dimanche, août 17, 2008

Magnificent Glencoe

The word Scotland conjures images of peaceful lochs and romantic castles. These are all true of course, and you'll see plenty of them here. But if you look for a taste of a more rugged side of Scotland, you'd better head to the impressive area of Glencoe in the Highlands. Just a couple of hours' drive from Glasgow or Edinburgh, the valley boasts scenic mountains, quite misty on the day of my visit earlier this month. It's a feast for keen hillwalkers and a great retreat out of the hectic city life. It's also a historical site where the massacre of the MacDonald clan took place in 1672. You don't get much more Scottish than this.
A pied, en moto, en voiture ou à vélo, tous les moyens sont bons pour explorer les paysages grandioses de Glencoe, dans les Highlands, à deux heures de route de Glasgow. Ce lieu chargé d'histoire, au relief tourmenté, est très apprécié des randonneurs. Attention à ne pas négliger son équipement, le climat change vite en Ecosse.

jeudi, août 14, 2008

Credit crunch anyone ?

In France, everybody goes on about "pouvoir d'achat" (purchasing power). The lack of it, how to improve it and so on. In English, it's called the "credit crunch" and it's just as ubiquitous. I even found an article in silly Closer magazine about "credit crunch recipes" or how to save money in the kitchen. Bubble and squeak have never been so fashionable.

"Credit crunch" (contraction du crédit) est le terme anglais pour "pouvoir d'achat" et comme son équivalent français, on le trouve partout, même dans les conseils de cuisine. C'est l'occasion de se familariser avec une autre expression typiquement anglaise : bubble and squeak, ou l'art d'accommoder les restes en les faisant revenir à la poêle.

lundi, août 11, 2008

I need a holiday-ay

Well, I'm back in Blogville after two eventful weeks in Scotland. It went off to a stressful start at the airport when Mr Clerk discovered his passport had expired for three months and we were kept waiting for long minutes before given our boarding cards (Mr Clerk had to renew his passport in a rush once in Glasgow). Then our plane taxied for an hour on the tarmac because of traffic regulation. When we finally took off, Little Clerk Number 2 decided to scream his head off because he didn't want to be strapped on his seat. That's the "terrible twos" for you. On touch down, I was hit by a severe back pain and a longing to go back home on the spot.

The last few days were not bad either. The rural area in Renfrewshire where we stayed was affected by heavy rains to the point where a fishery reservoir threatened to collapse and pour tons of water on the local farms. The fire brigade pumped the water day in day out, the roads were closed and the police actually advised the residents (including us !) to evacuate. As it turned out, our cottage was not directly in the front line of the potential disaster and the dam was eventually repaired but our main worry was to pass the road blockades.
Anyway, all is well that ends well and the days in between were fabulous. We saw mind-boggling landscapes, visited castles (haunted, of course), ate fish and chips under a clear blue sky... And I even managed to squeeze in drinks with fellow bloggers Perrine, Mathilde and Mo. Now that's what I call a successful holiday. More pictures follow...

Un passeport expiré, un enfant hurlant dans l'avion, des inondations, mais aussi des paysages à couper le souffle, de belles journées sur la plage et même quelques verres avec les copines de blog Perrine, Mathilde et Mo. C'est le résumé en quelques mots de deux semaines de vacances en Ecosse. La suite en photos...

samedi, juillet 19, 2008

Europe from South to North

Bientôt, je serai là (Malte, photo Cresk) :

Puis j'irai là (Lochwinnoch, mon petit coin de campagne à 25 km de Glasgow) :

Et là (Portessie, tout au nord de l'Ecosse, photo Daisy Beetle Girl) :

Et sans doute là aussi (Urquhart Castle et le Loch Ness, photo Taylor Dundee) :

A bientôt pour un compte-rendu en images !

