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samedi, février 02, 2008

Making up for lost time

Je l'avoue, je n'ai pas été très assidue sur ce blog ces derniers jours. Ce ne sont pas quelques photos de restaurants qui vont donner le change (quoique, ils sont vraiment bien, allez-y). Non, vraiment, j'avais la tête ailleurs. Et pourtant, l'actualité me ramenait souvent de l'autre côté de la Manche.

Prenez l'affaire de la Société Générale par exemple. C'est notre Northern Rock à nous ! Puissance dix, même. Pensez -5 milliards d'euros engloutis par un seul homme. Plus fort que Nick Leeson ! (Je sais, c'est plus compliqué que ça. Je suis bien placée pour le savoir, j'ai bossé dessus. Je ne suis pas mouillée dans le scandale, je vous rassure. C'est simplement mon boulot de suivre ce genre d'info. Pour connaître les derniers développements de l'affaire, je vous renvoie aux sites d'actualité). Au moins, au contraire de Northern Rock, on n'a pas vu des files de clients affolés faire la queue devant les agences. Pas encore...

Que lis-je dans mes journaux écossais préférés ? Des conditions climatiques désastreuses sur tout le pays, un navire en perdition au large de St Kilda. Et moi qui ai prévu de passer mes vacances d'été dans les Hébrides ! Blague à part, j'espère que mes amies blogueuses écossaises n'ont pas trop souffert.

Photo : ArjunaWeeping

Et puis n'oublions pas, demain, Ecosse-France à Murrayfield, pour le tournoi des Six Nations de rugby. Pitié, Messieurs les joueurs écossais, faites bonne figure ! Que je n'ai pas encore droit aux sarcasmes lundi matin au bureau !

[Edit dimanche soir : encore raté.]

The Société Générale story is our very own Northern Rock-meets-Nick Leeson scandal. It's kept me on tenterhooks for the last ten days.

Scotland, like the rest of the British isles, has been hit by gale force winds. I hope all my Scottish fellow bloggers are safe and sound. I also hope the weather will be better for my summer holidays in the Hebrides.


Tomorrow, France meets Scotland at Murrayfield for the Six-Nation
rugby tournament. Please, please, please, dear Scottish players, don't make fools of yourselves ! Or I'll be jeered at in the office on Monday.

[Edit on Sunday evening : more jeering and sneering are to be expected tomorrow at the office.]

P.S. Do you imagine Gordon Brown cavorting with a former model turned singer ? Me neither. In France, it's possible.

mardi, octobre 16, 2007

Confessions

J'ai un aveu à faire.
Je n'en suis pas très fière.
Je me lance.

Voilà : pour la finale de dimanche entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud dans la Coupe du monde de rugby, je crois bien que je vais soutenir l'équipe d'Angleterre.

Je sais, c'est impensable pour une Ecossaise par alliance. Et puis ils jouent mal, et ils n'ont pas bon esprit, et les journaux anglais se sont déchaînés contre les Français.

Tout cela est vrai mais rien n'y fait. C'est la règle de la proximité qui s'applique : le Quinze de la rose représente l'Europe et ce sont les joueurs que je connais le mieux. Les Sud-Af', désolée, à part Percy Montgomery, je ne les ai pas mémorisés. En plus, ils sont favoris et je suis toujours en faveur du challenger. Pire, lors de la demi-finale contre les Français de sinistre mémoire, j'ai apprécié l'agilité de Jason Robinson, le self-control de Jonny Wilkinson et le retour inattendu (avec un peu moins de cheveux) de Lawrence Dallaglio, que je croyais en retraite.

A ma décharge, je précise que lors de cette funeste rencontre, Mr Clerk, tout Ecossais qu'il est, soutenait l'Angleterre, au motif qu'elle représentait les îles britanniques. Des siècles de persécution pour en arriver là... ;-)

I'm a bit ashamed to say that I plan on supporting England in the final of the rugby world cup against South Africa on Sunday. There's no denying it, I know the English players better and I admire Jason Robinson's agility, Jonny Wilkinson's self-control and Lawrence Dallaglio's longevity, albeit with less hair. I won't be shouting "Come on, England", though. I still have some dignity.

Photo : joneew


mardi, octobre 09, 2007

Quelques images de la journée de dimanche



Saint-Paul-Le Marais, quartier écossais - Ecosse-Argentine, j'y étais ! - Les supporters argentins étaient déjà très chauds dans le métro - Les hymnes - Les Ecossais étaient là aussi.

