samedi, avril 21, 2007

Une journaliste écossaise écrit sur la France

Toujours à propos des élections, je serais curieuse de lire le livre de la journaliste écossaise Emma Vandore, Shizophrénie française (éditions Jean-Claude Gawsewitch), qui vient de sortir et dont la presse se fait l'écho ici, ou . L'auteur analyse la vie politique française avec son oeil de Britannique, donc avec subjectivité mais aussi en rendant compte des a priori des Français à son encontre. En tant que Britannique, elle est forcément un suppôt du libéralisme, présupposent ses interlocuteurs...

Cela me rappelle le référendum sur la Constitution européenne, en 2005. Pour certains, mariée à un Ecossais, je devais forcément voter non puisque les Britanniques sont plutôt hostiles à l'Europe. Pour d'autres au contraire, cette ouverture sur le monde devait se traduire par un oui. Etonnante, tout de même, cette vision que les Français ont des Britanniques, à la fois renfermés sur leur île et apôtres du libre-échange. Pour mémoire, les Français ont voté non à 55 % (je n'ose imaginer quel score ferait le non chez les compatriotes de Tony Blair si on leur demandait leur avis).

La fin des caissières ?

En France, on parle beaucoup d'un projet de suppression des caissières de supermarché, au profit de bornes automatiques dans lesquelles les clients scanneraient eux-mêmes leurs achats. Non seulement elles sont mal payées et travaillent à temps partiel contraint, mais en plus elles vont perdre leur job...

Au Royaume-Uni, où l'on se pose moins de questions, pour le meilleur et pour le pire, les caisses automatiques existent déjà. J'ai pris cette photo chez Asda lors de mon dernier séjour en Ecosse, en décembre. Elles sont réservées aux paniers de moins de dix articles. Et cela n'empêche pas le magasin de compter beaucoup d'employés préposés à l'accueil, au rayon poissonnerie ou pizzéria... Alors, on y viendra sans doute. On a bien supprimé le poinçonneur du métro.

vendredi, avril 20, 2007

Tous en kilt samedi soir

Tiens, une soirée en kilt au Paris Paris, une boîte du quartier de l'Opéra. Je relaie l'invitation ici, ça pourra intéresser des blogueurs scottophiles (je viens d'inventer le mot).


Je reproduis aussi une suggestion d'habillement envoyée en même temps que l'invitation, pour ceux qui ont besoin d'inspiration.




jeudi, avril 19, 2007

Haiku écossais

Un jour, pour un cadeau d'anniversaire, j'ai acheté un petit recueil de poèmes titré Glasgow Zen, par Alan Spence (éditions Canongate). Plus que des poèmes, ce sont des haikus, ces versets japonais de quelques lignes, souvent énigmatiques. Des haikus écossais, ce n'est pas banal. On trouve aussi des poèmes en prose. Je reproduis l'un d'eux pour faire une petite respiration et parce que je trouve qu'il exprime bien ces moments où l'on est à un carrefour de sa vie.


ORACLE

There was this time, years ago, I was in
London and wondering whether to stay
there or come back to Glasgow.
Someone suggested I consult an oracle.
I-Ching sort of thing. (It was the
Sixties !) I thought I would give it a go.
But the only book I had to hand was a
collection of Japanese haiku - a big thick
hardback by RH Blyth, published in
Tokyo. So I decided to open the book at
random, see if it had anything to tell me.
I closed my eyes, opened the book. And
when I looked at the page, this is what I
read :

This is the bell that never rang
This is the fish that never swam

This is the tree that never grew

This is the bird that never flew

In a book of Japanese haiku. Published
in Tokyo. And the footnote just said
Jingle on Glasgow City coat of arms.

So I came back to Glasgow.


N.B. Il y a vraiment une cloche, un poisson, un arbre et un oiseau dans les armoiries de Glasgow. J'ai trouvé ce site très intéressant sur l'histoire de cette symbolique.

mercredi, avril 18, 2007

A tale of six cities

Ecosse + design = deux raisons de s'intéresser au festival Six Cities, qui aura lieu du 17 mai au 3 juin prochains dans six principales villes écossaises, Aberdeen, Dundee, Edimbourg, Glasgow et Stirling. Financé par le gouvernement local écossais, cet événement a pour but d'encourager les entreprises à utiliser le design, de mettre en avant les studios de création écossais comme Timorous Beasties ou Graven Images, et de sensibiliser le grand public avec des expositions. Chaque ville développera son propre thème, comme les enfants à Stirling, la maison à Inverness, les espaces publics à Glasgow, la bande dessinée à Dundee, etc...

L'influence du design est évidente à Glasgow, qui a été nommée ville britannique de l'architecture et du design en 1999 et en a profité pour réhabiliter les bâtiments de Charles Rennie Macintosh, son créateur fétiche. Parmi eux, the Lighthouse, une vigie à proximité de Buchanan Street qui accueille aujourd'hui le Centre national écossais de l'architecture et du design. La ville en fait presque un peu trop avec son slogan "Scotland with style" qui oublie son côté populaire. Je préférais le précédent, "Glasgow's miles better" avec son petit bonhomme souriant, mais il n'était plus assez chic.

