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vendredi, avril 15, 2011

L'Ecosse en une semaine (suite)

Poursuite de mes rééditions d'anciens posts. Ici, quelques recommandations d'usage avant de parcourir la campagne écossaise. Ma devise : "il n'y a pas de mauvais temps en Ecosse, juste des mauvais vêtements".

Pour préparer ses vacances en Ecosse, il faut aussi penser à ce que l'on va mettre dans sa valise. La réponse est simple : un peu de tout ! Mo, une blogueuse de Falkirk, a écrit un post rigolo sur une journée typique en Ecosse. En gros, il faut des polaires, une veste en Gore Tex, des gants, un bonnet, mais aussi des T-shirts, des lunettes de soleil et de la crème solaire, on ne sait jamais ! Une paire de Converse est un peu juste pour arpenter les Highlands. De bonnes chaussures de marche sont plus appropriées. Mais des sandales peuvent être pratiques aussi, si le soleil daigne darder ses rayons...

Il faut compter en outre avec une spécialité locale : les midges (plein d'infos utiles ici) ! Ces sortes de moucherons aussi féroces que les moustiques adorent faire leur apparition après la pluie et particulièrement à cette époque de l'année. Personnellement, j'ai toujours échappé à leurs attaques mais je sais que leur contact peut être cuisant. Prévoir un bon repellent dans ses bagages et surtout, si l'on veut faire du camping, une tente hermétique !

Photo : kingstongal

jeudi, août 28, 2008

A first taste of Irn Bru

En réponse à Bernard de Bordeaux qui défend la saveur du Irn Bru en commentaire de cette note, voici la preuve que je ne suis pas allergique à ce soda 100 % écossais. Je l'ai fait goûter à Adam -aka Little Clerk Number 1- cet été, comme un rite de passage pour mieux connaître sa deuxième patrie. Irn Bru fait partie intégrante du quotidien des Ecossais, qui le dégustent aussi en glace. C'est comme le Marmite, c'est une question de goût...


Bernard from Bordeaux defends the sweetish taste of Irn Bru in the comment box of this post. Why not ? I gave my first son a taste this summer. For this half-Scottish boy, it was a rite of passage.

jeudi, août 14, 2008

Credit crunch anyone ?

In France, everybody goes on about "pouvoir d'achat" (purchasing power). The lack of it, how to improve it and so on. In English, it's called the "credit crunch" and it's just as ubiquitous. I even found an article in silly Closer magazine about "credit crunch recipes" or how to save money in the kitchen. Bubble and squeak have never been so fashionable.

"Credit crunch" (contraction du crédit) est le terme anglais pour "pouvoir d'achat" et comme son équivalent français, on le trouve partout, même dans les conseils de cuisine. C'est l'occasion de se familariser avec une autre expression typiquement anglaise : bubble and squeak, ou l'art d'accommoder les restes en les faisant revenir à la poêle.

mardi, janvier 08, 2008

Smoke-free Scotland

In France, people make a lot of fuss about the ban on smoking in bars and restaurants, enforced on Jan. 1st this year. In the news, you could hear grumpy cafe owners complaining about the potential loss of clientele.

Yet in Scotland where the ban has been in place since 2006, pubs and clubs are still buzzing with activity. Smokers gather outside and may socialize more than before the ban.

Believe me, if Scottish pub regulars accepted the law, there's no reason why the French wouldn't follow suit.

Des cafés sans fumée ? Cela semble impossible pour bien des patrons d'établissements en France, où l'interdiction de la cigarette dans tous les lieux publics vient d'entrer en vigueur le 1er janvier.

Pourtant l'Ecosse applique cette législation depuis presque deux ans sans conséquence sur la fréquentation des pubs. S'ils y sont arrivés, il n'y a pas de raison que les amateurs de petit blanc au comptoir ne fassent pas de même.

mardi, novembre 27, 2007

About Scottish stereotypes

According to my parents, when they meet English-speaking people during their numerous trips and tell them they have a Scottish son-in-law, they are frequently asked : "Do you understand when he speaks ?!". Glaswegians' harsh accent is almost impossible to understand for non-natives. I have to say, the first time I came to Glasgow, I had difficulties catching as a simple a sentence as "How are you doing ?". But Mr Clerk, despite his distinctive drawl, is perfectly intelligible.