Merci à Catherine et Alexandre qui m'ont permis de vivre cette soirée !

lundi, octobre 08, 2007

Le chardon n’a pas piqué le puma

Ce n’est pas encore cette fois-ci que l’Ecosse va nous éblouir par la brillance de son rugby. La défaite contre l’Argentine n’a rien de déshonorant. L’équipe au chardon a même plutôt bien commencé en marquant les trois premiers points du match, a réussi un bel essai et s’est battue jusqu’au bout. Mais comment dire… Trop de ballons perdus bêtement, de fébrilité, d’improvisation dans les passes. Qu’est-ce qui leur a manqué ? « Des Français dans leur équipe » a ironisé un de mes compagnons de travée. En tout cas l’expérience des grande confrontations, la maîtrise technique, la motivation, la faim de victoire que les Français ont démontrée contre les All Blacks.

Bizarrement, la presse française était moins sévère que moi ce matin. J’ai lu que l’Ecosse aurait pu et même dû gagner. J’ai eu droit aux condoléances de mes collègues, c’était sympa. Une chose est sûre, c’est que les Argentins ont joué comme des bourrins. Je dirais même comme des footballeurs, avec beaucoup de cinéma : et que je me roule par terre de douleur, et que je gère mon avance au score en attendant la faute de l’adversaire... Les supporters argentins étaient les plus nombreux autour de nous mais ils n’avaient vraiment pas de raison de pavoiser.

Sinon voir un match au Stade de France est toujours aussi impressionnant. Le bâtiment est grandiose, surtout de nuit, et la vision d’une arène de 80 000 places est grisante. Malgré la température agréable, l’ambiance était moins chaude que France-Ecosse en mars dernier. Une fanfare argentine et une cornemuse écossaise en fond sonore n’ont pas suffi à soulever l’enthousiasme des foules. Il n’y a même pas eu de ola ! Mais tout de même une Marseillaise entonnée par les nombreux supporters français.

Maintenant, tous unis contre l'Angleterre !

Last night's Scotland-Argentina was not a display of great rugby. Argentina won without passion. Scotland did its best but lacked confidence. One thing’s for sure : the Stade de France is definitely a great building. Overall, a good night out, albeit frustrating for the Thistles. I hope they'll have their revenge with a clear French victory over England !

dimanche, octobre 07, 2007

Pride and tenacity

Ce que j'aime bien chez les Français, en sport du moins, c'est le sursaut d'orgueil dont ils sont capables de faire preuve quand la situation semble désespérée. Hier face aux Néo-Zélandais, ils ne partaient pas favoris, ils étaient largement menés en fin de première mi-temps, et pourtant ils ont réussi à trouver les ressources pour l'emporter (photos sur Flickr ici).

Cela me rappelle la demi-finale de Coupe du monde du rugby en 1999, contre les All Blacks déjà, où ils ont créé l'exploit à la surprise générale. Je me souviens aussi de la finale de l'Euro 2000 (j'ai l'air super calée en sport, là, mais j'ai juste une bonne mémoire). La victoire semblait promise à l'Italie jusqu'à ce qu'un but de dernière minute n'envoie les deux équipes aux penalties, où, grâce à une suite de coups de bol, les Bleus ont eu raison des Transalpins.

Alors même si je suis un peu triste pour les All Blacks qui sont magnifiques à tous points de vue, et même si j'appréhende les récupérations politiques de ce résultat, je suis contente que le challenger ait défié les pronostics.

Maintenant, j'espère que les Ecossais prendront exemple sur cet esprit tenace face aux Argentins. Leur score vierge face à la Nouvelle-Zélande, même avec l'équipe B, ce n'est quand même pas glorieux. J'ai eu la chance d'obtenir un billet in extremis pour voir le match ce soir au Stade de France. Soyez à la hauteur, les gars !

The French beat the odds last night when they won over the super strong All Blacks. In rugby like in football, French teams often show a sense of pride and tenacity that allows them to stay cool under pressure. Now I hope Scottish players will follow their example tonight against Argentina. I managed to get a ticket at the last minute so they'd better be good. Scottish reputation is at stake !

jeudi, octobre 04, 2007

Mauvais joueurs

Le score sans appel des Glasgow Rangers face à l'Olympique lyonnais (3-0) : "Lyon battu par les modestes Rangers".
L'accession de l'équipe écossaise de rugby en quarts de finale de la Coupe du monde : "C'est l'Italie qui aurait dû gagner".
La victoire 1-0 contre la France en éliminatoire de l'Euro 2008 : "Oui, mais qu'est-ce qu'ils ont mal joué".