Photo : Colin

mardi, avril 17, 2007

Mr Clerk répond au questionnaire

En vrac et sans trop réfléchir, un Ecossais de Paris se prête au jeu du questionnaire des expatriés.

5 choses que vous aimez dans votre nouveau pays

-le pain
-le climat
-le vin
-la créativité
-le Tour de France

4 choses qui vous manquent de votre ancien pays

-les amis
-les gens sympathiques
-un meilleur boulot
-l'air pur

3 choses qui vous énervent dans votre nouveau pays

-"middle class French snobs"
-les politiciens français (ils sont intouchables. En Grande-Bretagne, les corrompus disparaissent)
-les banques françaises (incompétentes, trop chères...)

2 choses qui vous surprennent dans votre nouveau pays

-les pompiers (en Grande-Bretagne, il y a soit les paramedics, soit les fire brigades)
-les systèmes de garde pour les enfants (plus pratiques qu'en Grande-Bretagne)

1 chose qui vous manquera quand vous partirez

-ma femme [bien répondu, note de P.C.]

dimanche, avril 15, 2007

Fashion sense (or maybe not)

Les vendredis et samedis soirs, Central Station, la gare centrale de Glasgow, offre le spectacle de hordes de filles débarquant du train, prêtes à prendre d'assaut les bars de la ville. La vision est particulièrement impressionnante en hiver, quand vous grelottez dans votre doudoune tandis qu'elles font claquer leurs stilettos, jambes nues et en mini-jupe. La première fois, ça surprend, mais je crois que la coutume est également répandue dans le nord de l'Angleterre.

Il faut dire que les jeunes Ecossaises ont un goût vestimentaire disons... particulier. Les employées de bureau habillées en costumes austères et collants opaques la semaine sont capables de se "lâcher" le week-end avec top pailleté, dos nu, escarpins dorés, très bling bling. Je n'ai pas trouvé de meilleur mot pour les qualifier que ladettes, l'équivalent féminin de lad, le mec britannique typique. L'avantage, quand on est française, c'est qu'il est très facile de passer pour élégante et sophistiquée. Un vieux pull, un pantalon noir et c'est "oh, you are soooo Parisian !".

Mais je suis trop snob. Chacun sait que le seul habillement qui convienne en Ecosse, c'est des thermal underwear (le Damart bien de chez nous), un pull en polaire, de bonnes chaussures de marche et avant pour affronter les intempéries. Sauf ce printemps si j'ai bien compris, n'est-ce pas, Mo ?

Photo : irnbru1970

Elections

Alors il paraît que le Scottish National Party (SNP, parti indépendantiste) est bien placé pour remporter les élections au Parlement écossais, le 3 mai prochain. Je ne sais pas trop quoi en penser, mis à part que Alex Salmond, le leader du SNP, a une tête (et un nom) rigolos. L'Ecosse a gagné beaucoup d'autonomie depuis la dévolution de 1999 et je ne vois pas en quoi la création d'une nouvelle frontière en Europe serait un progrès. Mais enfin, je me garderais bien de donner des leçons, en matière de repli identitaire la France est plutôt en pointe actuellement.

mercredi, avril 11, 2007

They are the champions

En lisant la presse économique (personne n'est parfait), je suis tombée sur une publicité pour Scottish Development International, un organisme qui incite les entreprises à s'implanter en Ecosse. Elle énumère quelques inventions made in Scotland : la télévision, le téléphone, la machine à vapeur, la télécopie, la pénicilline, l'aspirine, l'insuline, le DAB, Dolly la brebis.
Pas mal pour des mangeurs de haggis, non ? Ils ont même le bon goût de garder pour eux le Irn Bru et la deep fried pizza.

Photo : photojennic

dimanche, avril 08, 2007

Glasgow en odorama

Lorsque je pense à Glasgow (ah, si j'avais un jet privé pour y retourner plus souvent !), me viennent immédiatement des images de Gartnet Hill ou du West End mais aussi une caractéristique indissociable de la ville : l'odeur venue des brasseries où l'on fabrique la bière. Certains peuvent la trouver écoeurante. Moi, j'aime ces fortes effluves de houblon, qui évoquent les céréales grillées. Plus d'infos sur l'industrie des brasseries (dit-on brassicole ?) écossaises ici.

Photo : binraker

samedi, avril 07, 2007

99 Flake, qu'est-ce que c'est ?

Ah, le printemps, le retour du soleil ! Cela donne envie de s'assoir en terrasse et de déguster une glace. Speaking of which, l'institution de la glace en Ecosse s'appelle 99 Flake, une création de la marque Cadbury composée d'un cornet, d'une glace crémeuse et d'une gaufrette en chocolat. Ce n'est pas léger, c'est très sucré mais pour moi cela évoque instantanément une journée ensoleillée en bord de mer, à Largs par exemple.

