrés est surtout de bénéficier des avantages de l'Ecosse par rapport à l'Angleterre : gratuité des universités, meilleur système de transport public...
Pour les visiteurs, cela ne change pas grand chose. Berwick est avant tout un très joli coin de "Britannitude" qui vaut de détour et offre de belles balades sur le front de mer.
Berwick-upon-Tweed is deemed "too north for England, too south for Scotland". Officially it's English but it's changed hands many times over the centuries. Today its residents are longing to benefit from Scotland's education, health and transport system. So, would Berwick be better off under a Scottish rule ? You can judge by yourself by walking along its atmospheric sea front. It's definitely worth a visit.Having said that, have a nice Easter !
Photos : jystewart, Patrick2978
samedi, février 09, 2008
Coincidence round the corner
The frontpages of two magazines are displayed on my local newsagent. "What's going wrong ? " says the first. "Disappointment" says the other with a similar-looking picture of French president Nicolas Sarkozy.
jeudi, novembre 15, 2007
Envies d'Ecosse
French glossies are in love with Scotland. Expect more and more tourists in the months to come.
jeudi, octobre 18, 2007
Nicolas-Cécilia : so what ?
Peut-être que, confusément, les citoyens se disent qu'un homme qui n'est pas capable de sauver son couple n'est pas non plus apte à diriger un pays. Mais personnellement, je n'ai pas besoin d'un mari idéal à la tête de l'Etat, juste d'un dirigeant responsable. Et de ce point de vue-là, il y a bien d'autres raisons de s'inquiéter (tests ADN pour les étrangers, délit d'initiés chez EADS, grève des services publics aujourd'hui-même...).
Je me demande aussi ce que les médias britanniques feraient d'une telle information si elle se passait chez eux. Pas sûr que la chasse aux scoops qui s'en suivrait serait un modèle d'investigation journalistique. Pour ma part, la réserve sur la vie privée des hommes politiques (dans la mesure où elle n'a aucune implication publique), pratiquée en France jusqu'à présent, me convenait tout à fait. Il est vrai que ce sont les politiques eux-mêmes, à commencer par Nicolas Sarkozy en de multiples unes de Paris Match, qui ont ouvert la boîte de Pandore...
For the last few days, French media have been rambling on about the imminent (and now official) separation between our president Nicolas Sarkozy and his wife Cécilia. They may think that a president who loses the trust of his own wife is not able to rule a country. But really, his politics are more important than his marital status. I'm more concerned about his plans on immigration or pensions. Chances are the statement was released today to divert the attention from the massive strikes that are taking place across the country. I can hear the clamour from the demonstration down the road just as I'm writing.
In the UK, no doubt, tabloids would be on the hunt for more details. But as long as it doesn't have politic consequences, I don't think this is relevant news. I've talked enough about it already.
samedi, septembre 15, 2007
The world is in Paris
Bon, je récapitule : des supporters en kilt qui ont hurlé toute la nuit près de chez mon amie Marie, d'autres prenant sagement leur petit-déjeuner en bas de chez moi, des compatriotes torse nu en train de boire de la bière dans une fontaine remplie de mousse, des saltires (drapeaux écossais) accrochés aux fenêtres des hôtels, et plein d'autres natifs de la patrie de William Wallace égayant les rues et les couloirs du métro avec leurs tartans rouges ou verts. Quand les Ecossais débarquent à Paris, ça se remarque.
Mais les mangeurs de haggis ne sont pas les seuls à avoir envahi la capitale. Avec la Coupe du monde de rugby, j'ai aussi vu des supporters sud-africains en vert et des Anglais en blanc et rouge (qui ont dû être bien dépités par le résultat d'hier). Comme pour la Coupe du monde de football 1998, ces rencontres avec d'autres peuples sont toujours bien sympathiques.J'en profite pour signaler que mon collègue Bruno a eu le privilège d'interviewer Jonah Lomu, la légende du rugby néo-zélandais. On veut voir et écouter son interview ici. Je suis trop jalouse ! Et Bruno, si tu as des places, pense à moi !

Over the last few days, Scottish supporters have taken Paris by storm. They've kept my friend Marie awake all night, they had breakfast at the cafe down my street, they hung saltires on their hotel windows, they had beer in a soap-filled fountain with only their kilt on...
But the heirs of William Wallace are not the only ones who have invaded the capital. With the Rugby World Cup, you see supporters from all over the place : South-Africans in green, English in white and red (who must be gutted after last night's result). It reminds me of the cheerful atmosphere of the Football World Cup in 1998.