Voici ce que j'ai entendu ces derniers jours, dans les médias ou dans mon entourage, suite aux différentes réussites sportives de l'Ecosse. Certaines réflexions étaient clairement destinées à m'énerver (il y a quelques descendants d'Italiens au bureau) et ça marche. Mais plus généralement, j'y vois une condescendance française vis-à-vis de la "petite" Ecosse (les "modestes Rangers", je vous jure, je l'ai entendu à la radio). S'ils en sont arrivés là, en rugby comme en foot, c'est qu'ils ne doivent pas être si mauvais que ça. Moi je dis "que le meilleur gagne" et bonne chance aux Français et aux Ecossais. Enfin, surtout aux Ecossais...

mardi, septembre 25, 2007

Bonjour la "lose"

Je n'épiloguerai pas sur la lamentable performance de l'équipe écossaise de rugby dimanche dernier. Même s'ils n'avaient aucune chance de gagner contre la Nouvelle-Zélande (l'entraîneur avait même mis l'équipe B sur le coup pour préserver ses troupes), ils auraient au moins pu marquer trois points pour l'honneur. Enfin, il vaut mieux en rire, comme nous le propose cette publicité d'il y a sept ans :

Last Sunday's rugby result against New Zealand was a disgrace. I'd rather laugh about it with this whisky advert of 2000 :


Pub William Lawson's
envoyé par losamerikassos

samedi, septembre 15, 2007

The world is in Paris

Bon, je récapitule : des supporters en kilt qui ont hurlé toute la nuit près de chez mon amie Marie, d'autres prenant sagement leur petit-déjeuner en bas de chez moi, des compatriotes torse nu en train de boire de la bière dans une fontaine remplie de mousse, des saltires (drapeaux écossais) accrochés aux fenêtres des hôtels, et plein d'autres natifs de la patrie de William Wallace égayant les rues et les couloirs du métro avec leurs tartans rouges ou verts. Quand les Ecossais débarquent à Paris, ça se remarque.

Mais les mangeurs de haggis ne sont pas les seuls à avoir envahi la capitale. Avec la Coupe du monde de rugby, j'ai aussi vu des supporters sud-africains en vert et des Anglais en blanc et rouge (qui ont dû être bien dépités par le résultat d'hier). Comme pour la Coupe du monde de football 1998, ces rencontres avec d'autres peuples sont toujours bien sympathiques.

J'en profite pour signaler que mon collègue Bruno a eu le privilège d'interviewer Jonah Lomu, la légende du rugby néo-zélandais. On veut voir et écouter son interview ici. Je suis trop jalouse ! Et Bruno, si tu as des places, pense à moi !

Over the last few days, Scottish supporters have taken Paris by storm. They've kept my friend Marie awake all night, they had breakfast at the cafe down my street, they hung saltires on their hotel windows, they had beer in a soap-filled fountain with only their kilt on...

But the heirs of William Wallace are not the only ones who have invaded the capital. With the Rugby World Cup, you see supporters from all over the place : South-Africans in green, English in white and red (who must be gutted after last night's result). It reminds me of the cheerful atmosphere of the Football World Cup in 1998.


Incidentally, my colleague Bruno had the privilege to interview All Blacks legend Jonah Lomu. I'm so jealous ! You may see and hear him
here.

Photos : petemack, milo, Vincent B

jeudi, septembre 13, 2007

France 0-Scotland 1... the second time around !

Alors là, battre ces arrogants de Français, vice-champions du monde, et pour la deuxième fois ! C'est vraiment bien joué, les gars. Les supporteurs en kilt qui ont envahi les rues de Paris ont pu célébrer cette victoire avec toute la bonne humeur qui les caractérise. Quant à moi, sans être passionnée de football, je suis toujours contente quand l'Ecosse fait parler d'elle (en bien, si possible). Maintenant, il faut confirmer en rugby. Ils ont une bonne chance d'arriver deuxièmes de leur groupe derrière la Nouvelle-Zélande et d'atteindre les quarts de finale. I keep my fingers crossed !