I'm looking forward to my holidays in Malta and in different areas of Scotland. I'll be back in a few weeks' time. Cheers.

mercredi, juillet 09, 2008

Fire at a scrapyard in Renfrew

A giant fire broke out last night at a scrapyard in Renfrew, near Glasgow. It is believe a huge moutain of twisted metal caught fire. The smoke blew as far as Glasgow several miles away.

You can see impressive pictures on Flickr. This photo : Andy Allan. You can look also at Alan Morrison or Bobby Pool.

Pour voir des images impressionnantes d'un incendie géant dans un dépôt de ferraille à Renfrew près de Glasgow, direction Flickr.

lundi, juin 30, 2008

Billy Elliot in Edinburgh

Une photo entraperçue dans un journal a attiré mon oeil. Ces façades, ces couleurs, on ne serait pas en Ecosse par hasard ? Mon intuition était la bonne, cette image tirée du film Hallam Foe est bien située à Edimbourg. Hallam Foe (ou My name is Hallam Foe comme il est bizarrement "traduit" chez nous) sort le 9 juillet en France et on y retrouve le brillant interprète de Billy Elliot, qui entre nous doit en avoir jusque là de cette référence, Jamie Bell.

Le réalisateur n'est autre que l'Ecossais David MacKenzie, auteur du remarqué Young Adam avec Ewan -miam miam- McGregor.

C'était la minute "cinématographie écossaise". Merci de votre attention.

I'm always on the look-out for films set in Scotland and Hallam Foe, released on July 9th in France, is one of them. It stars Jamie Bell of Billy Elliot fame and is directed by David MacKenzie, who made Young Adam with Ewan McGregor in 2002. Movie buff, me ? Yes, why not ?

dimanche, juin 22, 2008

A very high-profile gorilla



Vous connaissez certainement cette publicité qui a fait le tour du Web. Les Britanniques la connaissent puisqu'elle concerne leur chocolat préféré. Elle vient de recevoir le plus grand prix international pour une publicité, celui de Cannes où j'étais cette semaine. C'est de la pub d'après la pub, quand tous les messages ont été épuisés. Génial ou ridicule ? You judge.

This famous ad for Cadbury chocolate received the Grand Prix at the Cannes Advertising Festival, the "Oscars" of advertising if you prefer. What next ? A sheep singing Celine Dion ?

samedi, juin 21, 2008

Cannes-Glasgow

Oui, il s'agit bien de la piscine de l'hôtel Eden Roc, un lieu mythique au Cap d'Antibes près de Cannes. Me croirez-vous si je vous dis que j'y étais hier pour mon travail ? Trop dur, la vie. Tout ce luxe m'a tenue éloignée du blog, à mon grand regret. Je rêve de lui consacrer plus de temps et j'ai d'ailleurs pas mal de projets dans la tête. Je réalise un petit test express : si vous avez des critiques à formuler, des suggestions à faire, des idées de sujets ou de rubriques à proposer, n'hésitez pas. Merci d'avance et à bientôt pour plus de nouvelles franco-écossaises.



My job is keeping me away from this blog at the moment. I spent the week in Cannes where, along with other glamourous locations, I lunched at the Eden Roc hotel (see above). Yet I have many projects for Paris-Glasgow and I'm open to any suggestions of improvements or topics. Thanks and stay tuned.

dimanche, juin 15, 2008

Chicken Run

Petite devinette : où a été prise cette photo ?
Dans les Highlands ? Ah non, il y a des vignes.
Près de Bordeaux ? En Provence ? En vallée du Rhône ?

Réponse : dans le jardin d'un restaurant aux portes de Paris. On peut manger à l'extérieur en écoutant le chant du coq. Et ce cochon bicolore, n'est-il pas adorable ?

Seul détail qui casse l'ambiance : la ligne de train de banlieue juste au-dessus !

