vendredi, novembre 30, 2007

Bonne fête André !

Andrew est le saint patron de l'Ecosse. La croix de Saint-André, blanche sur fond bleu, forme le drapeau écossais. Et c'est sa fête aujourd'hui. C'est aussi le nom d'un petit garçon écossais que je connais et à qui je fais une grosse bise.

Happy Saint Andrew's Day Scotland... and little Andrew Brown.


Photo : Laurie Scott

mardi, novembre 27, 2007

About Scottish stereotypes

According to my parents, when they meet English-speaking people during their numerous trips and tell them they have a Scottish son-in-law, they are frequently asked : "Do you understand when he speaks ?!". Glaswegians' harsh accent is almost impossible to understand for non-natives. I have to say, the first time I came to Glasgow, I had difficulties catching as a simple a sentence as "How are you doing ?". But Mr Clerk, despite his distinctive drawl, is perfectly intelligible.

An other thing Scottish people are notorious for is their supposed meanness. Well, I have a theory on this. I don't think they are mean, they are economical. They tend to hold on to things such as clothes or furniture for a long time. But it doesn't mean they aren't generous when it comes to presents and friendship.

Then there's the subject of kilts. As Mo once said in her blog, women love men in kilts. But I happen to be married to one Scotsman who never wears them. Now we have two sons, I would love to have them wear cute mini outfits. My sister-in-law who works at a kiltmaker's would be too happy to oblige. I'm still hoping I'll convince Mr Clerk in time for Christmas.

Apart from that, Scots do like a pint or two, do take their clothes off as soon as the sun comes out and are definitely the friendliest people on Earth. God bless 'em !

Cela faisait un moment que je voulais parler des stéréotypes souvent brandis à propos des Ecossais. Non, ils n'ont pas tous un accent à couper au couteau, ne sont pas tous radins et ne portent pas tous des kilts. Mais c'est vrai, ils éclusent des pintes en plus de temps qu'il ne m'en faut pour siroter un demi-panaché (a half shandy), ils se mettent en T-shirt au moindre rayon de soleil et ils sont surtout très chaleureux avec les visiteurs. God bless them !

dimanche, novembre 25, 2007

La vie de château


Une grève (heureusement terminée) suivie d'une grippe, sans parler de l'élimination de l'Ecosse à l'Euro 2008, après avoir pourtant battu la France à deux reprises... Certes, l'élimination, à son tour, de l'Angleterre m'a un peu consolée mais c'est peu dire que j'ai une petite baisse de forme, là.

J'en profite pour publier un post de transition avec ces photos qui semblent tout droit sorties de Pollock Park alors qu'elles viennent du Jardin du Roi, un jardin "à l'anglaise" dans le parc du château de Versailles. Loin de la foule flânant autour des bassins, on se croirait de l'autre côté de la Manche. Dans moins d'un mois, j'y serai pour de vrai !

Pollock Park ? No, the King's Garden near the château de Versailles. A quiet spot off the beaten track.

jeudi, novembre 22, 2007

Rions un peu en attendant le métro




A Paris, les grèves perturbent toujours les transports, même si la radio annonce tous les matins une amélioration. Ces derniers jours, j'ai attendu en vain des métros sans obtenir aucune information, je me suis entassée dans des trains bondés, j'ai vu des personnes faire des malaises, je me suis moi-même extirpée d'une rame avant d'être définitivement asphyxiée, j'ai tenté de louer des Vélib' à des bornes toujours en panne et surtout, j'ai beaucoup marché. Bref, je suis lasse, malgré mon soutien de principe à des salariés qui n'ont rien de nantis n'en déplaise au bourrage de crâne du gouvernement.

Heureusement, les parodies de couvertures de Martine sont là pour me remonter le moral avant de prendre le chemin du retour. A quelle heure vais-je rentrer chez moi ?...

(J'ai une affection particulière pour l'image n°2 car j'avais l'album dans mon enfance. Les dessins me fascinaient. Et pourtant, qu'est-ce que c'était mielleux).

Strikes are still on. I'm tired. Fortunately, parodies of Martine's childhood stories give me a laugh before heading back home (how ?...). From top to bottom : Martine goes to work during the strike, Martine shouts abuse at strikers, Martine loses control of her rental bike.

lundi, novembre 19, 2007

La grève à Paris c'est...

