mercredi, février 28, 2007

Tourisme musical

J'en ai entendu parler ce soir sur France Inter. Un site créé par l'office de tourisme de Grande-Bretagne propose de visiter l'Angleterre sur les traces de musiciens célèbres. Exemple : l'ancienne adresse de la famille de Paul McCartney à Liverpool, le parc de loisirs de Swindon qui a inspiré Oasis pour choisir leur nom, l'université de Leeds où les Who ont enregistré un album, le pub au-dessus duquel Robbie Williams a grandi à Stoke-on-Trent, le pub de Sheffield où les Arctic Monkeys ont donné leur premier concert... C'est une bonne idée mais... j'espère qu'ils vont rajouter l'Ecosse ! (et le Pays de Galles et l'Irlande du Nord tant qu'on y est).

Pour épater vos amis

Le Cullen Skink est une des spécialités écossaises. Il s'agit d'une soupe à base de haddock poché dans du lait. Personnellement, je préfère l'adaptation en quiche que j'ai trouvée dans un livre de cuisine que l'on m'a offert : Scots Cooking de Sue Lawrence aux éditions Headline. Je la fais souvent à mes amis lorsque j'ai envie de donner une touche écossaise à mes dîners. Je l'adapte quelque peu (je fais revenir les légumes dans de l'huile d'olive plutôt que du beurre et je zappe le passage de la pâte au réfrigérateur car je la trouve trop difficile à étaler ensuite). Voici la recette, it's a sure hit.

Ingrédients pour 6-8 personnes : 1 petit oignon, finement coupé ; 1 pomme de terre, pelée et découpée en cubes ; 25 g de beurre ; 400 g de filets de haddock fumé ; 300 ml de lait entier ; 3 oeufs ; 2 cuillères à soupe de persil.
Pour la pâte : 200 g de farine ; 25 g de flocons d'avoine ; 125 g de beurre, en morceaux ; 1 oeuf ; 1 cuillère à café d'huile d'olive.


Pour la pâte, mixer la farine, les flocons d'avoine, le beurre, l'oeuf et l'huile. Enrouler dans du film étirable et réfrigérer pendant une heure. Etaler sur un moule de 28 cm. Piquer avec une fourchette et replacer au réfrigérateur. Préchauffer le four à 190°C/thermostat 5.

Recouvrir la pâte de papier alu et de haricots secs et faire cuire pendant 15 minutes. Retirer l'alu et les haricots et faire cuire 5 minutes de plus, puis laisser refroidir.

Faire sauter les oignons et la pomme de terre dans le beurre jusqu'à ce qu'ils soient tendres, réserver. Pocher le poisson dans le lait pendant 3-4 minutes, égoutter et émietter le poisson. Battre le lait avec les oeufs, le persil, du sel et du poivre. Placer l'oignon, la pomme de terre et le poisson sur la pâte. Verser le liquide et passer au four 30-35 minutes, jusqu'à ce que la surface soit dorée. Servir chaud.

Ta-da !

lundi, février 26, 2007

Roi et reine

Je l'avais prédit (le 19 février) ! Sans surprise, Forest Whitaker a obtenu un Oscar bien mérité pour son rôle dans Le dernier roi d'Ecosse. Je suis contente aussi pour Helen Mirren, géniale dans The Queen. Le film de Stephen Frears se passe en grande partie en Ecosse, ne l'oublions pas, car la famille royale se trouvait dans sa propriété de Balmoral lors de l'accident de voiture de la princesse Diana. Et vous, où étiez-vous lors de ce fatal événement ?

dimanche, février 25, 2007

Accident

L'accident de train entre Londres et Glasgow, vendredi dernier, va relancer la polémique sur l'état des chemins de fer britanniques, d'autant qu'il apparaît que le déraillement serait dû à un défaut des rails. Richard Branson, le patron de Virgin, propriétaire du train, s'est empressé de défendre la qualité de son matériel avec un zèle un peu indécent vu le bilan humain.

Bruxelles-Glasgow

De passage à Bruxelles pour quelques jours, j'y ai cherché des signes d'une présence écossaise (on est obsessionelle ou on ne l'est pas). Point de Manneken Pis en kilt, bien qu'on le voie revêtu de l'Union Jack dans le Musée de la ville de Bruxelles, sur la Grand Place, où sa garde-robe est exposée. Au Centre belge de la bande dessinée, j'ai tout de même repéré cette figurine de Tintin tirée de L'île noire. 450 euros la pièce, mille sabords !

La honte !

