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samedi, juin 06, 2009

Europe votes

L'Europe élit ses députés ces jours-ci (dimanche en France) mais on ne peut pas dire que la campagne passionne les foules. Au hasard des candidatures, on tombe pourtant sur des listes cocasses :

-une mystérieuse Union des gens, tout un programme,
-un parti qui veut nous faire tous parler espéranto,
-un parti pour la décroissance dont l'emblème est un escargot qui traverse l'écran au ralenti,
-une alliance royale pour qui la solution aux problèmes de la France est le retour de la monarchie.

Il y a aussi d'autres candidats moins amusants mais au moins, ceux-là m'ont fait sourire.

jeudi, septembre 25, 2008

Scottish independence : it's coming...

Bon, soyons sérieux cinq minutes. Il est impossible de parler de l'Ecosse sans aborder le sujet qui est dans tous les esprits sur place : l'indépendance bien sûr. Pour moi qui vais régulièrement en Ecosse depuis douze ans, je suis frappée à chaque visite de voir à quel point les signes du nationalisme écossais sont de plus en plus présents : croix de Saint-André aux portes des maisons, symbole du Scottish National Party (SNP) à l'arrière des voitures (photo), sujets exaltant le patriotisme dans la presse...

Ce qui pouvait apparaître comme un folklore sympathique il y a quelques années prend aujourd'hui la forme d'un vrai débat où la question du pétrole de la mer du Nord prend une importance capitale. Evidemment, la victoire du SNP aux élections locales en 2007 a fait monter la pression d'un cran. Alex Salmond, le premier ministre écossais, a promis d'appeler à un référendum sur l'indépendance en 2010.

Autre signe qui ne trompe pas : l'échec du Parti travailliste dans son fief supposé imprenable de Glasgow Est lors d'une récente élection partielle. Pour tous les habitants de Glasgow, si le SNP a réussi à ravir ce siège, c'est que le basculement est proche. L'Ecosse se prend à rêver de devenir une nouvelle Norvège, investissant les revenus du pétrole dans un fond lui assurant l'autonomie financière. Un nouveau fond souverain ! Mais la Norvège a créé ce fond en 1990. Avec la raréfaction annoncée du pétrole, n'est-il pas déjà trop tard ?

Je reviens toujours à ce passage de Exit Music, le dernier roman de l'auteur écossais Ian Rankin :

(...) a pipe-smoker was arguing for full-scale independence, while his English-sounding neighbour teased that the south would be glad of the break-up -"and no bloody alimony !""North Sea oil's the only alimony we'll need", the pipe-smoker said."It's already running out. Twenty years and you'll be back with the begging-bowl.""In twenty years we'll be Norway.""Either that or Albania."

Une chose est sûre : les années à venir vont être très intéressantes. On n'a pas fini d'entendre parler de l'Ecosse...

jeudi, mai 01, 2008

Happy Labour Day

Le 1er mai, jour du travail, en France, c'est sacré. Ce jour-là, on se repose (si on peut), on défile (si on y croit).

Comme j'habite sur le trajet de la manifestation parisienne du 1er mai, entre République et Nation pour ceux qui connaissent, j'ai pris quelques images du défilé. Il y avait de tout : des communistes, des trotskistes, des homos, des sans-papiers, des Irakiens, des Palestiniens, des Colombiens, des Comoriens, des curieux, des familles, des odeurs de merguez, des chants révolutionnaires...

Grande première pour moi, j'ai bricolé de mes doigts malhabiles une petite vidéo à visionner ci-dessous. Notez la petite fille qui tend le poing au début. Les manifs, ça s'apprend tôt en France.


May 1st demonstrations are a tradition in France. All causes are represented, from Palestinians to Kurds or Corsican nationalists, and also families as you can judge from the video, which I knocked up on my camera.

dimanche, mars 30, 2008

Lizzie & Nico

Mieux qu'une visite à Disneyland : un séjour au château de Windsor. Le président français Nicolas Sarkozy et son épouse ont dû assimiler toutes les règles de l'étiquette lors de leur rencontre avec la reine dite d'Angleterre (en fait, britannique) le 26 mars dernier : la révérence, la promenade en carrosse, le dîner en queue-de-pie... Mais notre fougueux président n'a pas pu s'empêcher de faire la conversation à la souveraine, alors que c'est formellement interdit ! C'est la reine qui parle la première, on ne s'adresse à elle que si elle vous interroge. Doh !