Cette variété de glace est connue dans tout le Royaume-Uni. Il existe toutes sortes de théories sur l'origine de son nom. L'une d'elle fait référence à une famille de glaciers italiens situés au 99 High Street à Portobello en Ecosse qui auraient inventé la recette originale dans les années 1920. Le sujet passionne les internautes, on peut trouver des précisions ici, ou encore .

Si vous allez à Largs pour manger des glaces, il faudra vous arrêter aussi chez Nardini, le célèbre salon de thé local qui sert les desserts glacés les plus extravagants commme le Knickerbocker Glory. Ben & Jerry's peuvent aller se rhabiller.

Photo : Dave Gorman

mercredi, avril 04, 2007

Le questionnaire, je m'y mets

Je ne vis plus en Ecosse depuis longtemps mais à force de lire tous les questionnaires d'expatriés sur les blogs, cela m'a donné envie de mettre mon grain de sel. Après tout, Mo non plus n'est plus exilée et ça ne l'a pas empêchée de se prêter brillamment à l'exercice. C'est parti.

5 choses que vous aimiez dans votre nouveau pays

-la vie culturelle : vernissages, films au GFT, opéras, concerts, musées... A Paris, le choix est tellement vaste que l'on n'en profite pas. A Glasgow, c'est beaucoup plus facile de ne rien rater.

-le fait que la nature soit si proche de la ville. A Paris, il faut passer une heure dans les embouteillages pour espérer apercevoir la forêt de Fontainebleau. A Glasgow, en quelques minutes, on atteint des lochs, des fermes, des îles...

-les îles justement (Arran, Bute, Mull, Jura...), de petits concentrés d'Ecosse où l'on est encore plus dépaysé que sur la terre ferme. La traversée en ferry est déjà un voyage.

-Marks & Spencer's et Sainsbury's, deux magasins géniaux pour les plats indiens, les herbal teas, les soda breads... Toutes choses difficiles à trouver ici.

-les séries américaines en VO et en prime time. En France, Sex and the City, Friends, Urgences (ER), Les Sopranos, Desperate Housewives ont droit à des diffusions très sporadiques avec deux ans de décalage. Et j'aimerais voir toutes ces bonnes séries britanniques comme Extras ou Life on Mars sans avoir à louer un DVD.

4 choses qui vous manquaient de votre ancien pays

-l'énergie d'une capitale

-le travail. Journaliste française à Glasgow, c'est limité...

-les vrais croissants

-France Inter (ici en France, j'aimerais bien écouter Radio 4)

3 choses qui vous énervaient un peu/beaucoup dans votre nouveau pays

-le climat. C'est banal, mais la petite pluie persistante mêlée au vent qui retourne les parapluies, ça lasse. Enfin, quand toute l'Europe sera devenue le Sahara, on sera contents d'avoir une oasis de fraîcheur.

-la passion du shopping. Au Royaume-Uni, c'est un loisir, encore plus qu'en France. Les Britanniques se ruent sur les soldes à peine la dinde de Noël digérée. Corollaire : ils vivent à crédit.

-j'ai du mal à en trouver trois. Je dois l'aimer vraiment ce pays. Peut-être le manque de débats d'idées. En France, on a tendance à se noyer dans un verre d'eau mais au moins on discute. En Grande-Bretagne, je ressens de la passivité par rapport à l'ordre établi. C'est peut-être l'effet anesthésiant des années Blair. Sous Thatcher, c'était plus chaud.

2 choses qui vous ont surpris dans votre nouveau pays

-la gentillesse des gens qui vous adressent spontanément la parole en faisant la queue ou en attendant le bus. On est loin du caractère revêche des Parisiens.

-une certaine américanisation de la culture, pour le meilleur (l'anti-américanisme primaire à la française est gonflant) et pour le pire (la junk food).

1 chose qui me manque terriblement

-sans hésiter, notre groupe d'amis qui se donne rendez-vous le jeudi soir au pub et avec qui on organisait tout le temps des dîners, des virées à la campagne, des sorties... A Paris, cela semble si difficile de se voir.

Il y aurait bien d'autres choses à dire. Heureusement que ce blog est là pour compléter. Je vais essayer de convaincre Mr Clerk, un vrai expatrié, lui, de jouer le jeu. Cela risque d'être saignant pour les Français !

A propos de l'identité nationale

La campagne présidentielle qui bat son plein de ce côté de la Manche permet de se poser des questions fondamentales comme "Qu'est-ce qu'être Français ?". Est-ce se ranger derrière un drapeau et la Marseillaise ? L'autre jour, j'expliquais à des collègues que je ne me sentais pas fière d'être Française. Chanceuse, sans doute, de vivre dans un pays riche. Attachée, car c'est le pays où j'ai grandi. Mais fière, non, je ne voyais vraiment pas pourquoi. Etonnament, tous mes collègues m'ont contredite. Pour eux, la fierté allait de soi.