Je ne m'y connais pas spécialement en sports, mais j'aime bien le rugby. Je trouve que c'est un jeu noble, où on respecte l'adversaire. Et pour avoir assisté à quelques matches au Stade de France, l'ambiance parmi les supporters est bon enfant. C'est pourquoi je suis avec intérêt le Tournoi des VI Nations, d'autant plus parce que l'Ecosse y participe. Mais là, se faire battre par l'Italie, qui était bien partie pour remporter la cuillère de bois. Et de façon aussi nette ! Et à domicile ! It's pathetic. Elle est où, la fierté écossaise ?

mercredi, février 21, 2007

Pluie de critiques

Le service météo de la BBC aurait-il un problème avec l’Ecosse ? Il y a deux ans, la chaîne s’est retrouvée sous le feu des critiques pour sa nouvelle imagerie 3D qui minimisait la taille de l’Ecosse. Le week-end dernier, c’est un présentateur de la météo qui a suscité un tollé pour avoir annoncé de la pluie sur les îles Hébrides, autrement dit un "trou perdu" ("nowheresville" selon son expression). Certes, il y a plus de moutons que d’habitants dans ces îles reculées du nord-ouest de l’Ecosse (zut, je vais moi aussi avoir des problèmes), mais on peut comprendre que ces paroles soient offensantes venant d’une institution nationale comme la BBC. Un peu comme si l’on sous-estimait les intempéries sur la Lozère sous prétexte que c’est le département le moins peuplé de France.

Je m'absente quelques jours, loin de tout ordinateur. A bientôt pour d'autres infos franco-écossaises.

mardi, février 20, 2007

Guide express des meilleures adresses de Glasgow

Pour Blue et pour tous ceux qui vont se rendre à Glasgow prochainement, voici mes lieux préférés à Glasgow. Liste subjective et non exhaustive.

-Pour manger : Sarti's sur Bath Street, un vrai restaurant italien avec saucisses piquantes, pizzas à pâte fine, poivrons marinés etc... Pour connaître la vraie gastronomie écossaise, Ubiquitous Chip, sur Ashton Lane, dans le West End (un peu de Quartier latin de Glasgow). Pour un mélange d'influences continentales et écossaises, Nairn's, 13 Woodside Crescent. Le chef Nick Nairn a sa propre licence de produits, une école de cuisine et des émissions sur la BBC.

-Pour boire un verre : le Halt Bar sur Woodlands Road. C'est un pub comme beaucoup d'autres mais celui-là a une valeur sentimentale particulière pour moi car c'est là que se retrouve ma bande d'amis tous les jeudis soirs. Son extension juste à côté accueille des concerts en direct. En général, ça fait du bruit !

-Mention spéciale pour les visiteurs avec enfants : Otago Cafe sur Otago Street, une petite rue dans le West End, est très accueillant, a plein de place pour les poussettes tout en offrant un grand choix dans le menu. De façon générale, les restaurants de Glasgow affectionnent la cuisine italienne et proposent toujours un menu végétarien.

-Pour les courses alimentaires : Sainsbury's, Marks & Spencer's, Grassroots, Peckham's. Ne pas oublier de faire le plein de oatcakes et herbal tea !

-Pour la mode : les boutiques de Buchanan Street et en particulier les galeries commerçantes de style victorien de Princes Square. Cela vaut aussi la peine de jeter un coup d'oeil chez TK Maxx pour des fins de série de marques (Gaultier Jeans, Guess, Pepe Jeans etc...).

-Pour l'architecture : toute visite à Glasgow ne serait pas complète sans un hommage à Charles Rennie Mackintosh, le grand architecte de la ville. Parmi ses oeuvres : the Lighthouse, the House for an Art Lover, the Glasgow School of Art, Hill House à Helensburgh (une belle balade en train le long de la côte)... La ville est très fière de son enfant du pays, vous n'aurez pas de mal à suivre ses traces.

-Envie d'un ciné ? Le GFT, Glasgow Film Theatre, 12 Rose Street, est mille fois plus pittoresque que les multiplexes qui ne montrent que des blockbusters américains. Sa programmation est très éclectique, avec même un festival de films français.

Et puis Glasgow regorge de bars, de galeries d'art, de salles de concert, de musées, de théâtres. C'est une ville étudiante, avec une forte culture artistique (mais non, il n'y a pas que le foot !). On n'a pas de mal à s'y faire des amis. Enjoy !