This picture was taken in the garden of a restaurant outside Paris. Would you believe a railway runs just above the scene ?

dimanche, juin 08, 2008

Isobel Campbell grows on you

Youpi ! Le nouvel album de Isobel Campbell et Mark Lanegan, "Sunday at devil dirt", est sorti. J'ai déjà parlé ici de mon admiration pour la chanteuse écossaise, ancienne de Belle & Sebastian, et pour son précédent album avec le chanteur américain des Queens of the stone age, "Ballad of the broken seas". Leur nouvel opus est de la même veine que le premier, troublant par le mélange des voix cristalline et rauque. Si vous avez aimé Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, Nick Cave et Kylie Minogue, dites-vous que c'est encore mieux !

J'ai trouvé dans The Independent un article qui résume bien leur collaboration atypique -ils s'envoient les chansons par FedEx et n'ont passé au total que neuf jours ensemble en studio.

On peut entendre un aperçu de leurs ballades par exemple ici.

Isobel Campbell and Mark Lanegan form an unlikely pair -beauty and the beast, cristal and gravel, Glasgow and LA, you name it. Yet they managed to release their second album together last month and it's just as atmospheric as the first one. This Scottish girl is definitely a world-class artist.

dimanche, juin 01, 2008

Welcome to the Weegies

La sortie de Sex and the City semble beaucoup agiter la blogosphère féminine qui consacre de longues lignes à expliquer pourquoi elle n'ira pas voir le film alors qu'il a été fait pour elle, c'est bien la peine d'avoir tout ce matraquage.

De toute façon, elle ne perdra rien donc je peux bien raconter la fin : alors voilà, Carrie et Big... Non, j'ai pitié des filles qui aimaient bien la série et qui voudraient quand même jeter un oeil sur son adaptation cinématographique. Je dirais juste, en une transition bien acrobatique, que le final n'est pas sans rappeler le film phénomène du moment en France : j'ai nommé bien sûr Bienvenue chez les Ch'tis.

Je suppose que même à Glasgow on a entendu parler de ce film aux 20 millions d'entrées (plus une : la mienne, cette semaine). Même en comptant les gens qui y sont allés plusieurs fois, c'est l'équivalent du tiers de la population française qui a payé sa place pour voir cette comédie ! Et il est facile de comprendre pourquoi : sans mégastars ni effets spéciaux, le film célèbre tout simplement les sentiments vrais, les bons moments entre amis, bref tout ce qui ne s'achète pas... comme l'épilogue de Sex and the City (mais non, je ne révèle pas la fin).

Pas très bien filmé, bourré d'expressions ch'timi (le parler du nord de la France), Bienvenue chez les Ch'tis a pourtant un message universel qui pourrait être transposé dans tous les pays.

On peut très bien imaginer une version britannique avec un employé du Sud de l'Angleterre muté à Glasgow, qui s'attend à rencontrer des dégénérés buvant de la Buckfast et mangeant des barres Mars frites à longueur de journée, et qui se fait de vrais amis autour d'un bon plat de neeps and tatties ! Le film s'appelerait Welcome to the Weegies et ce serait un Trainspotting gentil. Le tout sponsorisé par Irn Bru bien sûr.

The film Bienvenue chez les Ch'tis is a historical hit in France with more than 20 million viewers so far -almost as much as Titanic. It's easy to understand why : it's fresh and sincere, an ode to friendship beyond prejudice (just like the finale of Sex and the City !). It could very well be made into a British comedy with a South Londoner moving to Glasgow, expecting to meet neds with a Buckfast in their hand at every street corner and instead making real friends over a plate of neeps and tatties. A humanist Trainspotting if you like.

vendredi, mai 30, 2008

Trucs de filles (Girly week)

It's been an eventful week for the fashion-savvy Parisiennes with a private screening of Sex and the City on the Champs-Elysées on Wednesday, followed by the opening of the first central-Paris flagship store of British brand New Look the next night.

I'm a great fan of the TV series Sex and the City which paved the way for other brilliant programmes such as Six Feet Under or Desperate Housewives. I didn't expect much of the feature film and I was right. Although it's nice to meet the four girls again, the film lacks the sharp humour of the series. Some bits are funny but overall the dialogues are dull and the script is paper thin. Far from being feminist, the film shows insecure women hanging on coward and immature men. Come on girls, you deserve better than that.