An other thing Scottish people are notorious for is their supposed meanness. Well, I have a theory on this. I don't think they are mean, they are economical. They tend to hold on to things such as clothes or furniture for a long time. But it doesn't mean they aren't generous when it comes to presents and friendship.

Then there's the subject of kilts. As Mo once said in her blog, women love men in kilts. But I happen to be married to one Scotsman who never wears them. Now we have two sons, I would love to have them wear cute mini outfits. My sister-in-law who works at a kiltmaker's would be too happy to oblige. I'm still hoping I'll convince Mr Clerk in time for Christmas.

Apart from that, Scots do like a pint or two, do take their clothes off as soon as the sun comes out and are definitely the friendliest people on Earth. God bless 'em !

Cela faisait un moment que je voulais parler des stéréotypes souvent brandis à propos des Ecossais. Non, ils n'ont pas tous un accent à couper au couteau, ne sont pas tous radins et ne portent pas tous des kilts. Mais c'est vrai, ils éclusent des pintes en plus de temps qu'il ne m'en faut pour siroter un demi-panaché (a half shandy), ils se mettent en T-shirt au moindre rayon de soleil et ils sont surtout très chaleureux avec les visiteurs. God bless them !

mardi, novembre 13, 2007

Tea time

Dimanche dernier, inspirée par un post appétissant de Pépette, j'ai voulu faire des scones. Sauf qu'en ouvrant mon réfrigérateur, j'ai constaté avec dépit que je n'avais pas de beurre. Qu'à cela ne tienne, me dis-je, je vais faire des crêpes. Mais pas n'importe quelles crêpes. Des Scotch Pancakes, dont j'ai puisé la recette dans mon bouquin préféré de cuisine écossaise, Scots Cooking de Sue Lawrence (j'en ai déjà parlé ici). C'est archi facile à faire et me donne l'occasion de célébrer les vertus du bicarbonate de soude, plus léger que la levure. Au moment de déguster, je me suis promis d'acheter du sirop d'érable pour la prochaine fois...

La recette in English :

Makes 12-16 : 110 g plain flour ; 1/2 teaspoon cream of tartar (I gave that a miss, didn't have any) ; 1/4 teaspoon bicarbonate of soda ; a pinch of salt ; 1 teaspoon golden caster sugar ; 1 medium free range egg, beaten ; 150 ml milk ; a little butter for the girdle (I used olive oil).

Sift the first 4 ingredients into a bowl. Stir in the sugar, then make a well in the middle. Add the egg and whisk together with a balloon whisk, then gradually add the milk, whisking all the time.

Continue whisking until you have a smooth batter. Heat the girdle or a large heavy frying pan over a medium heat. Using a wad of kitchen paper, smear a thin film of butter all over it. Once it is hot, drop spoonfuls of batter on to the girdle, 4 at a time (personnally I used a ladle, it was faster). After about 1 1/2-2 minutes you will notice large bubbles forming on top (it's true !). Using a spatula, flip each over and continue cooking for a further 1 1/2-2 minutes until just done. They should take about 3 minutes together.

Remove and keep warm in a folded tea towel while you cook the rest. Serve with butter and jam if you like.

samedi, septembre 29, 2007

J'ai testé Vélib' / Paris on wheels

Quand nous habitions Glasgow, Mr Clerk et moi partions souvent en balade à vélo dans la campagne environnante. L'avantage à Glasgow, c'est qu'il suffit de quelques minutes pour se retrouver au milieu des champs, alors qu'à Paris, on n'a que le bois de Vincennes... Depuis, mon vélo a traversé la Manche mais il est rarement sorti de la cave. Sauf que maintenant, à Paris, on a Vélib' ! Bon, ça fait plus de deux mois qu'il est lancé, je ne suis vraiment pas en avance, mais il faut avouer que ce système de vélos en libre-service est très bien pensé.

Au début, il faut s'habituer aux bornes (non, ce n'est pas un écran tactile, il faut taper sur un clavier), à la largeur du guidon et à la selle jamais à la bonne hauteur. Puis on réalise que l'on n'a pas fait de vélo depuis longtemps. Aïe, un piéton veut traverser au vert, zut, je dois tourner à gauche, tant pis, je descends de vélo, oups, une voiture de police, je m'arrête bien sagement au feu rouge.