lundi, février 19, 2007

Le dernier roi d'Ecosse

Avec un titre pareil, je ne pouvais pas passer à côté. Le dernier roi d'Ecosse, évocation du dictateur de l'Ouganda Idi Amin Dada (j'en ai parlé le 2 février), est du niveau des meilleurs docu-fictions britanniques, comme Warriors de Peter Kosminsky, sur la Bosnie, ou Bloody Sunday de Paul Greengrass, sur l'Irlande du Nord. Le journal Libération du 14 février a écrit "Un homme qui aime l'Ecosse ne peut pas être totalement mauvais", comme pour dénoncer l'indulgence du film envers le chef d'Etat. C'est plutôt le contraire : le réalisateur Kevin McDonald, écossais lui-même, a forcément été intrigué par l'admiration d'Idi Amin Dada pour l'Ecosse, mais celle-ci n'a vraiment pas à se glorifier d'être défendue par un fou pareil. Le personne principal, un jeune Ecossais qui débarque en Afrique sans rien connaître de la vie, apparaît plutôt ridicule dans sa naïveté -et il le paiera très cher. Je ne raconte pas la fin mais attention aux âmes sensibles. C'est un film à voir cependant.
Au fait, Forest Whitaker est nommé aux Oscars pour le rôle d'Idi Amin Dada. Je prends les paris qu'il l'aura. Réponse dans la nuit du 25 au 26 février pour nous.

samedi, février 17, 2007

Le palais du peuple

Les Glaswegians considèrent la culture populaire avec autant d'égard que les oeuvres d'art. (Cela vaut pour tous les Britanniques: les journaux sérieux peuvent se référer sans honte à des émissions de télévision à la mode, et que dire de l'exposition actuelle sur Kylie Minogue au Victoria & Albert Museum de Londres ?). Imaginez un musée tout entier consacré au petit peuple de Glasgow. Mieux qu'un musée : un palais, le People's Palace, qui évoque la vie quotidienne des habitants sans ignorer les privations, la simplicité des vacances sur la côte écossaise, les luttes syndicales... Une animation fait revivre une alerte pendant la deuxième guerre mondiale, lorsque les familles couraient se réfugier dans un abri au fond du jardin. A Paris, par comparaison, on a laissé dépérir le musée des Arts et Traditions populaires.

vendredi, février 16, 2007

To flush or not to flush

A propos des logements britanniques, je n'ai jamais compris pourquoi les salles de bain locales étaient aussi compliquées. Pourquoi ces toilettes à poignée qu'il faut pomper à s'en démonter le bras pour espérer déclencher la chasse d'eau (flush) ? Est-ce si compliqué d'appuyer sur un bouton ? Pourquoi des baignoires sans pommeau de douche ? Avez-vous déjà essayé de vous laver les cheveux avec des robinets eau chaude/eau froide séparés ?

Et pourquoi, quand il y a une douche, est-ce un système de thermostat électrique plus complexe qu'un tableau de bord d'Airbus A320 ?


En revanche, il existe un accessoire domestique vraiment pratique chez nos voisins (mais à éviter dans une salle de bains) : les prises électriques avec interrupteurs incorporés, pour couper le courant quand on n'en a pas besoin.

jeudi, février 15, 2007

Un endroit que j'aime bien

Pour plonger dans l'histoire de Glasgow, rien ne vaut une visite de la Tenement House, un appartement- musée reconstituant la vie quotidienne au début du XXème siècle. Les tenement houses sont des bâtiments de trois étages typiques de l'architecture du centre-ville, en belles pierres rouges bien épaisses. Les halls d'entrée sont généralement décorés de carreaux de faïence de couleur. Les escaliers sont en pierre brute, il n'y a pas d'ascenseur. Les appartements comportent de larges bay windows pour laisser entrer le maximum de lumière. Traditionnellement, la vaste cuisine chauffée par le poêle comprenait un bed recess, une sorte d'alcôve où dormait la bonne, pour les plus aisés, ou les enfants. C'est une bonne idée d'avoir conservé un de ces logements en l'état car ils font partie du patrimoine de la ville.

Le musée est situé dans Garnethill, un quartier en hauteur auquel on accède depuis Sauchiehall Street, la grande artère commerçante, en montant l'une des rues perpendiculaires (le centre de Glasgow est en forme de grille, comme dans les villes américaines). Elles sont tellement en pente que les gros cabs noirs peinent à les gravir les jours de neige. Et attention si vous les descendez avec de hauts talons !

dimanche, février 11, 2007

300 ans de rivalité

Jeudi 8 février, le Guardian (prononcer "Gâr-dieun") a consacré un supplément aux 300 ans de l'union entre l'Angleterre et l'Ecosse, que l'on célèbre cette année. "La relation peut-elle durer 300 ans de plus?" titrait le quotidien. La question peut sembler bizarre vu de France, où l'on a tendance à mettre allègrement tous les habitants des îles britanniques dans le même sac. Mais essayez donc de traiter un Ecossais d'Anglais et vous verrez sa réaction. Quand on connaît l'Ecosse, on sait bien qu'elle a une histoire, des références culturelles, un caractère qui lui sont propres. Les Ecossais disent "aye" pour oui, "wee" pour petit. Ils rient aux pitreries (antics) de Rab C Nesbitt, leur héros télé fétiche, à l'accent à peine compréhensible au sud de la frontière (south of the border comme on dit là-bas). Et ils ont le pétrole de la mer du Nord, ne l'oublions pas. Sur l'éventualité de l'indépendance de l'Ecosse, un lien intéressant.