You deserve a VIP shopping invitation to the New Look boutique for instance. The buzz that preceded this opening was incredible considering it's just a cheap brand for party girls and we already have plenty of them here (Pimkie, Etam, Jennyfer...). Still, it's like a whiff of Britishness blowing from across the Channel and I did find a few items that will fit me this summer.

On dirait que je serais un blog de fille et que je parlerais de ce que j'ai fait cette semaine, à savoir assister à une projection privée de Sex and the City mercredi, suivie de l'ouverture du premier magasin New Look au Forum des Halles, dans le centre de Paris, le lendemain.

Grande fan de la série Sex and the City, je n'attendais pas grand chose du film et j'avais raison. L'esprit satirique s'est dilué dans une bluette entre Le diable s'habille en Prada pour le décor et les costumes et Quatre mariages et un enterrement pour l'intrigue, moins l'humour tongue in cheek. Certaines scènes sont réussies mais l'ensemble est très poussif. Pire, il n'est flatteur ni pour les hommes, invariablement lâches et immatures, ni pour les femmes qui les choisissent pour compagnons.

Enfin, il n'y a pas de quoi appeler la (fashion) police, encore moins rater la soirée New Look, peuplée de clones de Lily Allen, qui a permis de respirer un peu d'air venu d'outre-Manche et s'offrir quelques tenues d'été au passage. C'est bon d'être une fille, quand même.

mercredi, mai 21, 2008

If you are Scottish

J'ai vu cette publicité sur le blog de Jennifer, une Canadienne de Glasgow, et je ne résiste pas à la montrer ici. Toute la quintessence de "l'écossitude" y est résumée : les filles en talons hauts sous la pluie, le football, les midges, le repas du soir qu'on appelle tea, le kilt... Des clichés ? Evidemment. Mais j'aime la façon dont le film réussit à rendre glamour une culture populaire, en s'inspirant du poème If de Rudyard Kipling.

Au fait, c'est pour vendre quoi ? Irn Bru, l'infâme breuvage 100 % écossais imbuvable pour tout autre humain normalement constitué. Ses publicités sont toujours très attendues et celle-ci ne fait pas exception, mais elle ne me ferait acheter une canette pour rien au monde.




I like the way this Irn Bru ad manages to glamourize Scottish culture including midges or mince n' tatties, but under no circumtances would it make me buy a can. That's because I'm not Scottish !

samedi, mai 17, 2008

Lily of the Clyde

Je passe sur la défaite des Glasgow Rangers en finale de l'Uefa et les violences qui s'en sont suivies -les supporters écossais ne sont pas immunisés contre la c***ie.

L'excellent Julien, qui m'a aidée à donner une allure digne de ce nom à ce blog, me signale un projet d'un cabinet d'architectes écossais, ZM : produire de l'énergie solaire grâce à des panneaux en forme de nénuphars installés sur la rivière Clyde. Apparemment, cette idée, elle-même évoquée sur le blog gizmodo.fr, intéresse sérieusement la mairie de Glasgow.

Je ne sais pas ce qui est le plus loufoque là-dedans : des panneaux solaires en forme de nénuphars ou l'idée que l'on puisse produire de l'énergie solaire dans le pays le plus pluvieux d'Europe. Mais j'ai mauvais esprit sans doute.

Apparently the city of Glasgow is seriously considering implementing lily-shaped solar panels on the river Clyde to provide alternative energy solutions. This project by Glasgow-based ZM architecture practice was awarded first rank in the International Design Awards Land and Sea Competition. What strikes me the most in this project is the idea that you can produce solar energy in the wettest country in Europe. I wish them all the best of luck all the same.