...des gens qui marchent, qui marchent, d'autres qui font du vélo, ou qui tentent l'auto-stop, ou encore qui s'entassent dans les rares métros. Quant à moi, après avoir travaillé à la maison les premiers jours, j'ai repris le chemin du bureau en bricolant entre métro, tramway et surtout beaucoup de marche à pied. Allez, donnez-leur des compensations aux conducteurs de train, ils ne les ont pas volées !

I haven't written much on the blog lately, because I've been stuck in the grève. When a mere 45 minute journey on the métro transfoms into a 2 hour odyssey, you don't have time for much except work and sleep.

Being Scottish, Mr Clerk is outraged at the way French workers go on strike at the first opportunity. "They dont even negociate first !" he says. I sympathise, because he's been taking his bike to work since last Wednesday. But France wouldn't be the same without social unrest, would it ? I quite like the way people stand up for their rights here. In Britain citizens seem more passive. Besides, the reform of the train drivers' pension scheme would be easier to swallow if our president hadn't just awarded himself a nifty pay rise. So come on, give compensations to the cheminots, they are not the most "privileged" !

Photo : Selva

jeudi, novembre 15, 2007

Envies d'Ecosse

L'Ecosse est à l'honneur dans la presse française ! Attention, c'est du lourd. Dans Cosmopolitan de novembre, on nous explique sur le ton de la bonne copine comment passer un week-end entre filles à Edimbourg. Shopping, château, Leith, Holyrood Palace, pause thé-scones, tout y est. Morceau choisi : "Je 'smorte' ('smoke' + 'flirte'), c'est-à-dire qu'on me drague une clope à la main, la nouvelle tendance du moment. En plus je ne risque rien, les Ecossais avancent à pas très prudents" (sic !).

Dans Voici (oui, je lis ce magazine à potins, et alors ?), l'Ecosse flamboie de mille feux sous la forme de motifs quadrillés qui s'appliquent sur des robes, des sacs, des chaussures, des boucles d'oreilles et même sur l'horrible Victoria Beckham. Personnellement, ça me rappelle trop les jupes plissées de mon enfance pour que je succombe à la tendance mais c'est vrai, cet hiver est très tartan. Même Monoprix s'y est mis.

French glossies are in love with Scotland. Expect more and more tourists in the months to come.

mardi, novembre 13, 2007

Tea time

Dimanche dernier, inspirée par un post appétissant de Pépette, j'ai voulu faire des scones. Sauf qu'en ouvrant mon réfrigérateur, j'ai constaté avec dépit que je n'avais pas de beurre. Qu'à cela ne tienne, me dis-je, je vais faire des crêpes. Mais pas n'importe quelles crêpes. Des Scotch Pancakes, dont j'ai puisé la recette dans mon bouquin préféré de cuisine écossaise, Scots Cooking de Sue Lawrence (j'en ai déjà parlé ici). C'est archi facile à faire et me donne l'occasion de célébrer les vertus du bicarbonate de soude, plus léger que la levure. Au moment de déguster, je me suis promis d'acheter du sirop d'érable pour la prochaine fois...

La recette in English :

Makes 12-16 : 110 g plain flour ; 1/2 teaspoon cream of tartar (I gave that a miss, didn't have any) ; 1/4 teaspoon bicarbonate of soda ; a pinch of salt ; 1 teaspoon golden caster sugar ; 1 medium free range egg, beaten ; 150 ml milk ; a little butter for the girdle (I used olive oil).

Sift the first 4 ingredients into a bowl. Stir in the sugar, then make a well in the middle. Add the egg and whisk together with a balloon whisk, then gradually add the milk, whisking all the time.

Continue whisking until you have a smooth batter. Heat the girdle or a large heavy frying pan over a medium heat. Using a wad of kitchen paper, smear a thin film of butter all over it. Once it is hot, drop spoonfuls of batter on to the girdle, 4 at a time (personnally I used a ladle, it was faster). After about 1 1/2-2 minutes you will notice large bubbles forming on top (it's true !). Using a spatula, flip each over and continue cooking for a further 1 1/2-2 minutes until just done. They should take about 3 minutes together.