Mais très vite, on ressent la griserie de redécouvrir Paris à vélo. On se rend compte que Notre-Dame a été ravalée, que la rue Saint-Jacques monte vraiment très fort et que les pistes cyclables sont un vrai bonheur. Conclusion : je me suis abonnée ! A quand Vélib' à Glasgow ?



Paris is in love with Vélib'. This new self-service bicycle scheme allows you to use a bike for 30 minutes free of charge with a 29 euro annual subscription. Otherwise it's 1 euro per half hour. With over 1400 stations at the end of the year, it's going to be very easy to ride a bike in Paris. Once you've understood how to unhook the bike and manoeuvre the wide handlebars, it's great to rediscover the monuments of the capital along the cycle paths. London, New York, Chicago are interested. Why not Glasgow ?

mardi, septembre 11, 2007

Grandma's delicacies

Les visites chez mes beaux-parents écossais sont une épreuve. Pas pour les nerfs, je vous rassure, ils sont charmants, mais pour la balance. Tout commence bien avec des repas équilibrés, à base de légumes frais, de soupes ou de saumon vapeur. Mais tout se gâte lorsqu'arrivent les desserts. Ma belle-mère est la reine des shortbreads, des pâtes d'amande recouvertes de chocolat et surmontées d'une cerise confite (aaargh !) et surtout, des meringues. Quand elle les pose sur la table, je ne peux tout simplement pas résister. Comprenez-moi, c'est un supplice quand on veut garder la ligne. La dernière fois, je me suis enfin décidée à lui demander son secret. Je ne sais pas si j'arriverais à les réussir aussi bien qu'elle, il faut vraiment très bien maîtriser son four, mais enfin, voici sa recette en version originale, et si vous l'essayez, donnez-m'en des nouvelles.

For 30 meringues : 3 large egg whites, 6 oz (170 g) caster sugar
Beat the egg whites until they are quite stiff. Add caster sugar gradually, a spoonful at a time and mix quicky until it's stiff.
Grease two baking trays and sprinkle some flour on the surface.
Using a dessert spoon put spoonfuls of the preparation on the baking tray.
Cook at 120° for a quarter of an hour.
Turn down to 110° for two hours.

And the final touch : "Usually when I hit them with a finger they don't stick".
It means it's ready !

lundi, juillet 09, 2007

La cuisine écossaise à la mode en France !

J'ai lu dans la presse française que les produits qui vont envahir les rayons de nos magasins prochainement contiendront le nouvel ingrédient à la mode... je vous le donne en mille : l'avoine ! On va en trouver dans "les céréales, les biscottes et même les glaces", écrit Libération du 29 juin.

Je ris en pensant que l'aliment de base des foyers écossais va devenir un ingrédient tendance ! Je n'ai pas attendu la mode pour me régaler que cette céréale roborative. Mes trois préparations à base d'avoine préférées sont :

1- les oatcakes. Un plateau de fromage (Cheddar, Stilton, Brie...) avec du raisin, des pommes, des crackers et ces savoureuses galettes... Bliss.

2- des Quaker Oats au petit-déjeuner. Trois minutes au micro-ondes avec du lait et du sucre. L'hiver de préférence, car c'est nourrissant.

3- du poisson pané où les breadcrumbs sont remplacés par des flocons d'avoine, éventuellement passés au mixer. Avec du saumon, c'est encore mieux.

dimanche, juin 24, 2007

Scotch beef (+ Marks & Sparks is back ?)

Lors de mon bref séjour à Venise, j'en ai appris de bonnes sur l'Ecosse. Il se trouve que l'un de mes compagnons de voyage s'occupait aussi d'une agence de promotion des produits britanniques à l'étranger, Food from Britain. Il me disait qu'il avait toutes les peines du monde à travailler avec les producteurs écossais, par exemple de boeuf ou de saumon, car ils refusaient de s'associer au mot "Britain". Selon lui, c'était une erreur, car la grande distribution est plus intéressée par l'organisation d'une semaine promotionnelle autour de produits britanniques qu'écossais ou gallois. Pour lui, la Devolution était une source de tracasseries qui risquait de fermer des marchés à l'Ecosse. J'ai essayé de lui expliquer que la rivalité historique entre les Anglais et les Ecossais n'était pas du folklore et que ces derniers revendiquaient leur identité au même titre que les Catalans en Espagne. D'après mon interlocuteur, cela restait une aberration du point de vue des affaires.