Cette scène m'a fait penser au film The Queen, où le personnage de Tony Blair n'en mène pas large face à une reine incarnée à la perfection par Helen Mirren.

La photo est tirée de Libération du 27 mars.

The French president Nicolas Sarkozy made a major faux pas on his visit to Windsor last Wednesday when he addressed the queen directly. You're supposed to wait until she asks you a question. But poor Lizzy has been through much worse over the years.

samedi, février 09, 2008

Coincidence round the corner

Le kiosque à journaux en bas de chez moi a affiché les unes de deux magazines de la semaine. L'effet est cocasse. Une chose est sûre : l'état de grâce est bien fini.

The frontpages of two magazines are displayed on my local newsagent. "What's going wrong ? " says the first. "Disappointment" says the other with a similar-looking picture of French president Nicolas Sarkozy.

mercredi, janvier 16, 2008

Another gem from Ian Rankin

Santa Claus was very generous with me this Christmas. As well as the aforementioned designer chocolates, earrings, a necklace and various other things, he brought me the latest Ian Rankin's novel, Exit Music (Orion Books). Ian Rankin is well-known for his crime stories set in Edinburgh, among them The Naming of the Dead, A Question of Blood, Set in Darkness, Dead Souls... It all sounds very gloomy, but don't give up just yet.

His main character is Inspector John Rebus, a rebellious cop with a no-nonsense approach to Scottish politics. His team-mate is Detective Siobhan Clarke, an English "expatriate" who thinks better of having an affair with him, despite their mutual attraction. Rebus's arch rival is gangster Big Ger Cafferty.

They all appear in the latest opus, but the best thing about the book is the political background (the story takes place in November 2006, in the run-up to the Scottish elections which the Scottish National Party went on to win). As the investigation on two murders unfolds, you read about the smoking ban, the obsession with security cameras, the baffling architecture of the Scottish parliament, the prospect of independence and the arrival of Russian investors in Scotland. The style is fluid, ladden with colloquialisms ("I used to go to the kirk", "Oh aye ?") and references to Scottish artists (Bert Jansch, John Martyn, Douglas Gordon)...

I might as well quote a few passages. If you want to know more about today's Scotland, it's the page-turner you need.

Page 43 : When smoking had been banned, back in March, Rebus had foreseen disaster for places like the Oxford Bar -traditional pubs catering to basic needs : a pint, a cigarette, horse-racing on TV and a hotline to the local turf accoutant. Yet most of its haunts had survived, albeit with reduced takings. True to form, however, the smokers had formed a stubborn little gang that would congregate outside, trading stories and gossip. Tonight, the talk was the usual mix : someone was giving his views on a recently opened tapas bar, while the woman alongside wanted to know what the quietest time was to visit Ikea ; a pipe-smoker was arguing for full-scale independence, while his English-sounding neighbour teased that the south would be glad of the break-up -"and no bloody alimony !"
"North Sea oil's the only alimony we'll need", the pipe-smoker said.
"It's already running out. Twenty years and you'll be back with the begging-bowl."
"In twenty years we'll be Norway."
"Either that or Albania."
"Thing is", another smoker interrupted, "if Labour lost its Scottish seats at Westminster, it'd never get elected again south of the border."
"Fair point", the Englishman said.
"Just after opening or just before closing?" the woman was asking.
"Bits of squid and tomato", her neighbour stated. "Not bad once you got the taste..."

Page 299 : Tourist were milling around, a few interested in the Parliament building but the majority keener on the Palace of Holyrood across the street. One or two seemed to be puzzling over the vertical bamboo bars across some of the Parliament's windows.
"Join the club", Rebus muttered, stubbing the cigarette and heading inside. As he emptied his pockets and prepared for the metal detector at security, he asked one of the guards about the bamboo.
"Search me", the man said.
"Isn't that supposed to be my line ?" Rebus replied.