Remove and keep warm in a folded tea towel while you cook the rest. Serve with butter and jam if you like.

jeudi, novembre 08, 2007

Happy Anniversaire Paris-Glasgow





It's been a year today since I started this blog. A year ago, I was just back at work after a few months off I spent bringing a new human being to the world. My maternity leave was mainly about sorting out breastfeeding, trying to get a few hours' sleep, looking for a nanny and coping with a bewildered older child who couldn't come to terms with the presence of a wee brother. Blogging seemed like a futile activity very remote from real life.

Yet the journalist in me took over and I wanted to have a go at this new means of communication. My boss showed me in five minutes how to use Blogger and the same evening I was writing my first post. The subject was easy to find : my experience as the wife of a Glasgow native, my numerous trips to Scotland and my views on a double culture. A year on, I'm definitely hooked. It's my hobby, my personal space of creativity, my chill out zone after a hard day at work. I got to know other bloggers with the same interest in Scotland. I even met one of them in Paris and I hope to meet others. Thank you all for your inspiring blogs and your comments. Scotland rules !

Le blog Paris-Glasgow a un an. En un an, encouragée par les commentaires d'autres blogueurs et la lecture de leurs blogs, j'en ai fait mon loisir créatif, mon espace d'expression personnelle, ma soupape après une dure journée de travail... Je regarde moins la télé, je prends plus de photos, j'ai fait connaissance avec des lectrices à des milliers de kilomètres de chez moi. Tout cela grâce à l'Ecosse. Ils sont trop forts ces Ecossais !

lundi, novembre 05, 2007

Cassandra's Dream



Woody Allen + Ewan McGregor + Colin Farrell = le film à ne pas rater.

Je sais qu'il est de bon ton de dire que Woody Allen a perdu son mojo depuis quelques années. Mais il fait partie de ces artistes dont j'admire toute l'oeuvre sans distinction, comme Stanley Kubrick, Martin Scorsese ou Ken Loach. C'est ma politique des auteurs à moi.

Dans le cas de son dernier film, Le rêve de Cassandra (Cassandra's Dream en VO), on assiste en outre à un duel d'acteurs au sommet de leur art. L'Ecossais Ewan McGregor est mon chouchou depuis Trainspotting et sa propension à ôter tous ses vêtements, dans The Pillow Book notamment, témoigne d'un dévouement professionnel digne d'admiration.

L'Irlandais Colin Farrell, surtout connu pour ses frasques alcoolisées sur les tournages, m'a étonnée dans Le Nouveau Monde de Terrence Mallick, où il fait preuve d'une sensibilité bien éloignée de son image de bad boy.

Dans Le rêve de Cassandre, ils sont à la hauteur de leur talent, charmeurs et fragiles, un vrai régal. Tant pis si le film lui-même est un peu bavard et légèrement invraisemblable dans son propos.

Woody Allen + Ewan McGregor + Colin Farrell = the must-see film of the moment.

Woody Allen is my favorite director of all times, along with Stanley Kubrick, Martin Scorsese and Ken Loach. I've been a huge fan of Scottish actor Ewan McGregor ever since I saw him in Trainspotting and his tendency to take his clothes off in most of his films, expecially the very sexy Pillow Book, is admirable. I didn't think much of his Irish counterpart Colin Farrell until I saw him in Terrence Mallick's magnificent The New World. They are both subtle actors who can play strong and sensitive characters and it's a treat to have them together in a film.

So it doesn't matter if Cassandra's Dream is lengthy at times and if the plot is a bit hard to believe. It's still a very emotional
film noir with two actors at the top of their game.

vendredi, novembre 02, 2007

Happy Birthday Peter !

Nov. 5th is Guy Fawkes night in Britain, the celebration of the failed attempt to blow up the parliament in London in 1605. The conspiracy was led by a group of Catholics including the infamous Guy Fawkes whose effigy is burnt that night, along with bonfires and fireworks.

For me, the date coincides with the birthday of a friend, who holds a party every year in his house near Berwick-upon-Tweed. The same group of friends gathers from all parts of Britain and even Europe, builds a bonfire in the garden, cooks dinner in the warm kitchen, talks until the wee hours of the morning... The next day, they usually beat their hangover with a walk along the beach.