Comme il connaissait bien la vie quotidienne en Grande-Bretagne, nous avons eu des échanges intéressants. Par exemple, il me faisait remarquer que les surgelés étaient beaucoup moins développés outre-Manche qu'en France. Ils sont plutôt réservés à des achats basiques, comme les frites. Mais une enseigne comme Picard, par exemple, qui propose des plats élaborés, ne marcherait pas au Royaume-Uni. En revanche, les plats frais partent comme des petits pains chez eux. Cela tient au fait que les Français ont l'habitude de faire de grosses courses, alors que les Britanniques achètent tout au long de la semaine.

Au passage, il m'a glissé une information capitale : Marks & Spencer préparerait son retour en Europe ! Nous sommes tombés d'accord qu'ils ne devraient revenir qu'avec des magasins d'alimentaire. Leurs petites culottes, on s'en passe. Mais leur soda bread, mmmh, même Monoprix ne s'y est pas mis.

Photos : roadapplepie, haggis the brave

jeudi, mai 31, 2007

Should I stay or should I go ?

Dans notre famille binationale, la question du retour en Ecosse nous trotte toujours dans la tête. A la faveur d'un coup de blues post-électoral, elle est redevenue d'actualité, et je me suis prise à écrire noir sur blanc les avantages comparés de nos deux pays.

Si nous retournions en Ecosse, nous pourrions compter sur :
-un job mieux payé pour Mr Clerk
-de l'air pur pour les enfants
-l'immobilier (un peu) moins cher
-les bons petits plats de nos meilleurs amis
-pas de Nicolas Sarkozy dans le paysage

D'un autre côté, il y aurait aussi :
-le statut aléatoire de pigiste pour moi
-le mauvais temps (la plupart du temps)
-la santé, l'éducation, les transports made in the UK qui ne m'inspirent guère

Et puis rien n'y fait. Si la France m'énerve, il y a une chose qui me retient ici. J'ai fait le test :

You Belong in Paris

Stylish and expressive, you were meant for Paris.
The art, the fashion, the wine!
Whether you're enjoying the cafe life or a beautiful park...
You'll love living in the most chic place on earth.


"Stylish and expressive", moi ? C'est beaucoup dire. Mais c'est vrai, j'aime Paris. J'aime le privilège de vivre dans une ville d'art et de culture, pleine de cinémas et de petits restaurants, de marchés en plein air et de jardins... Je ne suis pas blasée. Même si l'on ne profite au quotidien que d'une part infime des trésors de la capitale.

Le dilemne continue.

mardi, mai 01, 2007

Géopolitique des jours fériés

En France, il est habituel d'acheter du muguet pour le 1er mai et je perpétue bien volontiers cette tradition. Le 1er mai est la fête du travail, c'est à dire que l'on ne travaille pas ce jour-là en l'honneur de l'activité qui occupe la plus grande part de notre vie (pour ceux qui ont un travail, that is). Il n'y a pas de journaux, la plupart des commerces sont fermés etc... Si ce jour est un dimanche, too bad, on perd un jour de vacances. Si, comme cette année, il tombe un mardi, un grand nombre de Français en profitent pour "faire le pont" en prenant leur lundi.

Les Britanniques, eux, ont un rapport utilitariste avec leurs jours fériés : quelle que soit l'occasion, leurs bank holidays tombent toujours un lundi ou un vendredi, histoire de profiter d'un long week-end. Cette année par exemple, ils chômeront le 7 mai pour le May Day bank holiday. Pour moi, un 1er mai travaillé, c'est une forme de sacrilège.

En revanche, j'aime beaucoup le mot anglais pour muguet : lily of the valley.

samedi, avril 21, 2007

La fin des caissières ?

En France, on parle beaucoup d'un projet de suppression des caissières de supermarché, au profit de bornes automatiques dans lesquelles les clients scanneraient eux-mêmes leurs achats. Non seulement elles sont mal payées et travaillent à temps partiel contraint, mais en plus elles vont perdre leur job...