Peut-être du fait de mes liens avec l'Ecosse, j'ai appris à relativiser la puissance de mon pays, son influence culturelle, ses valeurs. La France s'enorgueillit d'avoir inventé les droits de l'homme mais l'Angleterre et les Etats-Unis nous ont précédés. Nous y avons ajouté une portée universelle mais à quel prix ? Cela nous a servi de prétexte pour coloniser d'autres peuples. Nous sommes reconnus pour notre industrie du luxe et nos bons vins mais nous ne sommes pas les seuls à apprécier les belles choses. Nous faisons rouler un TGV à 574 km/h mais le train à grande vitesse allemand est très performant aussi. Je ne cherche pas à dénigrer mon pays mais simplement à mettre en perspective ce qui est parfois décrit comme "le génie français". Je peux apprécier François Truffaut autant que Woody Allen, Victor Hugo ou Dostoïevski, Air ou Divine Comedy, sans mettre sur un piédestal les artistes français. Quant à mettre un drapeau tricolore à ma fenêtre...

Pourtant, en Ecosse, la croix de Saint-André, symbole national, est visible partout sans que cela me choque. Peut-être parce que quand on est une nation sans être un Etat, on a besoin de manifester sa fierté face au pouvoir central. L'Ecosse a ses problèmes d'identité comme la France. Mais sa position de minorité lui évite de donner des leçons aux autres. Et ça me plaît.

dimanche, avril 01, 2007

Spéciale dédicace aux bloggers canadiens

Un peu de l'Ecosse a traversé l'Atlantique. C'est la Nouvelle Ecosse, au Canada (Nova Scotia en VO). Mes amis de Helensburgh, ceux qui ont les poules, y sont allés pour faire du bateau, et ils ont été enchantés. Cela n'a qu'un lien assez ténu avec la raison d'être de ce blog, mais disons que ça reste dans la thématique Ecosse, et ça me permet de saluer les nombreux Canadiens qui peuplent la blogosphère (démago, moi ?).

Voici le compte-rendu rapide de mon ami. Je le laisse en anglais car c'est tellement mieux tourné ainsi... et ça donne envie d'y aller, non ?

"Nova Scotia was very very nice and perhaps the friendliest people we have ever met. Even more friendly than punters from Paris or Johnstone castle. It's not really a "happening" place but it had its moments [I love that bit, note from P.C.]. Whenever we went ashore, lots of people offered to take us to the supermarket in their cars, come up for a coffe and a chat- that sort of thing. We went to Prince Edward Island (prefer it if they gave that a new republican name) [my friend is obviously not a monarchist] and Cape Breton island - home of true celtic music. We also sailed across the bay of Fundy to New Brunswick, partly in the fog and we managed to see some enormous whales."

Précision : il n'y a pas de poisson d'avril caché dans ce message. Juste quelques énormes baleines.

jeudi, mars 29, 2007

Glasgow mon amour

"Tu as bien vécu un an à Manchester ?" "Et ton mari, il est Irlandais, c'est ça ?" Ces quelques réflexions entendues dans mon entourage montrent à quel point l'Ecosse est un concept flou pour les Français. Si j'étais mariée avec un Anglais, ils situeraient tout de suite, mais l'Ecosse reste un lieu indéterminé. Certains la voient comme une île, d'autres comme une sous-région de l'Angleterre (pour ceux qui sont vraiment nuls en géographie). La plupart seraient bien en peine de situer Glasgow et Edimbourg sur une carte du Royaume-Uni.

Il serait un peu injuste de montrer du doigt l'ignorance crasse des Français envers le monde extérieur. Moi-même, lors de mon premier séjour à Glasgow, pour un stage de fin d’études, je partais avec beaucoup d’a priori. Je l’imaginais comme une ville froide, noire, hérissée de cheminées d’usine… Ce n’est pas entièrement faux d’ailleurs, mais il n’y a pas que ça. Je logeais dans un bedsit sur Wilton Street, un bâtiment de guingois divisé en chambres minuscules où il fallait payer l’électricité dans un meter à pièces, avec la douche sur le palier. Il est toujours là, je crois. Heureusement, le quartier, autour de Great Western Road, est l’un des plus sympas de Glasgow.

Pour mon premier week-end sur place, j’ai pris le bus pour Glencoe. C’était ce que j’avais trouvé de plus accessible comme porte d’entrée sur les Highlands. Je n’ai pas été déçue, les paysages étaient sauvages à souhait, brume comprise. Glencoe est une base de randonnée très prisée par les visiteurs de l’Ecosse. Lorsque j’en ai parlé à ma patronne, qui est devenue une amie, elle s’est exclamée "It’s a bit gloomy !", ce qui m’a permis d’apprendre un nouveau mot.

Pour la suite de mon séjour, le soleil a fait son apparition (nous étions fin mai-début juin), on pouvait boire un verre à l’extérieur sur Ashton Lane, une rue piétonne du West End, les journées se sont allongées au point qu’il faisait encore jour à 10 h du soir, et j’ai fait une rencontre qui devait changer ma vie… mais ceci est une autre histoire.