Incidentally, my colleague Bruno had the privilege to interview All Blacks legend Jonah Lomu. I'm so jealous ! You may see and hear him here.
Photos : petemack, milo, Vincent B
dimanche, septembre 09, 2007
A. McCall Smith's books are piling up
During the holidays, I got hooked on Scottish author Alexander McCall Smith. I heard about him because his books have just been released in France. So I dashed to WH Smith on rue de Rivoli to buy the three parts of his novel set in Edimburg, 44 Scotland Street. It was first serialised in The Scotsman like Armistead Maupin's Tales of the City, which were originally commissionned by the San Francisco Chronicle. To be honest, it's not quite as witty and it drags on a bit, especially in the third part. But there are some very funny moments, such as a Conservative party ball that only attracts six people, a nudist picnic jeopardized by rain and a chance encounter with a mob boss in Glasgow. I also bought an other series by the same author, The Sunday Philosophy Club. My bedside table is getting a bit crowded...
jeudi, août 16, 2007
East Kilbride in the news
« Une postière anglaise de East Kilbride remporte 52 millions d’euros à la loterie ». N’y a-t-il pas une petite erreur dans cette information entendue à la radio française ? Encore une fois, les médias mélangent « anglais » et « britannique », tout en précisant bien que East Kilbride se situe en Ecosse, tout près de Glasgow. Quelle pagaille !
Once again, French media mix up "English" and "British" and call the winner of 35 m£ in the lottery "an English post office worker from East Kilbride in Scotland". When are they going to learn ?
Once again, French media mix up "English" and "British" and call the winner of 35 m£ in the lottery "an English post office worker from East Kilbride in Scotland". When are they going to learn ?
Elvis lives ! (in Prestwick)
Le 30ème anniversaire de la mort d’Elvis Presley dont toute la presse se fait l’écho aujourd’hui me ramène en Ecosse, à l’aéroport de Prestwick plus précisément. Celui-ci s’enorgueillit d’avoir accueilli la vedette en 1960, au retour de son service militaire. Prestwick Airport entretient depuis le culte, avec notamment un pub baptisé Graceland. Les récents travaux de rénovation qui ont eu lieu dans l’aéroport ont vu l’ajout d’un bar à la gloire du King dans le terminal d’embarquement, où sont affichés les temps forts de sa carrière, des citations de célébrités (exemple, Bruce Springsteen : « Sans lui, je vendrais des encyclopédies au porte-à-porte actuellement ») et des images du chanteur. Plus kitsch, y a pas (voir ici).If you go to Prestwick Airport, don't miss the new Elvis Presley bar in the terminal building. It commemorates the only visit of the King to the UK in 1960, on the way back from his military service. It's as kitsch as can be (you may see a picture here).
lundi, juillet 02, 2007
Tous unis
C'est drôle comme des commentaires sur un message peuvent donner des idées pour un autre message. Les tentatives d'attentat à Londres et à Glasgow m'ont fait repenser au débat sur l'identité britannique. En s'attaquant à l'aéroport de Glasgow, les terroristes montrent qu'ils ne visent pas seulement le pouvoir central représenté par Londres mais aussi le sentiment de sécurité et d'aisance des pays occidentaux, incarné par les départs en vacances en famille. (Sans doute ont-ils voulu aussi adresser un message au nouveau premier ministre, écossais.)Londres ou Glasgow, c'est la même menace, les mêmes attaques contre un mode de vie occidental, les mêmes moyens mobilisés pour identifier les coupables. Alors, le Royaume n'est-il pas uni finalement ? N'est-on pas tous dans le même bateau, Anglais, Ecossais, Chrétiens, Musulmans, upper class, middle class, tous révoltés par la violence aveugle ? La prise de conscience vaut pour tout le monde, down south ou north of the border.
Quand même, pour une fois que l'on entend parler de Glasgow aux informations françaises, ça fait tout drôle que ce soit en ces termes-là. S'agit-il bien de Glasgow International Airport, si modeste par rapport à Heathrow ? Est-ce vraiment à Paisley, petite banlieue commerçante et résidentielle, que l'hôpital a été évacué ? Les infos montraient aussi la communauté asiatique de Pollokshields, choquée de ces événements. Espérons que certains esprits butés n'auront pas l'idée de faire l'amalgame.
Photo : BBC
mardi, juin 12, 2007
Big Brother : mais comment font-ils ?