France 0-Scotland 1. Hurray ! I'm so happy when Scotland beats these arrogant French. Now they have to confirm in rugby. They have a good chance of reaching the quarter-finals behind New Zealand. Keep up the good work !

Photo : Jessie Romaneix

vendredi, septembre 07, 2007

Bonne chance, les chardons !

Ce soir, c'est le début de la Coupe du monde de rugby. L'essentiel des matchs auront lieu en France, mais il y aura quelques incursions au stade de Murrayfield, à Edimbourg. Si je soutiens les joueurs français (ce sont ceux que je connais le mieux, et puis c'est vrai qu'ils sont sympas), j'espère que l'équipe d'Ecosse, dont le symbole est un chardon, ira loin et pourra démontrer sa vaillance. Une finale France-Ecosse, ça aurait de l'allure, non ? On peut toujours rêver.

It's kick off time for the Rugby World Cup. Let's hope France and Scotland will go far... to the final ? Good luck, boys !
Photo : antal

jeudi, juin 07, 2007

Le logo de la discorde


Ce n'est pas un scoop puisque les presses britannique et française s'en font les gorges chaudes : le nouveau logo du comité d'organisation des Jeux olympiques de Londres en 2012 suscite la controverse. C'est vrai qu'il a une drôle de tête, tout en angles aigus. Certains y voient une croix gammée déstructurée, moi, il me fait penser au constructivisme russe. Des pétitions qui circulent en Grande-Bretagne pour appeler à son retrait ont déjà recueilli 45 000 signatures. Quant au film de présentation diffusé sur le site officiel de London 2012, il a été retiré après avoir provoqué des crises d'épilepsie ! Il est visible sur Youtube, attention aux âmes sensibles :



Il y a quand même un progrès par rapport aux logos de ce genre d'événements qui présentent en général des bonhommes souriants les bras en l'air ou des traits de couleurs rappelant les anneaux olympiques. Le symbole de la candidature de Glasgow aux Jeux du Commonwealth en 2014 par exemple :

Il n'a rien de spécial franchement (allez Glasgow quand même !).

Reste qu'on peut se demander si un logo, aussi ambitieux soit-il, vaut les 400 000 livres qu'il a coûté -c'est la facture annoncée pour London 2012. On peut noter aussi que les Français aiment bien se jeter sur ce genre de polémique qui les venge quelque peu de la déception de s'être fait souffler l'organisation des Jeux. Pas très fair play tout ça...

vendredi, mai 25, 2007

Miscellanies

Journées trop chargées, soirées trop courtes, je n'ai pas eu le temps d'alimenter ce blog aussi souvent que je le souhaitais dernièrement. C'est bizarre, ça a l'air contagieux.
En quelques lignes, avant de m'absenter pour plusieurs jours, les sujets sur lesquels j'aurais pu m'étendre davantage :

-la crise de la presse n'est pas une exclusivité française. The Herald, quotidien de qualité basé à Glasgow, a annoncé plusieurs suppressions de postes parmi ses journalistes. Je ne sais pas si économiser sur les salaires est une bonne solution, mais je trouve qu'ils devraient investir sur leur site Internet. On ne peut plus être un quotidien aujourd'hui et ne pas remettre son site à jour plusieurs fois dans la journée.

-encore un accident de train en Grande-Bretagne, cette fois entre Glasgow et Edimbourg. Je compatis avec les commuters.

-une des premières prises de position publiques d'Alex Salmond, le nouveau First Minister écossais, indépendantiste, a été en faveur d'une représentation de l'Ecosse aux Jeux olympiques. Le papa de la footballeuse Julie Fleeting, qui lui interdisait de participer sous la bannière britannique, ne pourrait qu'approuver. On peut comprendre l'importance symbolique d'une telle innovation, mais est-ce vraiment la priorité face aux maux qui touchent l'Ecosse (santé publique, criminalité...) ?

-je lis avec appréhension toutes les informations qui concernent la disparition de Madeleine McCann, petite fille anglaise enlevée au Portugal : dernière photo de l'insouciance en vacances, interrogatoire d'un suspect... Bien sûr, la mobilisation européenne autour de cette enfant (dans les stations-services, les supermarchés, par SMS, même au Festival de Cannes) peut sembler excessive par rapport à d'autres cas d'enlèvements, voire perdue d'avance. Mais je m'identifie aux parents qui ne peuvent pas perdre espoir. Il paraît qu'ils sont conseillés par un spécialiste en communication qui les engage à tout faire pour que Maddie reste à la une de l'actualité. Le site officiel des proches de la fillette est ici.