Beaucoup de Français me disent : "J’aimerais bien aller en vacances en Ecosse. Mais l’été, je préfère le soleil". C’est tout le problème de l’Ecosse : on remet toujours son voyage à plus tard. Croyez-moi, ça vaut la peine. Et avec un peu de chance, il fera beau.

mardi, mars 27, 2007

Incroyable

OK, ça ne se passe pas à Glasgow mais c'est tout proche, et l'événement a des implications pour tout le Royaume-Uni. La photo de Ian Paisley et Gerry Adams posant côte à côte à Belfast, et la perspective de les voir partager le pouvoir en Irlande du Nord, sont incroyables. Il faut se pincer pour se convaincre qu'il s'agit du même révérend Paisley, anti "papiste" (le gros mot pour catholique chez les protestants radicaux), homophobe, you name it. Et qui se souvient que la voix de Gerry Adams était interdite des antennes sous Thatcher, obligeant les médias à le faire doubler par un comédien ?

Etonnamment, le conflit inter-religieux (mais surtout social, car issu des inégalités de niveau de vie entre catholiques et protestants) en Irlande du Nord se reproduit à petite échelle en Ecosse. Le pays compte beaucoup de catholiques, venus d'Irlande, ce qui nourrit un affrontement surtout folklorique. Son illustration la plus connue est la concurrence entre les deux équipes de football de Glasgow, les Rangers (protestants, en bleu) et les Celtics (catholiques, en vert). Si l'opposition reste bon enfant, elle dégénère parfois en violence. Comme en Irlande du Nord encore, quelques illuminés continuent de perpétuer la tradition des marches orangistes en été. Mais que l'on se rassure, les Ecossais ne passent pas leur temps à se balancer leur religion à la figure. Ils sont bien trop occupés à trinquer au pub.

Tout comme les Nord-Irlandais d'ailleurs. Pour avoir passé un peu de temps à Belfast et Derry (Londonderry pour les unionistes), j'y ai rencontré des habitants ouverts, prêts à vous indiquer votre chemin s'ils vous voient perdus dans un plan, heureux d'engager la conversation avec vous dans un pub, bref n'aspirant qu'à vivre en paix. Ils l'ont bien mérité.

samedi, mars 24, 2007

Il paraît que c'est raté

And now, for something completely different, comme on dit dans les Monty Python. J'aime beaucoup les récits pour enfants de Beatrix Potter, ses personnages joliment illustrés de Peter Rabbit, Tom Kitten, Samuel Whiskers etc... J'étais curieuse de savoir ce que donnait le film consacré à l'auteur, Miss Potter, avec Renée Zellweger, décidément abonnée aux rôles d'Anglaises. Mais apparemment, c'est sans grand intérêt, si j'en crois les critiques en France, où le film sort le 28 mars, comme en Grande-Bretagne, où il est sorti en janvier. Tant pis, je n'irai pas voir le plus sexy des acteurs écossais, Ewan McGregor*, qui joue le love interest de Beatrix Potter. Mais les oeuvres complètes restent un beau cadeau pour les enfants.

*Les Français prononcent "é-wan" McGregor, en anglais c'est "you-eun".
**Cette nuit, nous perdons une heure de sommeil, en France comme en Ecosse. Bonne nuit !

Oh, Tony...

Tout accaparés que nous sommes, en France, par l'actualité présidentielle -le premier tour, c'est dans un mois-, on en oublierait presque que le Royaume-Uni aussi s'apprête à changer de dirigeant. En juillet, Tony Blair, le premier ministre, doit céder la place à son successeur désigné, (l'Ecossais) Gordon Brown. Et ce départ annoncé ressemble au dernier tour de piste d'un vieil acteur fatigué.

J'habitais Glasgow en 1997 lorsque le "New Labour" de l'encore juvénile Tony Blair est arrivé au pouvoir, et l'on avait senti une vraie bouffée d'air frais. Encore que les Britanniques n'ont pas la culture du débat politique comme en France. Je m'attendais à des explosions de joie dans la rue comme à la Bastille le 10 mai 1981. En fait tout le monde est allé sagement se coucher après le pub comme un jeudi soir ordinaire. Après tout, il y avait du travail le lendemain. Mais enfin on sentait un vrai enthousiasme, surtout dans l'Ecosse massivement travailliste. Les années Thatcher-Major avaient fait trop de mal à ce pays (Poll tax et compagnie), et puis cela fleurait trop les valeurs morales, le Sud de l'Angleterre, le Daily Telegraph etc...

Avec sa quarantaine fringante, sa femme qui gagnait plus que lui en tant qu'avocate, ses trois jeunes enfants, Tony Blair avait de l'allure. Lors de la mort de la princesse Diana, il avait été plus qu'à la hauteur ("la princesse du peuple", c'était bien trouvé, cf. le film The Queen pour revivre cette période). Je l'ai trouvé vraiment sympathique lorsqu'il a eu un petit dernier inattendu, confessant à peu près "oups, on n'a pas pris nos précautions pendant nos vacances en Toscane".