Ce qui est drôle, c'est que l'Ecosse elle-même n'est pas un tout homogène. Il suffit de voir la jalousie des habitants de Glasgow envers ceux d'Edimbourg, qu'ils considèrent comme des snobs. Si l'Ecosse est l'"underdog" (opprimé) de l'Angleterre, Glasgow est l'underdog d'Edimbourg. Pour moi qui connaît bien la région de Glasgow, la côte ouest découpée, ses îles, son climat adouci par le Gulf Stream, Edimbourg et la côte est, moins pluvieuse mais plus froide, me semblent un tout autre univers. Alors qu'ils ne sont distants que de 70 km !

jeudi, février 08, 2007

Un cottage pas comme les autres

Lorsque je retourne en Ecosse avec ma petite famille (à quatre, ça devient un peu compliqué de se faire héberger par des amis), on aime bien louer un cottage à East Lochhead, une ferme à Lochwinnoch, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Glasgow. On est en pleine campagne, avec vue sur les champs et sur un loch. Un cheval et un bouc paissent juste en face de la maison. Mais surtout, il s'agit d'une ferme 100 % écologique. Les propriétaires l'ont retapée en ne faisant appel qu'à des ouvriers et des matériaux locaux. Pour les clients du bed & breakfast, les petits-déjeuners sont composés de pain, d'oeufs et de confitures maison. Les ampoules sont basse consommation. On est invités à recycler ses déchets et il y a même un composte pour récupérer les épluchures de fruits et légumes. Le bio rencontre un fort écho en Ecosse et cette ferme est vraiment un modèle, salué par de nombreux prix. Attention ! Si vous demandez votre chemin, Lochwinnoch se prononce Lorrwinnorr, en roulant les "r". www.eastlochhead.co.uk

mercredi, février 07, 2007

La Auld Alliance, ça se boit aussi

En parlant de Auld Alliance, c'est aussi le nom d'un pub écossais à Paris, le premier à avoir ouvert dans la capitale (80 rue François Miron dans le Marais). Sans surprise, c'est le rendez-vous de la communauté écossaise, particulièrement bondé les jours de match de rugby ou de football. Il a un site.

Un petit coin d'Ecosse en plein Berry

Prenez une carte de France, tirez un trait tout droit en direction du Sud depuis Paris, vous tombez sur Aubigny- sur-Nère, charmante bourgade de 6000 habitants dans le département du Cher. Ce petit bout de France profonde est le dernier endroit où l'on s'attendrait à voir flotter le drapeau écossais. Il est pourtant tout entier dédié à l'Ecosse pour avoir accueilli les Stuarts, famille régnante écossaise, du temps de la Auld Alliance. Le château des Stuarts est toujours présent. Il accueille aujourd'hui l'hôtel de ville et un musée, à la scénographie légèrement kitsch (cf. photos) mais tout de même instructive. Tous les étés, des fêtes écossaises animent les rues de la ville, au son du bagpipe (cornemuse). Aubigny compte un pub écossais, le Cutty Sark. Je n'ai pas vérifié si sa ville jumelle, Haddington près d'Edimbourg, en faisait autant.
Pour tout savoir sur l'histoire de la Auld Alliance et d'Aubigny-sur-Nère, je ne suis pas une encyclopédie. Rendez-vous plutôt sur Wikipedia (ici et ). Le site d'Aubigny-sur-Nère est après ce clic.

Au fil de mes recherches sur le Web , je suis tombée sur un autre blog de p'tit Frenchie à Glasgow. Make the most of your Erasmus year ! http://glasgowlife.over-blog.com/

vendredi, février 02, 2007

A suivre

Un titre intrigant, un sujet qui l'est encore plus, un film que j'irai sûrement voir : The Last King Of Scotland sort en France le 14 février. Il s'agit du portrait du dictateur ougandais Idi Amin Dada à travers le regard de son médecin personnel. Idi Amin, qui se surnommait lui-même roi d'Ecosse (mais aussi seigneur de toutes les bêtes de la terre et des poissons de la mer), est joué par Forest Whitaker, nominé aux Oscars, le médecin par l'acteur écossais James McAvoy.
A noter : James McAvoy sera le héros de l'adaptation au cinéma d'Atonement (Expiation en français), roman magistral d'Ian McEwan, avec Keira Knightley. Ian McEwan est un de mes auteurs préférés, bien qu'il ne soit pas écossais ! Mais je me méfie de la transposition au cinéma des livres que j'ai vraiment aimés.