Photo : Inhabitat

mardi, mai 13, 2008

Greetings from Stockholm

The weather was gorgeous in "the capital of Scandinavia" last week and it was a treat to walk along its watersides or wander in its historical centre. After my trip to Copenhagen last October, it was tempting to make comparisons. As far as I can judge, Copenhagen is more impressive in terms of architecture, but Stockholm has more trendy bars and shops. If you're looking for a romantic break, go for the former. If it's a shopping and partying weekend you're after, head for the latter !

L'architecture de Stockholm n'est pas aussi époustouflante que celle de Copenhague : beaucoup de travaux, de voies rapides en pleine ville, de bâtiments cubiques. Mais sous un soleil estival, c'était un plaisir de parcourir la vieille ville ou les bords de mer (Stockholm est éparpillée sur une multitude d'îles à fleur d'eau). Pour autant que je puisse juger en trois jours, Copenhague est parfait pour un week-end romantique. Mais si vous cherchez une destination shopping entre copines, c'est Stockholm qu'il vous faut !

From left to right : the old town - the strange museum of music with note-looking shutters - the Grand Hotel, where the Nobel prizes are awarded - very friendly royal guards - a Toulouse-Lautrec exhibition is on at the National Museum - Stockholm-by the sea - rental bikes, the accessory of any European capital - another bike, in a shop front in trendy Götgatan - Pippi Longstocking, the local heroine.

De gauche à droite : façades typiques de la vieille ville - l'étrange musée de la musique, avec ses volets noirs en forme de notes - le Grand Hôtel, où ont lieu les cérémonies de remise du Prix Nobel - des gardes royaux très abordables - tiens, une exposition Toulouse Lautrec au Musée national - Stockholm-plage - des vélos à louer, l'accessoire indispensable de toute capitale européenne - un autre vélo, dans une boutique du quartier branché de Götgatan - Fifi Brindacier, l'héroïne locale.

Mon prochain post sera sur l'Ecosse, promis !

mardi, mai 06, 2008

Small but perfectly formed

Comme l'Ecossais Ian Rankin et le Suédois Henning Mankell, l'Islandais Arnaldur Indridason écrit des polars ancrés dans la réalité sociale de son pays. Alter ego de John Rebus et Kurt Wallander, l'inspecteur Erlendur est divorcé, légèrement misanthrope mais doué d'un instinct très sûr. J'ai dévoré L'homme du lac, un roman qui nous entraîne dans l'atmosphère oppressante de l'ancienne Allemagne de l'Est. Les anecdotes sur l'Islande contemporaine sont pertinentes, comme le fait que les 4x4 ne quittent plus guère, même là-bas, les routes goudronnées ou l'idée que les doubles vies y sont impossibles -le pays est trop petit !


L'Islande me fascine totalement. J'ai eu la chance d'y passer deux jours il y a quelques années et de me baigner dans l'eau tiède du Blue Lagoon mais je rêve d'y retourner. Imaginez : un pays indépendant, avec des institutions, des bureaux, des écoles, des artistes, pour seulement 300 000 habitants ! Dire que certains remettent en cause la possibilité d'une indépendance de l'Ecosse car elle ne compte "que" 5 millions d'habitants. Et si l'on se plaint du climat du côté de Glasgow (pas ces jours-ci du moins), que dire de cette île volcanique battue par les vents ? Hélas, si j'en crois un récent article de The Observer, le pays est au bord de la faillite.

photo : little_frank

Sur ce, je m'envole vers un autre pays du Nord, qui n'est ni l'Islande, ni l'Ecosse mais que j'ai hâte de découvrir. A bientôt pour un compte rendu en photos.

Arnaldur Indridason is an Icelandic alter ego to Scottish writer Ian Rankin and his detective Erlendur is every bit as taciturn as Rankin's Rebus. Full of suspense, The Draining Lake is an absolute must-read ! Iceland itself is a fascinating country with all the amenities and institutions of a proper state but just 300 000 inhabitants. Who said Scotland couldn't be independent because it hosts "only" 5 million souls ? However, according to a recent article in The Observer, Iceland is apparently close to bankrupt. An other victim of the credit crunch.

jeudi, mai 01, 2008

Happy Labour Day

Le 1er mai, jour du travail, en France, c'est sacré. Ce jour-là, on se repose (si on peut), on défile (si on y croit).