Il a commencé à déraper en 2002, quand il s'est engagé avec George Bush dans la traque aux hypothétiques armes de destruction massive (ADM) en Irak. Il ne manquait pas encore de panache, à s'opposer à son opinion publique, n'hésitant pas à rencontrer les citoyens lors de débats télévisés où il n'était pas ménagé. Mais sa façon d'invoquer une mission divine, les indiscrétions selon lesquelles il priait de concert avec W, bref sa soudaine posture de fanatique religieux l'a fait basculer du mauvais côté. Cela s'est vu sur son visage, qui s'est durci, ses cheveux ont blanchi, il a pris dix ans d'un coup. Le pire pour moi reste le moment où il a laissé tomber l'expert David Kelly, censé accréditer la présence d'ADM en Irak et acculé au suicide. Et puis bien sûr, il y a eu la débâcle irakienne.

Non vraiment, Tony, tu fais bien triste figure. Nul doute que tu continueras de sillonner le monde en donnant des conférences sur l'environnement ou le développement de l'Afrique, mais ton bilan est irrémédiablement terni.

jeudi, mars 22, 2007

Tout le monde dit I love Skye


Mais pourquoi l'île de Skye est-elle aussi fascinante ? Pourquoi ses visiteurs en parlent-ils avec des étoiles dans les yeux ? On dit que c'est un concentré d'Ecosse en miniature : des reliefs accidentés, des moutons qui broutent tranquillement le long de la route, un port de pêche (Portree) aux façades colorées, des phoques allongés sur leurs rochers... Le plus impressionnant, c'est ce ciel tourmenté qui peut passer en un instant des nuages les plus noirs au bleu limpide. Il pourrait presque pleuvoir dans votre dos pendant que le soleil brille devant vous ! C'est aussi la plus accessible des îles Hébrides, surtout depuis l'ouverture du pont qui en a fait un peu moins une île. Le fait d'avoir une nature sauvage à portée de main est sans doute ce qui attire les touristes. Et pourtant, ce bout de terre a réussi à se préserver, on n'est pas à Ibiza non plus ! Pour ma part, je garde le rêve secret et irréalisable de posséder un jour une de ces petites maisons blanches que l'on y croise sur son chemin. On peut trouver des informations sur Skye ici et (merci Wikipedia et Flickr, mes propres photos sont encore sur du bon vieux papier).

dimanche, mars 18, 2007

Le match qu'il ne fallait pas rater

Ce bel exemple de fraternisation inter-celtique a été immortalisé juste avant le coup d'envoi du match du Tournoi des VI Nations entre la France et l'Ecosse, auquel j'ai eu la chance d'assister samedi après-midi dans la splendide arène du Stade de France. Un rendez-vous immanquable pour tout blog franco-écossais qui se respecte (merci Bruno qui m'a permis d'obtenir les places et dépêche-toi de réactiver le tien, de blog !). Dès le matin, malgré les déboires de l'Eurostar, les kilts avaient envahi Paris, annonçant une belle ambiance. Les supporters écossais sont sans doute les plus fair play au monde, sympathisant bien volontiers avec leurs adversaires du moment qu'une pinte de bière est à portée de main (et que l'équipe adverse n'est pas anglaise). Les Parisiens avaient appris à les connaître lors de la Coupe du monde de football en 1998. Dommage que leur équipe n'ait réalisé alors qu'un rapide tour de piste, on aurait bien aimé voir plus longtemps leurs perruques rousses et leurs mollets velus.

Cette fois encore, les rugbymen sont repartis bredouille au pays, mais n'ont pas à rougir de leur prestation. Quel suspense ! Les Français devaient gagner avec 24 points de différence pour emporter le trophée face à l'Irlande, qui venait de défaire l'Italie. Ce fut loin d'être évident. Les vaillants Scotsmen aux prénoms très couleur locale (Scott, Andrew, Euan...) ont commencé par mener 7 à 0, et ont marqué quelques essais de belle facture. L'arbitrage vidéo a été requis à plusieurs reprises, et jusqu'au dernier moment. Pour rendre le spectacle encore plus haletant, chacun des buteurs des deux équipes a envoyé un ballon sur le poteau, ce qui est tout de même rare au rugby.

Mais ce qui reste irremplaçable, c'est le spectacle vécu en direct, 80 000 personnes qui respectent une minute de silence en hommage à un ancien joueur écossais, les bandas qui lancent un chant d'encouragement, les holas qui font le tour du stade, les spectateurs qui se lèvent lorsque leur équipe tente une percée dans le camp adverse et les joueurs français qui remercient le public à la fin ! Pour ma part, j'étais partagée entre l'envie que les Bleus remportent le Tournoi (ils étaient si près du but) et l'espoir que l'équipe du Chardon s'en tire avec les honneurs. En conséquence, j'applaudissais avec autant d'ardeur les points des deux équipes, m'attirant des regards noirs de mes voisins français. Au final, j'ai été exaucée et j'ai passé un excellent après-midi.