Sur ma liste de courses

Outre du LemSip (voir ci-dessous), je ramène toujours de mes périples en Ecosse des spécialités locales introuvables en France. Même la Grande Epicerie du Bon Marché, pourtant bien fournie en produits britanniques, ne les a pas toujours en rayon :

-Frijj, un yaourt à boire parfumé à la fraise, à la banane ou au chocolat. Bien moins banal que ses équivalents français, il est conditionné dans une bouteille arrondie agrémentée de taches de vache aux couleurs des parfums.

-des herbal teas Twinings. Rien à voir avec les infusions Eléphant de chez nous. Ce sont de vrais mélanges naturels de fruits rouges, pomme, menthe poivrée, rose... Délicieux !

-des oatcakes, des biscuits secs aux flocons d'avoine, excellents avec du fromage et du raisin. Les Ecossais mangent le fromage après le dessert, souvent avec des fruits.

-c'est en Ecosse que j'ai découvert les smooothies, qui sont enfin arrivés chez nous. Ceux d'Innocent sont les meilleurs, avec des commentaires rigolos sur les bouteilles ("Mangez cinq fruits et légumes par jour et n'oubliez pas de vous laver les mains"). Idem pour le jus de cranberry Ocean Spray, bon au goût et pour la santé. La variété avec de la framboise permet d'atténuer l'astringence du cranberry. J'aime bien le mélanger aussi avec de l'eau gazeuse pour un cocktail sans alcool.

Pour tous ces produits, je recommande les boutiques Peckham's, souvent présentes dans les gares et les aéroports.

mercredi, janvier 31, 2007

La communauté s'agrandit

Merci à Pépette qui mentionne mon blog dans le sien. Je lui renvoie bien volontiers l'ascenseur et ne manquerai pas de lui rendre une petite visite de temps en temps quand la nostalgie de l'Ecosse me gagnera : http://ilpleut-ilmouille.blogspot.com/
Spéciale dédicace aussi à Blue qui figure sur le blog de Pépette : http://eurostarblues.blogspot.com/

D'après les derniers posts de Pépette, la grippe sévit durement par chez elle. Pour ma part, à chaque visite au Royaume-Uni, je ne manque pas d'acheter une ration de LemSip (sa version en marque de distributeur chez Boots est tout aussi efficace). C'est un remède de cheval à base de citron, paracétamol et vitamine C, à diluer dans de l'eau chaude. Une bonne rasade avant de se coucher et on se réveille d'attaque. Je n'ai pas trouvé d'équivalent en France.

Isobel Campbell sur scène

Joli moment hier soir au Trabendo pour le concert d'Isobel Campbell et Mark Lanegan. J'appréhendais le passage à la scène du meilleur album de 2006, Ballads of the Broken Seas (j'en ai parlé ici le 10 novembre). Et si l'émotion était absente ? Heureusement, rien de tel. L'intimité de la petite salle était raccord avec la sensibilité des chansons et les chanteurs étaient habillés comme sur la pochette pour que la mise en condition soit parfaite. Il faut quand même souligner le talent de l'Ecossaise Isobel Campbell, qui peut se permettre de chanter en italien, de jouer du violoncelle ou de siffler tout en composant des chansons tout en délicatesse. Pour moi, c'est la meilleure, depuis que Björk ne fait plus de la musique mais des sons.

vendredi, janvier 26, 2007

Tentez votre chance

Qu'est-ce que j'apprends ? L'office du tourisme écossais organise un concours pour les célibataires françaises, destiné à élire le "Hot Scot" (littéralement, l'Ecossais le plus chaud) de l'année. La gagnante aura droit à un séjour de quatre jours pour rencontrer en personne des spécimens de grands gaillards élevés au porridge. Personnellement, j'ai déjà trouvé, mais je ne peux qu'inciter les jeunes filles de France à tenter leur chance.
Cette initiative un peu lourdingue me rappelle celle de l'office du tourisme de Pologne, qui suite à la polémique sur le plombier polonais, avait déniché un magnifique éphèbe en bleu de travail pour changer les a priori des Français sur leurs voisins slaves. Au moins, on sort des clichés habituels (pour l'Ecosse : kilts, whisky, cerfs dans la lande... On vit au XXIème siècle, là-bas !).

jeudi, janvier 25, 2007

Burns Night, c'est ce soir

Le 25 janvier au soir ont lieu dans tout le pays les Burns Nights, des hommages au poète écossais Robert Burns -certains disent même le barde, même si cela évoque un peu trop le chanteur à voix de fausset du village d'Astérix. Au cours de ces soupers, on récite des poèmes du fameux chantre de l'âme écossaise (ça sonne mieux comme ça) et l'on déguste du haggis, le plat national. La panse de brebis farcie suscite des grimaces de dégoût chez nous, bien à tort. Il s'agit d'abats, mais revenus avec des épices et de l'avoine et servie avec des neeps and tatties, expression consacrée pour désigner des purées de navets et de pommes de terre. Juré, c'est délicieux. Le tout est généreusement arrosé de whisky pur malt, cela va sans dire.

mardi, janvier 23, 2007

Culture de l'alcool ?