En Grande-Bretagne, on se passionne pour Big Brother. Ils en sont déjà à la huitième édition ! Mais comment font-ils pour ne pas se lasser des exploits de crétins toujours plus trash d’année en année ? Dans la nouvelle édition, une candidate a déjà été exclue pour insulte raciste (photo). Channel 4 marche sur des œufs depuis le scandale Shilpa Shetty, l’actrice indienne harcelée par ses colocataires l’année dernière.En France aussi, nous avons nos émissions cultes. Nouvelle Star, par exemple (l’équivalent français de Pop Idol), va plus loin qu’un simple programme de variétés un peu mièvre. Il vaut surtout par son jury, qui fait l’essentiel du spectacle avec ses commentaires pleins de références. Tous les ans, il a aussi son candidat-chouchou, un rocker grunge en 2004, un grand dadais à la voix aigüe l’année dernier, et cette fois-ci un crooner dandy avec une barrette dans les cheveux.
Je vais rater la finale mercredi car je serai en voyage dans une ville européenne célébrée mondialement. Mais dès samedi prochain, un nouveau gros coup se prépare avec Secret Story, un Big Brother à la française dans lequel les candidats seront porteurs d’un secret qu’ils devront tenter de dissimuler aux autres. Je ne peux pas jurer que je ne jetterai pas un coup d’œil…
P.S. Je partirai à la chasse aux références écossaises dans la ville où je vais passer quelques jours. Ce devrait être un challenge, mais sait-on jamais.
jeudi, juin 07, 2007
Le logo de la discorde

Ce n'est pas un scoop puisque les presses britannique et française s'en font les gorges chaudes : le nouveau logo du comité d'organisation des Jeux olympiques de Londres en 2012 suscite la controverse. C'est vrai qu'il a une drôle de tête, tout en angles aigus. Certains y voient une croix gammée déstructurée, moi, il me fait penser au constructivisme russe. Des pétitions qui circulent en Grande-Bretagne pour appeler à son retrait ont déjà recueilli 45 000 signatures. Quant au film de présentation diffusé sur le site officiel de London 2012, il a été retiré après avoir provoqué des crises d'épilepsie ! Il est visible sur Youtube, attention aux âmes sensibles :
Il y a quand même un progrès par rapport aux logos de ce genre d'événements qui présentent en général des bonhommes souriants les bras en l'air ou des traits de couleurs rappelant les anneaux olympiques. Le symbole de la candidature de Glasgow aux Jeux du Commonwealth en 2014 par exemple :
Reste qu'on peut se demander si un logo, aussi ambitieux soit-il, vaut les 400 000 livres qu'il a coûté -c'est la facture annoncée pour London 2012. On peut noter aussi que les Français aiment bien se jeter sur ce genre de polémique qui les venge quelque peu de la déception de s'être fait souffler l'organisation des Jeux. Pas très fair play tout ça...
vendredi, mai 25, 2007
Miscellanies
Journées trop chargées, soirées trop courtes, je n'ai pas eu le temps d'alimenter ce blog aussi souvent que je le souhaitais dernièrement. C'est bizarre, ça a l'air contagieux.
En quelques lignes, avant de m'absenter pour plusieurs jours, les sujets sur lesquels j'aurais pu m'étendre davantage :
-la crise de la presse n'est pas une exclusivité française. The Herald, quotidien de qualité basé à Glasgow, a annoncé plusieurs suppressions de postes parmi ses journalistes. Je ne sais pas si économiser sur les salaires est une bonne solution, mais je trouve qu'ils devraient investir sur leur site Internet. On ne peut plus être un quotidien aujourd'hui et ne pas remettre son site à jour plusieurs fois dans la journée.
-encore un accident de train en Grande-Bretagne, cette fois entre Glasgow et Edimbourg. Je compatis avec les commuters.
-une des premières prises de position publiques d'Alex Salmond, le nouveau First Minister écossais, indépendantiste, a été en faveur d'une représentation de l'Ecosse aux Jeux olympiques. Le papa de la footballeuse Julie Fleeting, qui lui interdisait de participer sous la bannière britannique, ne pourrait qu'approuver. On peut comprendre l'importance symbolique d'une telle innovation, mais est-ce vraiment la priorité face aux maux qui touchent l'Ecosse (santé publique, criminalité...) ?
-je lis avec appréhension toutes les informations qui concernent la disparition de Madeleine McCann, petite fille anglaise enlevée au Portugal : dernière photo de l'insouciance en vacances, interrogatoire d'un suspect... Bien sûr, la mobilisation européenne autour de cette enfant (dans les stations-services, les supermarchés, par SMS, même au Festival de Cannes) peut sembler excessive par rapport à d'autres cas d'enlèvements, voire perdue d'avance. Mais je m'identifie aux parents qui ne peuvent pas perdre espoir. Il paraît qu'ils sont conseillés par un spécialiste en communication qui les engage à tout faire pour que Maddie reste à la une de l'actualité. Le site officiel des proches de la fillette est ici.