Comme j'habite sur le trajet de la manifestation parisienne du 1er mai, entre République et Nation pour ceux qui connaissent, j'ai pris quelques images du défilé. Il y avait de tout : des communistes, des trotskistes, des homos, des sans-papiers, des Irakiens, des Palestiniens, des Colombiens, des Comoriens, des curieux, des familles, des odeurs de merguez, des chants révolutionnaires...

Grande première pour moi, j'ai bricolé de mes doigts malhabiles une petite vidéo à visionner ci-dessous. Notez la petite fille qui tend le poing au début. Les manifs, ça s'apprend tôt en France.


May 1st demonstrations are a tradition in France. All causes are represented, from Palestinians to Kurds or Corsican nationalists, and also families as you can judge from the video, which I knocked up on my camera.

mardi, avril 29, 2008

Scottish crisis

Il s'en passe de drôles du côté de l'Ecosse ces temps-ci :

-une grève dans une raffinerie de pétrole a menacé d'assécher tous les réservoirs d'essence du pays.
-la Royal Bank of Scotland s'achemine vers la suppression de 7000 emplois.

Il n'y aurait pas une petite crise dans l'air par hasard ?

Two majors Scottish sectors, oil and banking, have been hit by crises recently. What next ? Balmoral sold to a Chinese company ?

dimanche, avril 27, 2008

Springtime in Saint Tropez

Sorry for the lack of posts recently. I was away on holiday in a place where you can find this :

Yes, thistles. But it was not Scotland. The surroundings looked more like this :



The gulf of St Tropez is magnificent at this time of the year. The famous village itself is a monument of tackiness with its numerous luxury shops (Dolce & Gabbana swimsuits anyone ?) and its show-offy café :

I did manage to find another reference to Scotland : this yacht called Moonbeam of Fife. The story of this beauty is explained here.

Désolée pour les lecteurs réguliers ou les visiteurs occasionnels, j'ai un peu délaissé ce blog le temps de quelques vacances sur la "French riviera". Dans le golfe de Saint-Tropez, j'ai repéré des chardons qui m'ont rappelé le pays. Et dans le village de la jet set lui-même, se trouvait un très joli yacht du nom de Moonbeam of Fife, comme la région écossaise. Ce vénérable bateau a un site Internet ici.

Pour retrouver mes contrées du nord, je dois encore attendre trois mois...

dimanche, avril 13, 2008

Glasgow architecture for dummies

A Paris on a ça :

La Tour Eiffel, tout le monde connaît. A Glasgow il y a ça :

Finnieston Crane est un symbole de la ville (landmark en anglais), souvenir de son passé maritime et industriel. Livrée en 1932, cette grue de 2000 tonnes servait à charger des trains de marchandise sur des bateaux pour être livrés dans le monde entier. Elle n'est plus en activité depuis les années 1990 mais elle reste indissociable de la skyline de Glasgow.

Juste à côté, le long de la rivière Clyde, on trouve aussi une drôle de construction en forme de carapace, surnommée l'Armadillo : le Scottish Exhibition and Conference Centre, SECC, signé du célèbre cabinet d'architectes Foster & Partners.

Ce n'est pas tout à fait l'opéra de Sydney, mais ça a de l'allure quand même.

Finnieston Crane and the SECC (Scottish Exhibition and Conference Centre), aka the Armadillo, are two landmarks of Glasgow along the river Clyde. Although Finnieston Crane dates back from the 1930s and is a testimony of its maritime and industrial past, the SECC was designed in 1995 by Sir Norman Foster's team of architects.

The Sydney opera house it is not, but it's pretty distinctive all the same.

dimanche, avril 06, 2008

Spot the Scottish actor

L'autre jour, je suis allée voir No Country for Old Men des frères Coen, un très bon film au demeurant. Et là vous vous dites, un film américain, avec un acteur espagnol (le terrifiant-génial Javier Bardem), qu'est-ce que cela vient faire dans un blog sur l'Ecosse ?