Page 300 : Rebus still wasn't sure about this vast, echoing interior. If someone had told him he was in an airport, he might have believed them. He couldn't tell what sort of statement it was supposed to be making. One newspaper report from a few years back had stuck in his mind, the journalist speculating that the building was too elaborate for its actual purpose and was, in fact, "an independent parliament in waiting". Made sense when you remembered that the architect was Catalan.

Si vous voulez en savoir plus sur l'Ecosse actuelle, lisez le dernier roman de Ian Rankin, Exit Music. Cet auteur écossais situe toutes ses enquêtes policières à Edimbourg, avec pour héros l'inspecteur rebelle John Rebus. Dans ce dernier épisode en date, il est question des élections au Parlement écossais (l'histoire se passe quelques mois avant le scrutin de mai 2007), de l'éventuelle indépendance, de l'interdiction de fumer dans les pubs, de l'obsession locale pour les caméras de surveillance, et de l'arrivée en masse des investisseurs russes. Oh, et il y a aussi une enquête sur un double meurtre, mais c'est presque le moins intéressant.

lundi, décembre 10, 2007

Remembering Lockerbie

La visite d'Etat du colonel Kadhafi à Paris, qui commence aujourd'hui jusqu'à vendredi, ravive immanquablement le souvenir de l'attentat de la PanAm le 21 décembre 1988. Un acte de terrorisme qui a non seulement coûté la vie à 259 passagers et membres d'équipage en route vers les Etats-Unis, mais a aussi touché un village écossais qui avait le malheur de se trouver quelques milliers de pieds plus bas.

Parfois, la Realpolitik a ses raisons que la raison a du mal à accepter.

Lockerbie, Dec. 21, 1988. A date difficult to forget as Libyan leader Gadhafi arrives in France for an official visit this week.

jeudi, octobre 18, 2007

Nicolas-Cécilia : so what ?

Les médias français sont en boucle depuis plusieurs jours à propos de la séparation, aujourd'hui officielle, du président Nicolas Sarkozy avec sa femme Cécilia. La rumeur a gonflé sur Internet, alimentant les conversations à la machine à café ("il paraît qu'il est avec X", "en fait, elle est toujours avec Y"). J'ai beau retourner le sujet dans tous les sens, j'ai du mal à cerner son intérêt politique, ou même simplement journalistique, mis à part pour la presse people. Certes, le couple a suffisament utilisé son bonheur conjugal à des fins de communication en des temps meilleurs pour ne pas s'étonner qu'on s'intéresse à ses déboires aujourd'hui. Mais autant je comprends que l'on veuille éclaircir le rôle joué par Cécilia Sarkozy dans la libération des infirmières bulgares en Libye, autant j'ai du mal à me passionner pour une nouvelle qui relève de la vie privée (vous me direz, je suis en train d'en parler. Mais après j'arrête, promis). Qu'un couple se sépare après vingt ans de vie commune, ce n'est hélas que tristement banal.

Peut-être que, confusément, les citoyens se disent qu'un homme qui n'est pas capable de sauver son couple n'est pas non plus apte à diriger un pays. Mais personnellement, je n'ai pas besoin d'un mari idéal à la tête de l'Etat, juste d'un dirigeant responsable. Et de ce point de vue-là, il y a bien d'autres raisons de s'inquiéter (tests ADN pour les étrangers, délit d'initiés chez EADS, grève des services publics aujourd'hui-même...).

Je me demande aussi ce que les médias britanniques feraient d'une telle information si elle se passait chez eux. Pas sûr que la chasse aux scoops qui s'en suivrait serait un modèle d'investigation journalistique. Pour ma part, la réserve sur la vie privée des hommes politiques (dans la mesure où elle n'a aucune implication publique), pratiquée en France jusqu'à présent, me convenait tout à fait. Il est vrai que ce sont les politiques eux-mêmes, à commencer par Nicolas Sarkozy en de multiples unes de Paris Match, qui ont ouvert la boîte de Pandore...