Au fait, le résultat, c'était 46-19 pour la France mais vous pouvez lire tout le compte rendu ici.
Pour finir, quelques images prises à la volée :


Le tartan dans tous ses états : en jupe, en pantalon, en kilt

Un pipe band de la police d'Edimbourg a joué l'hymne écossais, Flower of Scotland : frissons...

Chris Paterson, le capitaine écossais, lors de l'énoncé des équipes

Le dernier chic écossais : un couvre-chef en forme de monstre du Loch Ness...

Tant pis pour l'Irlande mais bonne Saint Patrick quand même !

jeudi, mars 15, 2007

Les Ecossais ont-ils le sens de l'humour ?

L'humour british est réputé dans le monde entier, à juste titre, et les Ecossais ne sont pas en reste. Je suis en admiration devant les traits d'esprit, le sens de la répartie, le regard distancié devant l'absurdité de l'existence, bref l'ironie propre à nos voisins qu'en anglais on appelle "the wit". La concision de la langue anglaise est indissociable de cette forme d'humour, qu'elle s'exprime dans sa version la plus délirante chez les Monty Python, la plus féroce dans The Office avec l'incroyable Ricky Gervais ou la plus satirique avec Absolutly Fabulous. Nous autres, pauvres lourdauds de Français, sommes bien en peine de les imiter.

Les Ecossais rajoutent en plus un sens de l'autodérision puisé dans leur culture working class et leur animosité envers Londres. Aucun personnage populaire de la télévision ne résume mieux cet état d'esprit que Rab C Nesbitt, héros national immortalisé par une série de la BBC qui le montrait débitant sa philosophie de buveur de bière en attendant de toucher l'aide sociale. Le seul problème, c'est que ce programme était tellement typique de Glasgow, et pour être encore plus précise du quartier de Govan, que les accents étaient à peu près incompréhensibles pour les non-initiés. Même en Angleterre, ils avaient du mal !

mardi, mars 13, 2007

Et maintenant, une page de publicité

Ceci est la dernière campagne de publicité du whisky Clan Campbell en France. Comme on le voit, l'image de l'Ecosse dans la publicité se résume toujours à l'ambiance Walter Scott/ Rob Roy/ romantisme des châteaux dans la brume etc... A quoi bon le regretter, c'est bien cela qui fait rêver les étrangers. En revanche, on peut préférer un meilleur whisky (Laphroag ou Talisker par exemple).

Money, money, money

Lu dans The Guardian (le meilleur journal britannique voire du monde à mon sens) : la Banque d'Angleterre va émettre un nouveau billet de 20 livres à l'effigie de l'économiste écossais Adam Smith. Ah Adam Smith, La richesse des nations, la main invisible, tout ça... C'est toute ma jeunesse. D'après l'article, il s'agit du premier Ecossais à figurer sur un billet de banque. En Angleterre je suppose, car l'Ecosse émet ses propres billets (de la même valeur que dans le reste du pays, mais utilisables sur place seulement).
*Je rectifie : on peut utiliser les billets de la Bank of Scotland ailleurs qu'en Ecosse, mais on ne peut pas les changer en devises étrangères.

dimanche, mars 11, 2007

Free range eggs

Après la frénésie urbaine de mon récent voyage à New York, une pause bucolique semble bienvenue. Ces char- mantes poulettes s'ébattent dans le jardin d'un couple d'amis qui vivent à Helensburgh sur la côte ouest de l'Ecosse (ravissante bourgade by the way, où l'on peut aussi visiter la Hill House de l'architecte Charles Rennie Mackintosh, cf. post du 20 février). Un des grands plaisirs de nos séjours là-bas est de recueillir les oeufs frais du matin pour préparer les oeufs brouillés les plus fantastiques que l'on peut imaginer. Qui a dit que l'on mangeait mal en Ecosse ?

samedi, mars 10, 2007

New York, New York (re-la suite)

Allez, pour le plaisir, quelques images saisies dans la Grande pomme, avant de revenir à mes premières amours. Celle-ci a été prise en haut de l'Empire State Building.

Il faisait un froid polaire sur New York. -10°C ! (environ 20° Farenheit si j'ai bien tout compris aux conversions).

C'est joli, un petit manteau neigeux sur Manhattan







On ne se croirait pas dans Sex and the City ?


















La folie new-yorkaise : Zoomies sur Hudson St., un magasin entièrement pour les chiens (coussins, manteaux, jouets et gâteaux d'anniversaire !).

La folie aussi, cette fois pour les enfants : le grand magasin de jouets FAO Schwartz sur la 5ème Avenue, avec sa nurserie pour poupées, que l'on peut adopter.

Un petit dernier pour la route : une poupée George Bush...

Jet lag (New York, New York, la suite)

Dans la ville de toutes les villes, la communauté écossaise est évidemment dignement représentée. J'ai repéré un taxi jaune avec la croix de Saint-André (le drapeau de l'Ecosse) sur le capot. J'ai raté de peu la Tartan Week, qui aura lieu du 31 mars au 8 avril à New York, avec le Scottish village à la gare de Grand Central, les Scottish conversations consacrées à la littérature les 3 et 4 et le Tartan Day le 6. En cherchant rapidement sur Internet, j'ai aussi noté une équipe de football, la Tartan Army, et un restaurant, le St. Andrews (les expatriés ne font pas dans l'originalité).