Que n'a-t-on pas entendu sur le football écossais suite au départ précipité de Paul Le Guen, éphémère entraîneur des Glasgow Rangers. Le nouveau coach du Paris Saint-Germain aurait constaté sur place une "culture de l'alcool", reprochant en particulier à ses joueurs un repas de Noël un peu trop arrosé. Mais c'est surtout un choc culturel complet que le Français semble avoir expérimenté. J'ai relevé cette interview dans The Herald, journal de Glasgow : "C'est très difficile quand on ne connaît pas la ville, les gens, la culture et que l'on a aussi des problèmes avec la langue." Entre cousins celtes, cela ressemble beaucoup à un rendez-vous manqué.
Alors, une culture de l'alcool en Ecosse ? Il est clair que les Ecossais aiment boire. Je les appelle des "boit-sans-soif" : une soirée au pub signifie pour eux enchaîner les pints, d'autant que les pubs ferment tôt là-bas. Juste avant 23h, les lumières clignotent et il faut commander sa dernière tournée. La bière sert moins à se désaltérer qu'à accompagner la conversation, et ça peut être plutôt sympa. A noter que depuis quelques années, il est interdit de boire de l'alcool dans la rue à Glasgow. Et en Ecosse comme ailleurs en Europe et bientôt en France, les pubs sont désormais non-fumeurs.

mardi, janvier 16, 2007

Ian Rankin superstar

Le dernier Ian Rankin, The Naming of the Dead, est encore un très bon cru. Je suis en train de le lire en anglais (éditions Orion), à ma connaissance il n'a pas encore été traduit. Comme toujours chez Rankin, il mêle enquêtes policières et réflexion sociale. Cette fois, l'action se passe pendant le sommet du G8 qui s'est tenu en juillet 2005 à Edimbourg. Tandis que manifestants et forces de l'ordre s'affrontent sur Princes Street, l'inspecteur Rebus, toujours aussi désabusé, enquête sur la mort suspecte d'un jeune politicien et sur un serial killer qui semble s'en prendre aux repris de justice. Suicide ou meurtre pour le premier ? Vengeance ou violence aveugle pour le second ? C'est passionnant, et parsemé de considérations sur l'Ecosse actuelle que l'on ne trouve pas dans les guides touristiques. Dès la première page, un personnage décède à 54 ans, ce que Rankin résume par l'expression de "taux de mortalité digne d'une nation du Tiers monde". Ailleurs, la détective Siobhan se rend à Glasgow, au grand dam de ses parents -la ville est vue dans le reste du pays comme un repaire de truands. J'ai bien aimé aussi l'expression qui revient souvent : "put Scotland on the map". Le sommet du G8 permet de faire parler de l'Ecosse, grande obsession des Ecossais qui ne peuvent s'empêcher de nourrir un complexe d'infériorité par rapport à l'Angleterre. Fiers et persuadés de ne pas être reconnus à leur juste valeur, voilà qui résume bien le sentiment national écossais, et qui se retrouve dans la personnalité torturée de l'inspecteur Rebus.
Au fait, je découvre que Ian Rankin dispose de son propre site, ianrankin.net. On y trouve quelques petites infos sur l'auteur et son oeuvre. Je constate avec joie qu'il inclut les Belle & Sebastian dans ses disques à emmener sur une île déserte. Une raison de plus de l'apprécier.

jeudi, janvier 11, 2007

Logos de saison

En fin d'année, tous les journaux et magazines britanniques revêtent leur logo d'un petit manteau neigeux, histoire de se mettre dans l'ambiance de la saison. Pourquoi pas en France ? C'est un peu gadget mais ça permet de faire vivre sa marque.