Unfortunately, during the last few years, I have been unable to make the trip from France. I contemplated making the most of the long week end this year but despite checking Ryanair, Easyjet and Flybe, I couldn't find a flight at the suitable time or price. So once again, I'm going to have to wish you a Happy Birthday from a distance, Peter. Have a nice party everybody !


Le 5 novembre, le Royaume-Uni fête la Guy Fawkes night, la célébration de l'échec d'un attentat contre le parlement de Westminster en 1605. Le fameux Guy Fawkes, un Catholique qui faisait partie
de la conspiration, voit son effigie brûlée et des feux d'artifice sont tirés dans tout le pays.

Pour moi, cette date coïncide aussi avec l'anniversaire d'un ami qui organise une soirée dans sa grande maison près de Berwick-upon-Tweed (à la frontière avec l'Angleterre). La même bande s'y retrouve tous les ans, se rassemble autour d'un bûcher dans le jardin, tire des feux d'artifice, discute jusqu'au bout de la nuit dans la cuisine bien chauffée... Le lendemain, cha
cun soigne sa gueule de bois avec une balade le long de la plage.

Malheureusement, cela fait bien longtemps que je n'ai pas pu y participer. Cette année, j'avais pourtant l'occasion de profiter d'un long week-end mais malgré des recherches sur les sites de Ryanair, Easyjet et Flybe, je n'ai pas trouvé de vol au bon horaire ni à un prix abordable. Encore une fois, je vais devoir te souhaiter un Bon anniversaire à distance, Peter. Amusez-vous bien les a
mis !

Photo : kurafire

mercredi, octobre 31, 2007

Vous fêtez Halloween, vous ?

Last Monday, someone asked me if my kids celebrated Halloween. I was a bit taken aback by the question, because I thought Halloween had completely disappeared from the scene in France. I remember some five years ago, Halloween was all the rage here with Jack-o-lanterns and cobwebs in every shop window. But it was too commercial and disconnected from French traditions to last very long. For us, this period of the year remains Toussaint, All Saints' day, the rememberance of the dead. Yet according to the aforementioned person, kids do the "treats or tricks" rounds in her area so I'll make sure I have a stock of sweets just in case. And I have to admit I bought pumpkin in the market the other day so I might be a bit influenced after all...

"Est-ce que vos enfants fêtent Halloween ?" La question m'a été posée cette semaine et m'a surprise, car je croyais que ce rite anglo-saxon avait disparu du paysage français. On l'a vu exploser ici il y a cinq ou six ans, lorsque le moindre magasin se couvrait de citrouilles et de toiles d'araignée. Mais la greffe était décidément trop commerciale et déconnectée des traditions françaises pour prendre. On préfère s'en tenir à Toussaint et à la célébration des morts sans dérive mercantile. Quant à mes enfants, même à moitié Britanniques, s'ils peuvent échapper à ce matraquage-là deux mois avant Noël, c'est toujours ça de gagné. Enfin, je vais quand même mettre quelques bonbons de côté au cas où un gentil fantôme sonnerait à la porte. Et puis j'ai acheté du potiron au marché l'autre jour, donc je dois bien être un peu influencée...

Photo : antal

lundi, octobre 29, 2007

More Lavazza pictures

Suite au post de samedi sur Finlay MacKay, voici d'autres images de ce photographe écossais pour Lavazza. J'avoue que tout n'est pas ma tasse de thé (ou de café) mais au moins il y va fort.

More pictures from Scottish maverick Finlay MacKay for Lavazza. It's not necessarily my cup of tea (or coffee) but he definitely has a style of his own.



samedi, octobre 27, 2007

Lavazza, OMG !

Depuis quelques semaines, les images du nouveau calendrier Lavazza s'affichent dans les rues de Paris. La marque de café italienne a l'habitude de faire travailler des photographes de renom : par le passé, Elliott Erwitt, David LaChapelle ou Ellen von Unwerth. Cette année, l'auteur de cette image baroque en diable est l'Ecossais Finlay MacKay. Je ne connaissais pas ce natif de Glasgow, qui a étudié à la Glasgow School of Art avant de faire carrière à Londres (il a réalisé également une campagne pour Diesel). Maintenant, c'est fait. Et je suis toujours ravie quand la créativité écossaise est reconnue à l'étranger.