A Greenwich Village, je suis passée devant un restaurant nommé Jekyll and Hyde, référence au roman de l'Ecossais Robert Louis Stevenson. Et il a fallu que je fasse 6000 km pour manger des frites dans un restaurant belge orné d'illustrations de Tintin dans L'île noire !

J'étais déjà venue à New York, je connaissais donc le choc esthétique que l'on ressent lorsque l'on visite pour la première fois cette ville tant vue au cinéma, les buildings vertigineux, le bourdonnement permanent, la vibrance, l'énergie qui émane de ses habitants toujours en mouvement. Au risque de paraître définitivement obsessionnelle, elle me fait penser à Glasgow, pour ses rues à angle droit et ses blocks très carrés... mais en dix fois plus grand bien sûr. La métropole n'est pas la jungle urbaine que l'on pourrait croire. Les New Yorkais sont souriants (mais si), Greenwich Village est à taille humaine, le monde entier peut tenter sa chance (les garçons qui distribuaient des prospectus touristiques sur Times Square étaient Togolais et parlaient parfaitement français). Les commerçants vous demandent constamment comment vous allez, ce qui peut être un peu fastidieux à la fin de la journée. On sent que tout le monde est tendu vers le même but, gagner de l'argent, réussir, mais vis-à-vis des visiteurs les New Yorkais sont toujours ouverts et respectueux. Bon, comme à Paris, on en profite surtout quand on a de l'argent ou qu'on est étudiant. Gare aux laissés-pour-compte !

Malgré tout, je trouve que le modèle de cette ville qui ne dort jamais, aux vitrines toujours allumées, à l'air conditionné permanent, est condamné à se remettre en cause. Ce n'est vraiment pas la ville du développement durable, même si les Américains friqués se ruent chez Whole Foods, le grand magasin bio. Le film d'Al Gore, An Inconvenient Truth, commence à faire son chemin dans les esprits, mais notre vieille Europe a un temps d'avance dans la sensibilisation.

mercredi, mars 07, 2007

New York, New York

I went across the pond comme disent les Britanniques : j'ai traverse la grande mare, autrement dit l'Atlantique. Je suis a New York pour trois jours, ce qui explique que je n'ai pas d'accent sur mon clavier ! Il me faudrait un autre blog pour raconter ce sejour car il n'a franchement pas beaucoup de rapports avec mon sujet principal. Si ce n'est les liens culturels evidents entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Un gros contingent de touristes americains en Ecosse est compose de descendants d'Ecossais qui reviennent sur les traces de leur clan. Par conscience professionnelle, je vais essayer de reperer des preuves de la presence ecossaise dans la Grande pomme. Juste pour l'ambiance, voici une image de Times Square prise hier soir. How about that ?

dimanche, mars 04, 2007

Spécial art contemporain

Si l'office du tourisme de Grande-Bretagne se décide à ouvrir un site musical sur l'Ecosse (cf. mon post du 28 février), il devra forcément faire figurer la Transmission Gallery à Glasgow, sur King Street. Elle est citée dans la chanson Do you want to ? des Franz Ferdinand :

Here we are at the Transmission party
I love your friends, they're all so arty

Ces paroles sont assez drôles car elles résument bien les ambiances un peu imbibées des soirées de vernissage, où l'on s'extasie sur des oeuvres conceptuelles. A part ça, la Transmission Gallery est un vrai haut lieu de la vie artistique de Glasgow, fondé par des diplômés de l'école des Beaux-Arts.

Si l'on s'intéresse à l'art contemporain, cela vaut la peine aussi de surveiller la programmation du CCA sur Sauchiehall Street, qui a mis à l'honneur le style béton brut bien avant notre Palais de Tokyo parisien. Enfin, depuis, il a connu des travaux d'agrandissement et d'embellissement qui lui ont donné une allure un peu plus chic (et peut-être moins authentique ?). Egalement incontournable : le Tramway dans le sud de la ville (southside, en dehors du centre). Comme son nom l'indique, il est situé dans un ancien dépôt de tramways. On voit encore les rails au sol.

A noter que je ne suis pas inconditionnelle des Franz Ferdinand. J'aime bien certaines chansons et j'apprécie qu'ils "mettent l'Ecosse sur la carte" (they put Scotland on the map : ils font parler de l'Ecosse, quoi). Ils doivent être surtout bons en concert, mais je n'ai pas eu l'occasion de les voir à T in the park, le grand concert en plein air qui a lieu tous les étés en Ecosse.

L'a-t-on vue en Ecosse ?

A Paris, on a pu très bien observer l'éclipse de lune qui a eu lieu hier soir. Bon, c'est tout ce que j'ai pu capter de ma fenêtre, vers 23h. Le petit point lumineux là-haut, c'est la lune grignotée par l'ombre de la Terre. Mais je promets, c'était un très joli phénomène.