Au Royaume-Uni, où l'on se pose moins de questions, pour le meilleur et pour le pire, les caisses automatiques existent déjà. J'ai pris cette photo chez Asda lors de mon dernier séjour en Ecosse, en décembre. Elles sont réservées aux paniers de moins de dix articles. Et cela n'empêche pas le magasin de compter beaucoup d'employés préposés à l'accueil, au rayon poissonnerie ou pizzéria... Alors, on y viendra sans doute. On a bien supprimé le poinçonneur du métro.

dimanche, avril 15, 2007

Fashion sense (or maybe not)

Les vendredis et samedis soirs, Central Station, la gare centrale de Glasgow, offre le spectacle de hordes de filles débarquant du train, prêtes à prendre d'assaut les bars de la ville. La vision est particulièrement impressionnante en hiver, quand vous grelottez dans votre doudoune tandis qu'elles font claquer leurs stilettos, jambes nues et en mini-jupe. La première fois, ça surprend, mais je crois que la coutume est également répandue dans le nord de l'Angleterre.

Il faut dire que les jeunes Ecossaises ont un goût vestimentaire disons... particulier. Les employées de bureau habillées en costumes austères et collants opaques la semaine sont capables de se "lâcher" le week-end avec top pailleté, dos nu, escarpins dorés, très bling bling. Je n'ai pas trouvé de meilleur mot pour les qualifier que ladettes, l'équivalent féminin de lad, le mec britannique typique. L'avantage, quand on est française, c'est qu'il est très facile de passer pour élégante et sophistiquée. Un vieux pull, un pantalon noir et c'est "oh, you are soooo Parisian !".

Mais je suis trop snob. Chacun sait que le seul habillement qui convienne en Ecosse, c'est des thermal underwear (le Damart bien de chez nous), un pull en polaire, de bonnes chaussures de marche et avant pour affronter les intempéries. Sauf ce printemps si j'ai bien compris, n'est-ce pas, Mo ?

Photo : irnbru1970

dimanche, avril 08, 2007

Glasgow en odorama

Lorsque je pense à Glasgow (ah, si j'avais un jet privé pour y retourner plus souvent !), me viennent immédiatement des images de Gartnet Hill ou du West End mais aussi une caractéristique indissociable de la ville : l'odeur venue des brasseries où l'on fabrique la bière. Certains peuvent la trouver écoeurante. Moi, j'aime ces fortes effluves de houblon, qui évoquent les céréales grillées. Plus d'infos sur l'industrie des brasseries (dit-on brassicole ?) écossaises ici.

Photo : binraker

samedi, avril 07, 2007

99 Flake, qu'est-ce que c'est ?

Ah, le printemps, le retour du soleil ! Cela donne envie de s'assoir en terrasse et de déguster une glace. Speaking of which, l'institution de la glace en Ecosse s'appelle 99 Flake, une création de la marque Cadbury composée d'un cornet, d'une glace crémeuse et d'une gaufrette en chocolat. Ce n'est pas léger, c'est très sucré mais pour moi cela évoque instantanément une journée ensoleillée en bord de mer, à Largs par exemple.

Cette variété de glace est connue dans tout le Royaume-Uni. Il existe toutes sortes de théories sur l'origine de son nom. L'une d'elle fait référence à une famille de glaciers italiens situés au 99 High Street à Portobello en Ecosse qui auraient inventé la recette originale dans les années 1920. Le sujet passionne les internautes, on peut trouver des précisions ici, là ou encore là.

Si vous allez à Largs pour manger des glaces, il faudra vous arrêter aussi chez Nardini, le célèbre salon de thé local qui sert les desserts glacés les plus extravagants commme le Knickerbocker Glory. Ben & Jerry's peuvent aller se rhabiller.

Photo : Dave Gorman

jeudi, mars 15, 2007

Les Ecossais ont-ils le sens de l'humour ?

L'humour british est réputé dans le monde entier, à juste titre, et les Ecossais ne sont pas en reste. Je suis en admiration devant les traits d'esprit, le sens de la répartie, le regard distancié devant l'absurdité de l'existence, bref l'ironie propre à nos voisins qu'en anglais on appelle "the wit". La concision de la langue anglaise est indissociable de cette forme d'humour, qu'elle s'exprime dans sa version la plus délirante chez les Monty Python, la plus féroce dans The Office avec l'incroyable Ricky Gervais ou la plus satirique avec Absolutly Fabulous. Nous autres, pauvres lourdauds de Français, sommes bien en peine de les imiter.