Bon, je ne vais pas quand même pas finir là-dessus ? Pour me remonter le moral, je pense à ça :

(Bob the builder, un des personnages préférés de mon fils aîné. Cette photo a été prise à Largs, sur la côte ouest écossaise. On y retourne cet été, j'ai promis !)

lundi, avril 23, 2007

Bigotry or what ?

Encore une histoire qui fait jaser les Français (il y a eu tout un sujet là-dessus sur France Inter) : la capitaine de l'équipe d'Ecosse de football, Julie Fleeting, a expliqué qu'elle ne jouerait pas pour une équipe de Grande-Bretagne aux jeux Olympiques de Pékin en 2008. Le Comité olympique britannique souhaite en effet dissoudre les fédérations écossaise et galloise pour n'aligner qu'une seule équipe regroupant toutes les nations.

D'après la présentation qui a été faite de cette info dans les médias français, il s'agirait de racisme anti-anglais, d'autant que le père de la jeune fille l'aurait prévenue qu'il la renierait si elle cédait.

Mais si on s'intéresse au sujet de plus près, on voit que c'est plus compliqué que ça. S'il existe effectivement une équipe écossaise aux Jeux Olympiques, il est légitime qu'elle concoure. Et même si Julie Fleeting est la meilleure joueuse de Grande-Bretagne, on peut comprendre qu'elle veuille défendre les couleurs de sa nation en priorité.

Mais je me trompe peut-être.

Photo : sivhuk

dimanche, mars 18, 2007

Le match qu'il ne fallait pas rater

Ce bel exemple de fraternisation inter-celtique a été immortalisé juste avant le coup d'envoi du match du Tournoi des VI Nations entre la France et l'Ecosse, auquel j'ai eu la chance d'assister samedi après-midi dans la splendide arène du Stade de France. Un rendez-vous immanquable pour tout blog franco-écossais qui se respecte (merci Bruno qui m'a permis d'obtenir les places et dépêche-toi de réactiver le tien, de blog !). Dès le matin, malgré les déboires de l'Eurostar, les kilts avaient envahi Paris, annonçant une belle ambiance. Les supporters écossais sont sans doute les plus fair play au monde, sympathisant bien volontiers avec leurs adversaires du moment qu'une pinte de bière est à portée de main (et que l'équipe adverse n'est pas anglaise). Les Parisiens avaient appris à les connaître lors de la Coupe du monde de football en 1998. Dommage que leur équipe n'ait réalisé alors qu'un rapide tour de piste, on aurait bien aimé voir plus longtemps leurs perruques rousses et leurs mollets velus.

Cette fois encore, les rugbymen sont repartis bredouille au pays, mais n'ont pas à rougir de leur prestation. Quel suspense ! Les Français devaient gagner avec 24 points de différence pour emporter le trophée face à l'Irlande, qui venait de défaire l'Italie. Ce fut loin d'être évident. Les vaillants Scotsmen aux prénoms très couleur locale (Scott, Andrew, Euan...) ont commencé par mener 7 à 0, et ont marqué quelques essais de belle facture. L'arbitrage vidéo a été requis à plusieurs reprises, et jusqu'au dernier moment. Pour rendre le spectacle encore plus haletant, chacun des buteurs des deux équipes a envoyé un ballon sur le poteau, ce qui est tout de même rare au rugby.

Mais ce qui reste irremplaçable, c'est le spectacle vécu en direct, 80 000 personnes qui respectent une minute de silence en hommage à un ancien joueur écossais, les bandas qui lancent un chant d'encouragement, les holas qui font le tour du stade, les spectateurs qui se lèvent lorsque leur équipe tente une percée dans le camp adverse et les joueurs français qui remercient le public à la fin ! Pour ma part, j'étais partagée entre l'envie que les Bleus remportent le Tournoi (ils étaient si près du but) et l'espoir que l'équipe du Chardon s'en tire avec les honneurs. En conséquence, j'applaudissais avec autant d'ardeur les points des deux équipes, m'attirant des regards noirs de mes voisins français. Au final, j'ai été exaucée et j'ai passé un excellent après-midi.