mercredi, janvier 03, 2007

Fait d'hiver

On parle beaucoup de l'Ecosse actuellement, à propos du "droit au logement opposable", qui permet à tout mal-logé de réclamer un toit. Ce dispositif existe depuis 2002 en Ecosse (lire ici et ). Si les solutions d'abris ne manquent pas là-bas, les problèmes d'insalubrité restent endémiques : humidité, mauvaise isolation, dry rot, une moisissure aussi redoutable que les termites... Les logements ne sont pas toujours adaptés à la rigueur du climat local.
Pour les sans-abri, il existe aussi, comme dans le reste du Royaume-Uni, le magazine vendu dans la rue, The Big Issue. Contrairement aux feuilles de choux que l'on trouve en France, c'est un vrai magazine, fait par de vrais journalistes. Les vendors l'achètent 50 pence, le revendent 1,20 livre (0,74 et 1,80 euro respectivement), peuvent se payer une chambre, sont encadrés par des travailleurs sociaux et parfois parviennent à quitter la rue. Surtout, ils gardent leur dignité même s'ils peuvent être sujets aux insultes des passants et des commerçants.

mardi, janvier 02, 2007

Bye bye for now

Au moment de dire au revoir à l'Ecosse jusqu'à la prochaine fois, un coup d'oeil sur cette affiche qui surplombe le terminal de l'aéroport de Prestwick : "Scotland, the best small country in the world". Et si c'était vrai ?

Regardez-moi dans les yeux

Après toutes ces considérations consuméristes, prenons un grand bol d'air frais dans la campagne écossaise. Ils sont tout de même un peu spooky, ces yeux brillants...

Vaches à lait

Encore une chose vue dans un supermarché : ici, chez Marks & Spencer, ces briques de lait se parent tout simpement d'un museau de vache. Comment y résister ?

Happy windy year

Une amie m'informe que le vent souffle fort sur l'Ecosse, au point que les festivités du Nouvel an ont dû être annulées à Glasgow et Edimbourg. Dommage, Hogmanay, comme on appelle le passage à la nouvelle année en Ecosse, est une célébration très populaire, surtout à Edimbourg où les fêtards se pressent sur Princes Street.

lundi, janvier 01, 2007

Un tour au musée


Vu à l'entrée de la Burrell Collection, un magnifique musée consacré à la collection d'art d'un riche Ecossais : "Breastfeeding welcome", "Allaitement bienvenu". Ce n'est pas évident partout, mais les Ecossais sont en général assez bienveillants avec les mamans qui allaitent et surtout avec les enfants. Ils leur pardonnent tout ! Pour en savoir plus, cliquer ici.

Toujours à l'entrée de la Burrell Collection : il faut obligatoirement passer par la boutique avant d'accéder aux oeuvres. Est-ce cela, le pragmatisme britannique ?

Un petit coup d'oeil tout de même sur les collections : outre les exceptionnels spécimens d'art médiéval, égyptien, asiatique ou islamique visibles ici, le bâtiment lui aussi vaut le détour. Ouvert sur la nature environnante, il permet d'observer des écureuils gambadant parmi les feuilles tout en admirant les oeuvres. Une expérience esthétique et bucolique.

Un dernier aperçu : elles ne sont pas mignonnes, ces petites nonnes du Moyen-Age ?

Bid ou bide ?

Glasgow est candidate pour l'organisation des Jeux du Commonwealth en 2014. Des affiches le proclament un peu partout. On peut soutenir la candidature (back the bid) ici. Les autres prétendantes sont Halifax au Canada et Abuja au Nigéria. Rappelons que le Commonwealth représente l'ancienne zone d'influence de l'empire britannique et compte plus de cinquante pays, de l'Afrique du Sud à l'Inde, en passant par le Malawi ou l'Australie.
Il faut croire que la municipalité de Glasgow a placé tout son budget dans cet événement, car les décorations de Noël étaient bien pauvres en ville, y compris sur Sauchiehall Street, la rue commerçante principale. Ce qui n'empêchait pas les habitants de se presser dans les boutiques, avant Noël, et tout de suite après, le 26 décembre, jour férié (Boxing day) et coup d'envoi des soldes.

On a retrouvé Nessie

Le monstre du Loch Ness a fait des petits et s'affiche dans une publicité elliptique pour une bière, dont le nom apparaît en tout petit en bas, via son adresse e-mail. On note au passage que JC Decaux détient la gestion du mobilier urbain de Glasgow.

Bienvenue dans le magasin qui ne dort jamais

Ce supermarché Asda (du groupe Wal-Mart) est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Quand je pense qu'en France, on s'empoigne sur les magasins ouverts le dimanche... Impossible de ne pas avoir une pensée pour les malheureux employés qui accueillent leurs clients à 4 heures du matin. Au gré des rayons, j'ai relevé quelques particularismes amusants (imaginez la tête des acheteurs en me voyant prendre en photo du papier toilette). En voici quelques-uns :

Avant même de pénétrer dans ce temple de la consommation, on note des chariots équipés de sièges pour bébés et même...