Finlay MacKay, a graduate from the Glasgow School of Art, is the new guest photographer of the Lavazza calendar. Another reason to celebrate Scottish creativity.

mardi, octobre 23, 2007

Nordic escapade, addendum

I couldn't resist to show these naughty works of art, exhibited in the park of the Louisiana Museum in Copenhagen (a place not unlike the Burrell Collection in Glasgow). The first is by Louise Bourgeois and is strangely called "Eyes". The second is by Joan Miro.

Prise de tête, l'art contemporain ? Pas au Musée Louisiana de Copenhague, un lieu régénérant, face à la mer, qui m'a fait penser à la Burrell Collection avec ses salles d'exposition ouvertes sur un parc. Ces sculptures suggestives sont de Louise Bourgeois et Joan Miro.

dimanche, octobre 21, 2007

Where my heart is...

... or at least part of it. Mr Clerk still has a flat there, on the top floor, overlooking the expressway. You get a great view towards the Campsies and glorious sunsets in the evening. We need the income from the rent so we don't stay there during our visits but one day, maybe... If you recognise the street, you're a star ! (I give you a clue : a famous building stands a few yards away). And no cheating ;-)

Voici l'immeuble où Mr Clerk possède un appartement, au dernier étage. Il a une vue imprenable sur la voie rapide et plus loin, sur les collines des Campsies. Le soir, le salon est inondé de la lumière dorée du coucher de soleil. Soupir... Pour le moment, l'appartement est loué mais un jour, peut-être, on l'occupera à nouveau. Si vous reconnaissez la rue, vous gagnez... mon admiration ! (Un indice : une attraction touristique se trouve quelques mètres plus loin). Interdit de tricher en cliquant sur la photo.

jeudi, octobre 18, 2007

Nicolas-Cécilia : so what ?

Les médias français sont en boucle depuis plusieurs jours à propos de la séparation, aujourd'hui officielle, du président Nicolas Sarkozy avec sa femme Cécilia. La rumeur a gonflé sur Internet, alimentant les conversations à la machine à café ("il paraît qu'il est avec X", "en fait, elle est toujours avec Y"). J'ai beau retourner le sujet dans tous les sens, j'ai du mal à cerner son intérêt politique, ou même simplement journalistique, mis à part pour la presse people. Certes, le couple a suffisament utilisé son bonheur conjugal à des fins de communication en des temps meilleurs pour ne pas s'étonner qu'on s'intéresse à ses déboires aujourd'hui. Mais autant je comprends que l'on veuille éclaircir le rôle joué par Cécilia Sarkozy dans la libération des infirmières bulgares en Libye, autant j'ai du mal à me passionner pour une nouvelle qui relève de la vie privée (vous me direz, je suis en train d'en parler. Mais après j'arrête, promis). Qu'un couple se sépare après vingt ans de vie commune, ce n'est hélas que tristement banal.

Peut-être que, confusément, les citoyens se disent qu'un homme qui n'est pas capable de sauver son couple n'est pas non plus apte à diriger un pays. Mais personnellement, je n'ai pas besoin d'un mari idéal à la tête de l'Etat, juste d'un dirigeant responsable. Et de ce point de vue-là, il y a bien d'autres raisons de s'inquiéter (tests ADN pour les étrangers, délit d'initiés chez EADS, grève des services publics aujourd'hui-même...).

Je me demande aussi ce que les médias britanniques feraient d'une telle information si elle se passait chez eux. Pas sûr que la chasse aux scoops qui s'en suivrait serait un modèle d'investigation journalistique. Pour ma part, la réserve sur la vie privée des hommes politiques (dans la mesure où elle n'a aucune implication publique), pratiquée en France jusqu'à présent, me convenait tout à fait. Il est vrai que ce sont les politiques eux-mêmes, à commencer par Nicolas Sarkozy en de multiples unes de Paris Match, qui ont ouvert la boîte de Pandore...

For the last few days, French media have been rambling on about the imminent (and now official) separation between our president Nicolas Sarkozy and his wife Cécilia. They may think that a president who loses the trust of his own wife is not able to rule a country. But really, his politics are more important than his marital status. I'm more concerned about his plans on immigration or pensions. Chances are the statement was released today to divert the attention from the massive strikes that are taking place across the country. I can hear the clamour from the demonstration down the road just as I'm writing.