For the last few days, French media have been rambling on about the imminent (and now official) separation between our president Nicolas Sarkozy and his wife Cécilia. They may think that a president who loses the trust of his own wife is not able to rule a country. But really, his politics are more important than his marital status. I'm more concerned about his plans on immigration or pensions. Chances are the statement was released today to divert the attention from the massive strikes that are taking place across the country. I can hear the clamour from the demonstration down the road just as I'm writing.

In the UK, no doubt, tabloids would be on the hunt for more details. But as long as it doesn't have politic consequences, I don't think this is relevant news. I've talked enough about it already.

dimanche, juillet 01, 2007

Cheer up, Glasgow

Lorsque j'ai entendu à la radio ce matin que la menace terroriste était maximale en Grande-Bretagne, j'ai eu le pressentiment qu'il s'était passé quelque chose à Glasgow. Sure enough, "two crackpots", comme Mr Clerk les a immédiatement surnommés, ont précipité leur Jeep Cherokee enflammée sur une des entrées de l'aéroport international de Glasgow, of all places !

En tant que troisième plus grande ville du Royaume-Uni, il n'y avait pas de raison que Glasgow reste hors de la ligne de mire des terroristes, surtout avec un nouveau premier ministre écossais.

Lorsque l'on vit à Paris, on s'habitue à vivre avec une menace permanente. On est obligé d'y penser quand on entend les messages de sécurité à longueur de journée dans le métro ("Signalez tout bagage abandonné" etc...).

Cheer up,
habitants de Glasgow, this is the world we live in, we are all in this together. Mais surtout, ne vous laissez pas démoraliser.

Photo : Cr055F1RE

mercredi, juin 27, 2007

The Deal

C'était prévu, on y est : Tony Blair cède officiellement la place à son successeur désigné Gordon Brown. J'ai déjà dit (ici et ) ce que je pensais de l'ancien et du nouveau Prime minister britannique. Plutôt du bien, malgré les dérives du premier et l'austérité du second. Mais quand même, j'aimerais bien être dans le secret des dieux pour savoir ce que Gordon dira à Tony au moment de la passation de pouvoir. Quelque chose comme "About time too..."

vendredi, juin 08, 2007

Choses entendues sur l'actualité

Après l'effervescence de l'élection présidentielle en France, les prochaines élections législatives dont le premier tour a lieu dimanche suscitent beaucoup moins d'émoi. Tout le monde est un peu blasé et s'attend à une vague bleue pour confirmer la large victoire du candidat de droite. J'ai un ami qui se présente à Paris comme suppléant sous l'étiquette des Verts. Je l'ai rencontré hier à l'entrée du métro, en train de distribuer des tracts dès potron-minet. C'est une belle preuve d'engagement citoyen et une bonne expérience quelle que soit sa carrière politique future. Mais lui-même est désabusé par l'état de son parti. L'écologie s'est diffusée dans l'ensemble du débat public et a du mal à justifier sa place comme force politique à part entière. Heureusement, je ne suis pas inscrite dans la circonscription où il se présente, cela m'évite de culpabiliser de ne pas voter pour lui !

Une des premières mesures annoncés par notre nouveau président est la déduction fiscale des intérêts de crédits immobiliers. Bien que propriétaire moi-même, je trouve cette idée injuste pour tous ceux qui ne peuvent pas se payer le luxe d'acquérir leur logement. Une autre de mes connaissances, trentenaire célibataire vivant à Paris qui cherche à acheter, en a fait l'expérience : "Alors que les prix commençaient à baisser, les offres sont gelées dans l'attente de la réforme, et le marché va repartir à la hausse dès son adoption. C'est une mesure qui favorise ceux qui sont déjà propriétaires."