...pour jumeaux.

Le papier toilette, donc, a droit à des opérations spéciales. Ici, la mascotte d'Andrex est affublée du nez rouge du Comic relief, une opération de charité.

Pour rester dans les petits chiens : j'ai remarqué ce très seyant costume de Père Noël pour toutou. Je n'ai vu personne en acheter, cependant.

Puisque mon métier m'amène à m'intéresser aux emballages, je ne pouvais pas passer à côté de ce jus de fruits dont l'ingrédient principal s'affiche carrément en gros plan. Pas la peine d'en rajouter...

Celui-là n'est pas mal non plus avec ses motifs qui forment une suite dans les rayons. Le nom est bien aussi.

Les Ecossais qui veulent acheter local (ou plutôt national) ont le choix. Même le pain prend les couleurs de la croix de Saint-André.

Ouf, on arrive aux caisses. Ce magasin offre la possibilité d'enregistrer soi-même ses achats. Mais seulement pour les petites courses.

Les dix conditions d'un Noël écossais réussi

1- Des décorations kitsch. N'en déplaise au politiquement correct qui veut transformer les "Joyeux Noël" en "Joyeuses Fêtes", les Ecossais célèbrent encore dignement le 25 décembre.

2- Des hot cross buns au petit déjeuner. Ces brioches ornées d'une croix sont bien dans le ton de l'ambiance festive.

3- Des crackers sur la table. C'est un peu un mélange de nos chocolats en papillottes et du bréchet de poulet porte-bonheur : les crackers sont de petits paquets cadeaux que chacun tire d'un côté, déclenchant l'explosion d'un pétard. Celui qui reste avec la plus grosse partie dans la main gagne la babiole cachée à l'intérieur : coupe-ongle, agrafeuse, stylo, voire bijou... et bien sûr, l'impayable blague. Les crackers de Marks & Spencer sont les plus luxueux. Mais attention, ce sont des explosifs. Ils sont interdits en avion.

4- La dinde accompagnée de choux de Bruxelles, de pommes de terre et de carottes. Désolée, je n'ai pas de photo !

5- En fond sonore, White Christmas chanté par Bing Crosby. Les Britanniques raffolent des chants de Noël (Christmas carols), dans leur version crooners. Une tradition venue de l'autre côté de l'Atlantique.

6- Dr Who à la télévision. C'est un peu leur Belphégor pour l'aspect fantastique, mais plutôt L'île aux enfants pour rester dans la génération des trentenaires nostalgiques. L'attrait de cette série est à peu près incompréhensible pour qui n'a pas grandi devant ses effets spéciaux rudimentaires. Régulièrement, de nouvelles adaptations font l'événement avec des comédiens différents. Le dernier, c'est David Tennant, qui réussit l'exploit de froncer les sourcils et d'écarquiller les yeux en même temps. On peut voir d'anciens épisodes sur France 4.

7- Du Cava à la place du champagne. Ce dernier étant très cher en Grande-Bretagne, il est souvent remplacé par le mousseux espagnol. Et avouons-le, mieux vaut un bon Cava qu'un mauvais champagne (à consommer avec modération) !

8- Du Irn Bru, un soda saturé de sucre typiquement écossais. Excellent contre la gueule de bois paraît-il, même le chanteur de Franz Ferdinand le dit, alors...

9- Autre option, de l'Evian après les excès. En Grande-Bretagne, l'eau minérale ne sert pas à se désaltérer, mais à se "détoxifier" (detox). C'est pratiquement un médicament !

10- Un tremblement de terre. Non, ça c'est en option, mais c'est vraiment arrivé le lendemain de Noël aux habitants de Dumfries, dans le Sud de l'Ecosse. Les secousses n'ont atteint que 3,5 sur l'échelle de Richter, juste de quoi renverser quelques sapins de Noël.

10 bis- Le vrai secret d'un Noël réussi, c'est bien sûr tous ceux que vous aimez autour de la table... Joyeux Noël et Bonne année à tous.

vendredi, décembre 08, 2006

Season's greetings


Nous avons reçu hier notre première carte de voeux pour Noël en provenance d'Ecosse (de la part d'un oncle qui habite Dollar et qui est devenu millionnaire au Loto, ça ne s'invente pas). Je m'y attendais : au Royaume-Uni, les voeux s'envoient très tôt. Dès le 1er décembre, il faut s'attendre à en recevoir. En général, les Britanniques allient tradition et bonne action en privilégiant des cartes éditées par des bonnes oeuvres : lutte contre le cancer, aide à l'enfance etc. Toujours leur goût du rituel. Mais je préfère cela aux Français qui considèrent les voeux comme une corvée et s'en souviennent aux alentours du 15 janvier...