Bon, je ne vais pas quand même pas finir là-dessus ? Pour me remonter le moral, je pense à ça :
(Bob the builder, un des personnages préférés de mon fils aîné. Cette photo a été prise à Largs, sur la côte ouest écossaise. On y retourne cet été, j'ai promis !)
En quelques lignes, avant de m'absenter pour plusieurs jours, les sujets sur lesquels j'aurais pu m'étendre davantage :
-la crise de la presse n'est pas une exclusivité française. The Herald, quotidien de qualité basé à Glasgow, a annoncé plusieurs suppressions de postes parmi ses journalistes. Je ne sais pas si économiser sur les salaires est une bonne solution, mais je trouve qu'ils devraient investir sur leur site Internet. On ne peut plus être un quotidien aujourd'hui et ne pas remettre son site à jour plusieurs fois dans la journée.
-encore un accident de train en Grande-Bretagne, cette fois entre Glasgow et Edimbourg. Je compatis avec les commuters.
-une des premières prises de position publiques d'Alex Salmond, le nouveau First Minister écossais, indépendantiste, a été en faveur d'une représentation de l'Ecosse aux Jeux olympiques. Le papa de la footballeuse Julie Fleeting, qui lui interdisait de participer sous la bannière britannique, ne pourrait qu'approuver. On peut comprendre l'importance symbolique d'une telle innovation, mais est-ce vraiment la priorité face aux maux qui touchent l'Ecosse (santé publique, criminalité...) ?
-je lis avec appréhension toutes les informations qui concernent la disparition de Madeleine McCann, petite fille anglaise enlevée au Portugal : dernière photo de l'insouciance en vacances, interrogatoire d'un suspect... Bien sûr, la mobilisation européenne autour de cette enfant (dans les stations-services, les supermarchés, par SMS, même au Festival de Cannes) peut sembler excessive par rapport à d'autres cas d'enlèvements, voire perdue d'avance. Mais je m'identifie aux parents qui ne peuvent pas perdre espoir. Il paraît qu'ils sont conseillés par un spécialiste en communication qui les engage à tout faire pour que Maddie reste à la une de l'actualité. Le site officiel des proches de la fillette est ici.
Bon, je ne vais pas quand même pas finir là-dessus ? Pour me remonter le moral, je pense à ça :
(Bob the builder, un des personnages préférés de mon fils aîné. Cette photo a été prise à Largs, sur la côte ouest écossaise. On y retourne cet été, j'ai promis !)
samedi, mai 12, 2007
Guilty pleasure
En couverture de titres piochés la semaine dernière : Victoria Beckham est jalouse de Geri Halliwell parce qu'elle a une fille (elle a toujours l'air contrarié de toute façon), Britney Spears a perdu du poids (good for her), Jade Goody (la gagnante de Big Brother qui a proféré des insultes racistes envers une actrice indienne) est en vacances. C'est du pop corn pour les yeux et le cerveau, ça ne fatigue pas trop la tête et ça permet d'apprendre des expressions typiques comme "flab" (graisse), "hubby" (petit nom pour husband) ou "WAG" (wife and girlfriend... de footballeur).
Pour une lecture un peu plus consistante, j'achète aussi Vanity Fair. J'aime bien leur slogan : "Glossy on the outside, gritty on the inside".
mercredi, mai 09, 2007
Thatcher ou Blair
La plupart des journaux britanniques voient d'un bon oeil Nicolas Sarkozy, notre nouveau président de la République (et oui, il faut s'y faire). The Economist et The Times l'ont tous deux décrit comme "une chance pour la France", essentiellement sur la base de son programme économique. Ce qui ressort de tous ces commentaires, c'est que Sarkozy tient à la fois de Thatcher et de Blair. D'un côté, il est prêt à passer en force pour briser ce qu'il considère des rigidités françaises comme les régimes spéciaux de retraite, une posture résolument thatchérienne. Par d'autres côtés, il s'inscrit dans les pas de Tony Blair avec ses discours sur la tolérance zéro. On attend de voir quelle tendance va l'emporter (pour l'instant, on l'a surtout vu en croisière en Méditerranée).Je rêve d'un Tony Blair pour la France, mais d'un Blair première période, jeune, capable de rassembler son pays, certes un peu marketing mais avec du fond aussi et portant un vrai programme social. Il y a dix ans, il avait quand même de la gueule.
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