Il s'appelle Abitur en Allemagne, Maturité en Suisse, A Level en Angleterre. Le bac démarre lundi en France pour 640 000 lycéens. Il y a deux jeunes filles dans mon entourage qui passent leur bac français cette année : bon courage les filles ! On ne le sait pas forcément, mais l'Ecosse a son propre examen de fin d'études secondaires, différent du système anglais. Il s'appelle Highers. Il me semble plus facile que le bac car on peut choisir ses matières. Mais il faut avoir les meilleurs notes pour espérer être admis dans les meilleures universités.

lundi, mai 14, 2007

Une pensée pour Gordon Brown

C'est vrai qu'il n'a pas le charisme de Tony Blair, mais j'ai de la sympathie pour Gordon Brown, son successeur annoncé. Ce n'est pas ses sourcils broussailleux, sa mine austère ou son agaçante manie de laisser pendre sa lèvre supérieure lors de ses discours qui me séduisent. Mais j'apprécie son sérieux, sa probité apparente, sa compétence en économie... et le fait qu'il soit Ecossais ! Et puis mon côté sentimental ne peut s'empêcher de compatir avec un homme qui a vécu des drames personnels. Après être resté de longues années célibataire, il s'est marié sur le tard en l'an 2000 mais hélas sa première fille est décédée quelques jours après sa naissance. Il a depuis eu deux fils, mais le petit dernier est atteint de mucovicidose. On peut comprendre qu'il n'ait pas envie de rire tous les jours.

mercredi, mai 09, 2007

Thatcher ou Blair

La plupart des journaux britanniques voient d'un bon oeil Nicolas Sarkozy, notre nouveau président de la République (et oui, il faut s'y faire). The Economist et The Times l'ont tous deux décrit comme "une chance pour la France", essentiellement sur la base de son programme économique. Ce qui ressort de tous ces commentaires, c'est que Sarkozy tient à la fois de Thatcher et de Blair. D'un côté, il est prêt à passer en force pour briser ce qu'il considère des rigidités françaises comme les régimes spéciaux de retraite, une posture résolument thatchérienne. Par d'autres côtés, il s'inscrit dans les pas de Tony Blair avec ses discours sur la tolérance zéro. On attend de voir quelle tendance va l'emporter (pour l'instant, on l'a surtout vu en croisière en Méditerranée).

Je rêve d'un Tony Blair pour la France, mais d'un Blair première période, jeune, capable de rassembler son pays, certes un peu marketing mais avec du fond aussi et portant un vrai programme social. Il y a dix ans, il avait quand même de la gueule.

samedi, mai 05, 2007

C'est plié

Demain, j'irai voter sans enthousiasme, car le résultat semble acquis. Mais si la France n'a rien de passionnant actuellement, raison de plus pour regarder ce qui se passe ailleurs. Et d'abord en Ecosse, bien entendu. Watch this space !

(Ci-dessus, une photo qui circulait par e-mail entre les deux tours, légendée : "Bientôt dans toutes les mairies françaises". Eh oui, l'un des candidats est vertically challenged comme on dit...)

vendredi, mai 04, 2007

Blogueurs-électeurs

J'ai adoré visiter les sites de blogueurs-électeurs écossais. Sur Silversprite, on a pu suivre une journée d'élection sur l'île de Bernerey, 128 habitants, dont un fermier qui est venu accomplir son devoir civique en tracteur. Les photos sur ce blog sont magnifiques. Ces plages, on se croirait aux Maldives !

Mo à Falkirk a fait partager ses impressions, avant (sur ce "crétin" de Jack McConnell, le futur ex-First minister), pendant (un système de vote par correspondance sans queue ni tête) et après (toujours pas de résultat au petit-déjeuner). Maintenant, j'attends tes commentaires sur les résultats !

Un Parlement sans Tommy Sheridan

Une chose au moins est sûre ce soir, c'est que Tommy Sheridan a perdu son siège au Parlement écossais. Tommy Sheridan est cet homme politique d'extrême gauche qui s'est fait connaître lors de la bataille contre la Poll tax dans les années 80. Récemment, il a surtout fait parler de lui pour un scandale sexuel qui a tenu en haleine toute l'Ecosse l'été dernier, et pour sa propension à fréquenter les instituts de bronzage. Splendeur et décadence d'un héros.