Eh bien figurez-vous que parmi les seconds rôles, l'actrice qui joue la femme du personnage principal (celui qui vole l'argent et se fait courser par le susdit Javier) me disait quelque chose. Bingo, il a fallu que j'attende le générique de fin pour reconnaître son nom : Kelly MacDonald (photo Wikipedia). La collégienne délurée de Trainspotting a bien grandi. On a pu la voir aussi dans Elizabeth, Gosford Park et la série télé State of Play.

C'est devenu un jeu pour moi de repérer les acteurs écossais dans les films. Il faut dire que l'Ecosse est un sacré vivier de comédiens charismatiques. Je passe sur mes chouchous déjà largement évoqués ici (Ewan McGregor, James McAvoy, Robert Carlyle et leur maître à tous Sean Connery), mais avez-vous remarqué comme la présence d'un accent de Glasgow dans un film lui donne immédiatement une touche d'authenticité ?

Prenez Robbie Coltrane, silhouette familière des blockbusters américains (Harry Potter, photo ci-dessus allocine.fr, James Bond).

Ou Gary Lewis (Billy Elliott, Gangs of New York).

La série Extras serait-elle aussi hilarante sans les gaffes à répétition d'Ashley Jensen (photo allocine.fr, avec Ricky Gervais), vue aussi dans Ugly Betty ?

Dans les films américains, ou britanniques s'ils se situent south of the border, l'Ecossais est soit le rigolo de service, soit la brute. Chez Ken Loach, il représente le bon copain avec le coeur sur la main. Même dans Chicken Run, le personnage d'inventeur fou, Mac, est Ecossais !

Il en est un au moins qui ne se laisse pas enfermer dans les stéréotypes. Il a incarné Hannibal Lecter avant Anthony Hopkins, c'est un solide second rôle dans un nombre incalculable de films hollywoodiens (The Bourne Identity, Troy, Zodiac...), il manie l'accent US comme personne. J'ai nommé le grand Brian Cox, natif de Dundee !

It's amazing how a Glasgow accent in an American film immediately gives it a touch of authenticity cf. Harry Potter, James Bond, Gangs of New York... In British films, a Scottish accent often identifies a friendly and slightly aloof character cf. Extras, Riff Raff, Chicken Run... There's a Scottish actor that made it so big in Hollywood that you forget he's Scottish. Yes, the great Brian Cox (Manhunter, The Bourne Identity, Zodiac...) was born in Dundee ! (photo cinefil.com)

And you, can you spot the Scottish actor ?

jeudi, avril 03, 2008

La souris bilingue

Certaines se lèvent tard le samedi et font la tournée des pubs, moi je me lève tôt et je vais à la bibliothèque municipale (what a difference a few years make...). Samedi dernier, en cherchant des livres sur les chevaliers et les dinosaures (oui, j'ai un fils de 4 ans 1/2), je suis tombée sur ce recueil de contes écossais. Very appropriate, me suis-je dit, car j'ai à coeur de transmettre à mes enfants la conscience de leur double culture. La dernière histoire du livre, qui est aussi la plus courte, est particulièrement à propos. Si vous avez des enfants dans votre entourage, vous pourrez la leur raconter :

Il était une fois une petite souris qui avait 231 souriceaux. Ils faisaient beaucoup de bruit !
Un jour, maman souris et ses enfants se promènent dans les bois.
Soudain un chat gigantesque se dresse devant eux.
Maman souris regarde le chat droit dans les yeux et dit :
"OUAH ! OUAH ! OUAH ! OUAH !"
ça marche ! Le chat, tout tremblant, rentre chez lui.
-Vous voyez, les enfants, dit maman souris, ça c'est l'avantage de savoir parler deux langues !

Pour la peine, je ne traduis pas en anglais. Mais le coeur y est.