In the UK, no doubt, tabloids would be on the hunt for more details. But as long as it doesn't have politic consequences, I don't think this is relevant news. I've talked enough about it already.

mardi, octobre 16, 2007

Confessions

J'ai un aveu à faire.
Je n'en suis pas très fière.
Je me lance.

Voilà : pour la finale de dimanche entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud dans la Coupe du monde de rugby, je crois bien que je vais soutenir l'équipe d'Angleterre.

Je sais, c'est impensable pour une Ecossaise par alliance. Et puis ils jouent mal, et ils n'ont pas bon esprit, et les journaux anglais se sont déchaînés contre les Français.

Tout cela est vrai mais rien n'y fait. C'est la règle de la proximité qui s'applique : le Quinze de la rose représente l'Europe et ce sont les joueurs que je connais le mieux. Les Sud-Af', désolée, à part Percy Montgomery, je ne les ai pas mémorisés. En plus, ils sont favoris et je suis toujours en faveur du challenger. Pire, lors de la demi-finale contre les Français de sinistre mémoire, j'ai apprécié l'agilité de Jason Robinson, le self-control de Jonny Wilkinson et le retour inattendu (avec un peu moins de cheveux) de Lawrence Dallaglio, que je croyais en retraite.

A ma décharge, je précise que lors de cette funeste rencontre, Mr Clerk, tout Ecossais qu'il est, soutenait l'Angleterre, au motif qu'elle représentait les îles britanniques. Des siècles de persécution pour en arriver là... ;-)

I'm a bit ashamed to say that I plan on supporting England in the final of the rugby world cup against South Africa on Sunday. There's no denying it, I know the English players better and I admire Jason Robinson's agility, Jonny Wilkinson's self-control and Lawrence Dallaglio's longevity, albeit with less hair. I won't be shouting "Come on, England", though. I still have some dignity.

Photo : joneew


samedi, octobre 13, 2007

Nordic escapade

Je suis une ville d'Europe située environ à la même latitude que Glasgow.
Mon symbole est un personnage de contes pour enfants.
Je suis, je suis...
Gagné ! Je suis Copenhague.

Ces deux jours dans la capitale du Danemark ont été un émerveillement pour une passionnée de design et d'architecture comme moi. Où que l'on tourne le regard, on est fasciné : une église à la coupole dorée, des façades colorées, l'hôtel Royal entièrement dessiné par le héros local Arne Jacobsen (le Mackintosh danois, en quelque sorte), le nouvel opéra, la bibliothèque ultra-moderne en pierre noire où se reflète le canal, le futur théâtre sur pilotis.

Copenhagen, where I've just spent two days, is heaven on earth for a design and architecture freak like me. Whatever you set your eyes upon, you are fascinated : a classical church with a green and gold dome, multi-colored façades, the Royal hotel designed by Danish maverick Arne Jacobsen, or more modern buildings like the new opera, the Black Diamond library, or a theatre on piles that's due to open in 2008.

Et bien sûr, le parc de Tivoli et les drôles de vélos-taxis.
Typically Danish : the Tivoli fun fair and a taxi-bike.

Paris et ses immeubles haussmaniens semblent bien monotones en comparaison. Pour autant, je ne suis pas sûre que j'aimerais vivre dans ce pays où l'on sent une pression sociale très forte. Par exemple, comme aux Pays-Bas, les maisons ont très souvent de larges baies vitrées qui laissent apercevoir l'intérieur, comme pour dire "Je n'ai rien à cacher". Mais gare à ceux qui ne respectent pas les règles. Pour quelques jours, en revanche, c'est une destination parfaite.

Parisian architecture seems very conservative in comparison. Yet Denmark appears to me like a closely-knit community that must be very tough on those who don't toe the line. I'm not sure I would live there forever. But I highly recommend it for a romantic weekend !



Même l'Ecosse y est dignement représentée ! Notez les couvertures qui permettent de braver le froid en terrasse.

Scottish pub owners have found their way across the North Sea. Note the tartan blankets to beat the autumn cold.