Photo : Duncan Brown

Mixed feelings

Quelle pagaille ! C'est la meilleure traduction pour "cock-up", non ? La plus polie en tout cas. Les élections au Parlement écossais qui se tenaient hier ont été marquées par plusieurs dysfonctionnements, parmi eux des dizaines de milliers de bulletins invalidés, des retards dans le comptage électronique des voix et le brouillard qui a empêché un hélicoptère de décoller d'Inverness pour aller chercher les urnes de l'île de Barra, dans les Hébrides. En se levant ce matin, les Ecossais ne connaissaient toujours pas le résultat. Ce soir, on sait que le Scottish National Party a remporté les élections par une voix d'avance (47 à 46 pour le Labour). Son charismatique (hem) leader, Alex Salmond, devrait donc succéder au sexy (a-hem) Jack McConnell comme Premier ministre écossais mais devra faire alliance avec les Libéraux-Démocrates. Le SNP a promis qu'il proposerait un référendum sur l'indépendance dans trois ans. Sera-ce possible avec une coalition ?



Je suis allée voir le résultat dans "notre" circonscription, Glasgow Kelvin : Labour. Oh well. Difficile de dire avec certitude ce que nous aurions voté si nous avions été sur place. N'ayant pas vécu ces dernières années en Ecosse, nous n'avons pas expérimenté la désillusion envers le Labour. En France, on note surtout que le Royaume-Uni a prospéré sous l'ère travailliste : moins de chômage, des investissements dans la santé et l'éducation... Mais le Labour est devenu un parti de notables usé par le pouvoir. Le vote SNP témoigne d'une volonté de prendre son destin en mains et surtout d'essayer une alternative après la déception des Travaillistes et le rejet des Conservateurs.

Au vu des forums sur Internet, j'ai noté des similitudes entre cette campagne et celle du référendum sur la Constitution européenne en France, en 2005 : les internautes exprimaient une défiance envers les médias, plutôt hostiles au SNP et à l'éventualité de l'indépendance. Mais ce n'est pas un landslide (victoire écrasante) non plus pour le SNP. Et le faible taux de participation montre que les Ecossais sont un peu résignés face à la politique.

Je persiste à penser que l'indépendance est une fausse bonne idée pour l'Ecosse. Si je comprends la volonté de s'affirmer face à Westminster, pour moi le seul horizon politique c'est l'Europe, l'ouverture des frontières et l'encouragement aux échanges. Les nations ont tout intérêt s'ouvrir aux autres plutôt qu'à se replier sur elles-mêmes. Et cela vaut pour la France aussi ! Mais ce genre de réflexion n'est pas très à la mode actuellement. Qui parle de l'Europe ?

Dans deux jours, c'est la France qui vote. On va moins rigoler.

jeudi, mai 03, 2007

Bon vote

Une pensée pour les habitants de l'Ecosse qui élisent leurs députés au Parlement écossais aujourd'hui. A bientôt pour les résultats.

A noter que tous les résidents participent à ce scrutin, Anglais et Français compris. Les Ecossais domicilés à l'étranger en sont exclus. Tant pis pour Sean Connery, qui soutient le SNP (Scottish National Party, séparatiste, favori des élections) tout en vivant à Marbella la moitié de l'année.

dimanche, avril 22, 2007

Ouf

Le pire a été évité. J'étais prête à demander l'asile politique à l'Ecosse si l'extrême-droite était arrivée au second tour.

A voté

J'ai effectué mon devoir électoral ce matin, dans un bureau de vote plein à craquer. Encore une fois, Mr Clerk s'est étonné d'un système français qui gaspille des kilos de papier pour les bulletins alors qu'au Royaume-Uni il suffit de cocher un nom sur une liste. Bref.

L'organisation des élections est très encadrée en France. La campagne est officiellement close depuis vendredi soir, et il est interdit de diffuser de nouveaux sondages jusqu'au résultat. Sauf qu'avec Internet, il est possible d'accéder à des estimations sur des sites étrangers (je ne donnerai pas les liens, j'ai le sens civique !). Un de mes collègues a annoncé qu'il attendrait 18 h pour aller voter en fonction des informations disponibles sur Internet. C'est idiot (et pourtant, je l'aime bien, ce collègue). Ce ne sont pas quelques votes entre 18 h et 20 h qui vont changer le résultat. Il vaut mieux voter selon ses idées.

N.B. L'affichette au-dessus du numéro du bureau de vote met en garde contre les menaces d'expulsion de parents d'élèves sans papier...