Au fait, le résultat, c'était 46-19 pour la France mais vous pouvez lire tout le compte rendu ici.
Pour finir, quelques images prises à la volée :


Le tartan dans tous ses états : en jupe, en pantalon, en kilt

Un pipe band de la police d'Edimbourg a joué l'hymne écossais, Flower of Scotland : frissons...

Chris Paterson, le capitaine écossais, lors de l'énoncé des équipes

Le dernier chic écossais : un couvre-chef en forme de monstre du Loch Ness...

Tant pis pour l'Irlande mais bonne Saint Patrick quand même !

dimanche, février 25, 2007

La honte !

Je ne m'y connais pas spécialement en sports, mais j'aime bien le rugby. Je trouve que c'est un jeu noble, où on respecte l'adversaire. Et pour avoir assisté à quelques matches au Stade de France, l'ambiance parmi les supporters est bon enfant. C'est pourquoi je suis avec intérêt le Tournoi des VI Nations, d'autant plus parce que l'Ecosse y participe. Mais là, se faire battre par l'Italie, qui était bien partie pour remporter la cuillère de bois. Et de façon aussi nette ! Et à domicile ! It's pathetic. Elle est où, la fierté écossaise ?

mardi, janvier 23, 2007

Culture de l'alcool ?

Que n'a-t-on pas entendu sur le football écossais suite au départ précipité de Paul Le Guen, éphémère entraîneur des Glasgow Rangers. Le nouveau coach du Paris Saint-Germain aurait constaté sur place une "culture de l'alcool", reprochant en particulier à ses joueurs un repas de Noël un peu trop arrosé. Mais c'est surtout un choc culturel complet que le Français semble avoir expérimenté. J'ai relevé cette interview dans The Herald, journal de Glasgow : "C'est très difficile quand on ne connaît pas la ville, les gens, la culture et que l'on a aussi des problèmes avec la langue." Entre cousins celtes, cela ressemble beaucoup à un rendez-vous manqué.
Alors, une culture de l'alcool en Ecosse ? Il est clair que les Ecossais aiment boire. Je les appelle des "boit-sans-soif" : une soirée au pub signifie pour eux enchaîner les pints, d'autant que les pubs ferment tôt là-bas. Juste avant 23h, les lumières clignotent et il faut commander sa dernière tournée. La bière sert moins à se désaltérer qu'à accompagner la conversation, et ça peut être plutôt sympa. A noter que depuis quelques années, il est interdit de boire de l'alcool dans la rue à Glasgow. Et en Ecosse comme ailleurs en Europe et bientôt en France, les pubs sont désormais non-fumeurs.

vendredi, novembre 10, 2006

Chauvinisme par procuration

J'ai beau être 100 % Française, je considère Glasgow comme ma deuxième maison et je m'enflamme pour tout ce qui vient d'Ecosse. Pour le non initié, cette contrée brumeuse évoque le monstre du Loch Ness, les kilts-sans-rien-en-dessous et la panse de brebis farcie mais elle est en fait à la pointe de la hype. Qu'ont en commun les groupes Franz Ferdinand, Mogwai, Belle & Sebastian ? Ce sont tous des p'tits gars de Glasgow bien sûr. Et Ewan McGregor, Obi-Wan Kenobi dans les derniers Star Trek ? Un Ecossais pur malt. Il arrive même à l'équipe de football écossaise de battre la France, ce qui ne manque pas de m'enchanter.
S'il fallait une preuve supplémentaire que Glasgow est désormais the place to be, la publicité nous l'apporte sur un plateau. C'est en effet dans ma ville préférée qu'a été tourné le spectaculaire spot pour le téléviseur Sony Bravia, qui fait littéralement exploser les couleurs. On peut le voir sur le site www.bravia-advert.com. D'habitude, les publicitaires ne jurent que par Barcelone, Prague ou La Havane. Certes, la publicité ne montre pas Glasgow sous son meilleur jour puisqu'on y voit des immeubles en voie de réhabilitation dont la grisaille contraste avec le feu d'artifice de peinture. Un de mes collègues, qui devait faire un reportage sur le tournage, est rentré bredouille car il est arrivé sous une pluie battante. Et pourtant, je l'ai déjà dit, l'été 2006 a été particulièrement clément. Mais je reste persuadé que Glasgow va devenir l'endroit à la mode.