Les Ecossais rajoutent en plus un sens de l'autodérision puisé dans leur culture working class et leur animosité envers Londres. Aucun personnage populaire de la télévision ne résume mieux cet état d'esprit que Rab C Nesbitt, héros national immortalisé par une série de la BBC qui le montrait débitant sa philosophie de buveur de bière en attendant de toucher l'aide sociale. Le seul problème, c'est que ce programme était tellement typique de Glasgow, et pour être encore plus précise du quartier de Govan, que les accents étaient à peu près incompréhensibles pour les non-initiés. Même en Angleterre, ils avaient du mal !

dimanche, mars 11, 2007

Free range eggs

Après la frénésie urbaine de mon récent voyage à New York, une pause bucolique semble bienvenue. Ces char- mantes poulettes s'ébattent dans le jardin d'un couple d'amis qui vivent à Helensburgh sur la côte ouest de l'Ecosse (ravissante bourgade by the way, où l'on peut aussi visiter la Hill House de l'architecte Charles Rennie Mackintosh, cf. post du 20 février). Un des grands plaisirs de nos séjours là-bas est de recueillir les oeufs frais du matin pour préparer les oeufs brouillés les plus fantastiques que l'on peut imaginer. Qui a dit que l'on mangeait mal en Ecosse ?

mercredi, février 28, 2007

Pour épater vos amis

Le Cullen Skink est une des spécialités écossaises. Il s'agit d'une soupe à base de haddock poché dans du lait. Personnellement, je préfère l'adaptation en quiche que j'ai trouvée dans un livre de cuisine que l'on m'a offert : Scots Cooking de Sue Lawrence aux éditions Headline. Je la fais souvent à mes amis lorsque j'ai envie de donner une touche écossaise à mes dîners. Je l'adapte quelque peu (je fais revenir les légumes dans de l'huile d'olive plutôt que du beurre et je zappe le passage de la pâte au réfrigérateur car je la trouve trop difficile à étaler ensuite). Voici la recette, it's a sure hit.

Ingrédients pour 6-8 personnes : 1 petit oignon, finement coupé ; 1 pomme de terre, pelée et découpée en cubes ; 25 g de beurre ; 400 g de filets de haddock fumé ; 300 ml de lait entier ; 3 oeufs ; 2 cuillères à soupe de persil.
Pour la pâte : 200 g de farine ; 25 g de flocons d'avoine ; 125 g de beurre, en morceaux ; 1 oeuf ; 1 cuillère à café d'huile d'olive.


Pour la pâte, mixer la farine, les flocons d'avoine, le beurre, l'oeuf et l'huile. Enrouler dans du film étirable et réfrigérer pendant une heure. Etaler sur un moule de 28 cm. Piquer avec une fourchette et replacer au réfrigérateur. Préchauffer le four à 190°C/thermostat 5.

Recouvrir la pâte de papier alu et de haricots secs et faire cuire pendant 15 minutes. Retirer l'alu et les haricots et faire cuire 5 minutes de plus, puis laisser refroidir.

Faire sauter les oignons et la pomme de terre dans le beurre jusqu'à ce qu'ils soient tendres, réserver. Pocher le poisson dans le lait pendant 3-4 minutes, égoutter et émietter le poisson. Battre le lait avec les oeufs, le persil, du sel et du poivre. Placer l'oignon, la pomme de terre et le poisson sur la pâte. Verser le liquide et passer au four 30-35 minutes, jusqu'à ce que la surface soit dorée. Servir chaud.

Ta-da !

vendredi, février 16, 2007

To flush or not to flush

A propos des logements britanniques, je n'ai jamais compris pourquoi les salles de bain locales étaient aussi compliquées. Pourquoi ces toilettes à poignée qu'il faut pomper à s'en démonter le bras pour espérer déclencher la chasse d'eau (flush) ? Est-ce si compliqué d'appuyer sur un bouton ? Pourquoi des baignoires sans pommeau de douche ? Avez-vous déjà essayé de vous laver les cheveux avec des robinets eau chaude/eau froide séparés ?

Et pourquoi, quand il y a une douche, est-ce un système de thermostat électrique plus complexe qu'un tableau de bord d'Airbus A320 ?


En revanche, il existe un accessoire domestique vraiment pratique chez nos voisins (mais à éviter dans une salle de bains) : les prises électriques avec interrupteurs incorporés, pour couper le courant quand on n'en a pas besoin.